Affichage des articles dont le libellé est remarques sociétales.... Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est remarques sociétales.... Afficher tous les articles

lundi 17 mai 2010

Facal: politique pourrie... Et vous dans tout ça?


Il est toujours plus aisé d'accuser la classe politique d'incompétence (ou de corruption) que d'envisager sa propre incapacité (ou manque de volonté) de faire les bons choix et de prendre les bonnes décision.

Il est tellement facile de se dire désillusionner de la vie politique; simplement afin de ne pas avoir à se poser de question ou de faire de choix difficile sur sa place dans la société et sur notre orientation commune.

Je crois personnellement qu'on a les dirigeants qu'on mérite. Les québécois ont bien de raisons de critiquer l'incompétence et l'apparente corruption du gouvernement Charest mais que font-ils pour que les choses changent? Plus de 40% des québécois ne prennent même pas la peine de voter et la plupart des autres semblent avoir une allergie sévère à toute forme de projet de société. Dans ce cadre individualiste de je-me-moi, qui s'étonne vraiment qu'on ai des politiciens répétant aussi ce même je-me-moi?

Ça, Joseph Facal l'exprime très bien sur son blogue, dans son dernier billet. Je vous invite tous à y jeter un coup d'oeil.

vendredi 15 janvier 2010

Jean-François Lisée frappe encore juste!


Jean-François Lisée (membre du PQ et ancien conseiller politique de Parizeau et de Bouchard), est un homme aux qualités rares: d'un côté il est doté d'un esprit original et effervescent, de l'autre et c'est tout à son avantage, d'un solide sens de la réalité et du concret. Autrement dit, c’est un original qui a certainement une utilité réelle dans un Québec comme celui qui est le nôtre : une société qui fait face à de multiples défis et qui devra se débattre dans l’avenir proche afin de ne pas se faire ratatiner par les multiples contraintes auxquelles nous aurons à faire face sous-peu.

Lisée est, c’est le moins qu’on puisse dire, un homme passionné par le Québec et les défis qui nous attendent. Comme c’est à son habitude, il nous a récemment fait des propositions. En fait, pour être plus précis, il a décidé de donner des conseils au ministre des finances du Québec, monsieur Raymond Bachand.

Aucune idée si celui-ci sera moindrement intéressé par ce que Lisée veut lui proposer mais je crois que tout Québécois intéressé par notre avenir commun se devrait d’y jeter un coup d’œil.

Voici donc les quatre « lettres » qu’il a envoyées au ministre, bonne lecture :
1. À quel prix l’équilibre?
2. Est-ce l’heure des taxes?
3. Tarifer au cube?
4. Pour un Québec enrichi!

Précisons tout de même que je ne suis pas nécessairement en accord avec chacun des points proposés par Lisée mais ce qui me semble important, c’est qu’il voit juste dans l’ensemble et qu’il comprend le poids du pouvoir. Il ne propose pas un rêve et je suis convaincu qu’avec les réformes qu’il propose, notre Québec s’en tirerait mieux.

jeudi 5 novembre 2009

Règle #1: respecter la priorité


Je sais qu'une polarisation est en train de se créer entre cyclistes et automobilistes. Je sais que ces deux groupes se détestent de plus en plus et je ne sais pas exactement ce que ça va prendre pour que ces deux groupes puissent s'entendre sur nos routes de plus en plus bondées. Par contre, je sais une chose: si tout le monde respectait la règle de la priorité, on aurait moins de mort sur nos routes et on serait moins en train de se crier les uns après les autres.

Si j'en parle, c'est que justement il semble que nous ayons un grave problème de ce côté (et je ne cible pas ici un type de véhicule en particulier). D'un côté, on voit régulièrement des bicyclettes traverser au feu rouge, tout en coupant les voitures qui allaient passer sur la lumière verte. De l'autre, on ne compte plus le nombre d'automobilistes qui coupent un cycliste, sans même une arrière pensée à propos des conséquences possibles de cet acte.

Autrement dit, le vice du cycliste est de croire qu'aucune règle ne s'applique à lui, alors que celui de l'automobiliste est de prendre pour acquis que la route est faite pour les voitures, les bicyclettes n'étant que des nuisances au milieu de leur monde.

Ces deux positions sont quasi irréconciliables et jusqu'à temps que le Québec (particulièrement la Capitale Nationale) soit mieux doté de pistes cyclables, ces deux solitudes ne se rejoindront certainement jamais.

À défaut d'obtenir un résultat parfait (que tout le monde s'aime, se respecte et obéisse aux règles...), ne pourrait-on au moins trouver un terrain d'entente? Mon idée est qu'il serait bien possible d'éviter une bonne partie de ces problèmes en respectant la règle de base qu'est celle de la priorité.

Autrement dit, je trouve qu'il est très bien de vouloir faire preuve de courtoisie mais je crois qu'il est beaucoup plus important de respecter la priorité. Par exemple: le premier arrivé à un stop devrait passer avant le second, on ne fait pas de queue de poisson à un véhicule (quel qu'il soit) qui occupe déjà une voie, on respecte le droit de traverser des piétons (lorsqu'ils ont la priorité), etc. Je ne demande pas d'angélisme, non, je défend simplement l'idée qu'on peut trouver enrageant que quelqu'un ne suive pas le code de la route mais que ça devient vraiment enrageant quand on se le fait faire en plein visage et que la dite action nous oblige à changer notre conduite, alors même qu'on a la priorité!

Je prend ici des exemples négatifs mais je suis tout autant contre l'idée de dévier de l'idée de priorité dans un but de courtoisie... Évidemment que la courtoisie est agréable mais dans un cas de priorité routière, une courtoisie déplacée peut causer un accident. Car en déviant trop de la règle établie, on risque de créer un flou dans lequel plus personne ne sait quand y aller et poussant même certains à croire qu'il est normal que les autres les laissent passer par "courtoisie". Créant possiblement ainsi encore plus de colère et/ou d'accidents.

Par exemple, il m'est récemment (et à plusieurs reprises) arrivé de me faire laisser passer par des automobiles (je suis principalement un cycliste) à des intersections et cela, alors même que c'étaient eux qui avaient la priorité! J'apprécie évidemment le geste, c'est en effet très courtois de leur part mais c'est parfois dangereux. Qu'une automobile me donne "artificiellement" la priorité ne veut pas dire que les autres véhicules impliqués le feront nécessairement et je n'ai pas l'intention de me jeter devant eux pour le vérifier...

Ce matin même, une situation semblable m'est arrivée: je suis arrivé à une intersection, délimitée par un Arrêt, une voiture (dans la voie perpendiculaire à la mienne) était arrivée avant moi et avait ainsi clairement la priorité. Je décide donc de m'arrêter complètement à l'Arrêt afin de respecter sa priorité. La chauffeuse semble cependant attendre (et je fais de même), elle se fâche donc et se met à me klaxonner (pas contente que je n'ai pas apprécié sa courtoisie). Je lui indique donc mon Arrêt et elle se met finalement à avancer mais s'arrête au milieu de l'intersection afin que l'on puisse parler. La pauvre femme (qui n'était pas bien méchante) m'exprime son incompréhension: elle ne sait plus ce qu'elle doit faire avec les bicyclettes, les laisser passer ou non? Je lui répond simplement qu'elle avait la priorité et qu'elle devait passer en premier, c'est tout...

Pourrait-on faire un aussi simple effort? Il me semble que ça donnerait un sacré coup de main afin de faire diminuer la rage, l'aggressivité et les accidents de la route.

lundi 2 novembre 2009

Montréal ou la décadence d'une métropole bananière

La chose est maintenant confirmée; le Maire Tremblay a été réélu. Que faut-il comprendre? Que les Montréalais sont absolument débiles ou simplement qu'ils se foutent complètement de leur avenir collectif?

D'accord, je sais que mon sous-titre risque d'en choquer quelques uns (une autre preuve d'anti-montréalisme de la part d'un énième frustré de la Capitale Nationale?) mais je vous en prie, pensez-y bien, qu'est-ce qui est la plus grande insulte: A. moi qui traite les Montréalais de débile ou encore B. les Montréalais eux-mêmes qui réélisent (pour un troisième mandat!!!) le maire le plus incompétent (et possiblement corrompu) que la ville ait connu durant les dernières décennies?

Non mais sérieusement, qu'est-ce qui se passe dans vos têtes? Est-ce qu'un seul Montréalais n'était pas au courant des multiples scandales? Est-ce qu'un seul Montréalais est à l'aise avec le fait que ses taxes foncières aillent directement dans les poches de quelques italiens graisseux? Qu'est-ce que ça prenait de plus? Qu'on prenne Tremblay, Zampino et Accurso en train de faire un "trip à trois" dans un môtel de Longueuil?

Évidemment, on me dira que se sont les circonstances qui auront permises à Tremblay de se faufiler entre Harel et Bergeron. Que dans le fond, la majorité des électeurs ont voté contre Tremblay. Et que dans ce sens, ils ne sont pas dupes. Vrai! Vrai que le deux-tiers des gens qui ont votés l'ont fait contre Tremblay. Ceux-là n'ont donc rien à se reprocher... Cependant, voyons voir quel pourcentage de la population a réellement voté CONTRE Tremblay. Le taux de participation ayant été extrêmement faible (entre 32 et 39%), se ne sont donc que les deux-tiers d'une trentaine de pourcents qui se seront opposés au Maire Tremblay. Autrement dit, environ 75% de la population montréalaise a préféré voter pour Tremblay ou encore ne pas changer les choses (abstention) plutôt que d'amener un changement qui était ABSOLUMENT nécessaire! Les Montréalais avait, hier, un rendez-vous avec l'histoire et ils ont prouvé hors de tout doute qu'ils n'étaient pas à la hauteur de l'événement. Récompenser la corruption (peu importe la responsabilité personnelle du Maire, son équipe est coupable et cela, hors de tout doute), c'est vraiment pitoyable.

Je ne mâcherai donc pas mes mots: Honte à Montréal! Cette ville qui se targue d'être une métropole mondiale et surtout un grande ville de création, nous prouve avant tout qu'elle n'a aucune colonne vertébrale et que la seule réputation qui l'a suivra est celle d'une ville incapable de se réaliser et corrompue! The Economist, Le Monde, ainsi que MacLean's titrent tous que Montréal est devenu une ville de pègre. Quelle est la réponse des Montréalais? Réélire celui qui a présidé à l'échec de la ville? On croirait rêver...

Ai-je besoin de rappeler à qui que se soit que ce qui vient de se passer n'est, ni-plus, ni-moins, qu'une confirmation d'une tendance présente dans notre métropole depuis quelques années: Montréal avait soutenu le Parti Libéral Canadien (corrompu lui aussi) après le scandale des commandites et ont récidivés avec la réélection du Maire Tremblay hier. Les Montréalais semblent donc préférer soutenir la corruption et l'inefficacité plutôt que de 1. se lever pour aller voter ou de 2. faire un compromis (même temporaire) envers une idéologie différente.

Je trouve que, de manière bien indirecte, la meilleure analyse de la situation a été exprimée par le président d'élection de la ville de Québec, Sylvain Ouellet, qui donnait son point de vue sur le taux de participation dans la vieille capitale (50%, pour une élection jouée d'avance...): «Même s'il n'y avait pas une course aussi serrée qu'à Montréal, on voit que les gens de Québec ont de la fierté et de l'intérêt pour leur ville». J'aimerais pouvoir en dire autant à propos de Montréal...

Que faire maintenant? La ville était quasiment ingouvernable lors des dernières années et je ne m'attends pas à ce que la taupe Tremblay réussisse à changer les choses. On peut toujours rêver mais c'est rarement lors d'un troisième mandat qu'un politicien se met à faire des choses. On parle aussi de mettre la ville sous tutelle, je ne connais pas toutes les conséquences d'une telle décision mais c'est définitivement une option à envisager. Ça en est pathétique mais on dirait bien qu'il faudra que le gouvernement provincial mette le mauvais élève dans le coin et lui demande de rester en retenue. De retour à l'école primaire.

C'est tout de même drôle qu'on essaye d'enseigner la responsabilité démocratique en Afghanistan, alors qu'on pourrait justement le faire à Montréal... L'on parlait, lors des dernières années, d'un mystère Québec mais on peut maintenant confirmer que s'il y a un mystère dans notre belle province, c'est bien celui de Montréal; Montréal, grande métropole bananière...

lundi 8 juin 2009

Injustice contre David Chen


L'actualité est faite d'une somme de faits divers. La plupart sans grand intérêt (du moins pour moi), puisqu'ils ne sont que ça: des faits divers. Autrement dit, ils ne sont habituellement que des événements épars, sans grande signification et ne cherchant qu'à créer une émotion passagère chez le lecteur (ou l'auditeur, enfin disons le consommateur) de cette dîte nouvelle... Pas vrai, encore un meurtre, mon dieu que notre monde est devenu dangereux, ça doit être à cause des ***** (à remplacer par le terme raciste de votre choix). Ou encore: disparition d'un autre adolescent, le monde est tellement méchant au secondaire, les jeunes ont vraiment perdu le nord (genre de discours qui était déjà présent dans la bible, faut croire que c'est un trait commun de l'humanité de penser que la nouvelle génération est toujours pire)...

On pourrait faire une liste, qui déroulerait certainement à l'infini, de tels faits divers sensationnalistes et inutiles. Il y a cependant certains faits divers qui nous semblent plus importants que d'autres, saisissants notre imagination et semblant avoir une grande importance parce que représentative d'un grand malaise (ou autre problème) dans notre société. Le cas de David Chen est l'un de ceux-là. En voici l'essentiel.

David Chen est un sino-canadien vivant et travaillant à Toronto, où il possède un commerce dans le quartier chinois. Il est, dans l'ensemble, un bon citoyen et entrepreneur parmi tant d'autres. Le problème de Monsieur Chen et c'est pour ça que je parle de son cas aujourd'hui, c'est que son commerce est constamment la proie des voleurs de tout acabit. Il s'est d'ailleurs plaint, à ce sujet, plus d'une dizaine de fois à la police. Malheureusement pour lui, aucune action ne fut prise par les autorités et monsieur Chen continua à se faire dévaliser.

Voilà donc pourquoi le 23 mai, alors qu'un voleur essayait de voler à l'étalage pour la deuxième fois de la journée, monsieur Chen le poursuivit et réussit finalement à l'immobiliser, de manière à le remettre par la suite aux autorités.

C'est là que le bât blesse: au lieu de simplement arrêter le voleur, les autorités décidèrent aussi d'accuser monsieur Chen d'assaut, de kidnapping et autres accusations farfelues. Lui donnant ainsi en fait, des accusations beaucoup plus sérieuses que celles auxquelles le voleur aura à faire face.

Personnellement, je suis outré que notre système de justice soit défaillant à ce point! Qui devrait être protégé? Le criminel ou la victime? Je comprends bien qu'un citoyen n'a pas le droit de se faire justice par lui-même mais dans cette situation, monsieur Chen avait demandé que la police intervienne à plusieurs reprises mais sans que quelque mesure que ce soit ne soit prise. Que pouvait-il faire d'autre que d'intervenir directement? Préfererait-on laisser directement les voleurs vider les magasins sans que qui que se soit ne puisse intervenir? Aussi bien immédiatement fermer les portes de tout commerce...

Il est évident que monsieur Chen avait le droit de défendre sa propriété contre ce voleur et si un code de loi, en Ontario ou plus largement au Canada, dit le contraire et bien il doit alors être amendé afin de permettre à la justice de trancher du bon bord. Voilà pourquoi je vous encourage vivement à aller sur ce site, vous y trouverez des vidéos des faits, une description détaillée de la situation ainsi qu'une pétition à la défense de David Chen. Signez la pétition, c'est une bonne cause et facile à trancher: ou bien la police fait son travail, ou bien la police laisse la population s'assurer de sa propre protection mais la police ne peut pas blâmer la population de se défendre si les autorités n'ont pas, en premier lieu, pris leurs responsabilités afin d'assurer l'ordre public.

jeudi 9 avril 2009

Persévérance scolaire?


Depuis quelques mois, je prend de plus en plus de plaisir dans la lecture du journal La Presse; vraiment pas mal, pour un journal québécois (Hum... Ça fait du bien de faire la fine bouche).

C'est d'ailleurs dans ce journal que j'ai découvert (plutôt sur le tard, je l'avoue) l'incroyable Foglia. C'est un succulent personnage et il est difficile de ne pas devenir accroc de ses "chialages" perpétuels. Je ne vous apprend évidemment rien puisque vous le connaissez tous déjà sûrement très bien (c'est pas pour rien qu'il est l'éditorialiste le plus lu au Québec).

Donc, si vous connaissez déjà, pourquoi est-ce que j'en parle? Pour mettre à jour mon ignorance de cet incontournable personnage? Non! En fait, j'amenais ainsi le sujet afin de vous parler d'un très récent article de ce vieux désagréable de Foglia. Celui-ci porte sur le décrochage scolaire; sur qui devrait reposer la responsabilité en ce qui a trait à ce problème scolaire mais aussi sur la langue de bois ainsi que le refus d'affronter la réalité. Le tout bien épicé d'une bonne dose d'humour décapant, sauce Foglia.

Voici donc le lien, jettez-y un coup d'oeil. Personnellement, j'appuie totalement ses propos. Je me permettrai donc de ne pas répéter; il explique le tout avec beaucoup plus de doigté que je ne pourrai jamais le faire.

mercredi 25 mars 2009

Grèves en Guadeloupe et en France métropolitaine


La France métropolitaine ainsi que les territoires d'outre-mer étant en ébullition, cette nation sur le déclin s'en tien donc à sa plus vieille et négative tradition: la grève!

Protester contre la hausse du coût de la vie, la baisse du pouvoir d'achat, la crise économique mondiale et, pourquoi pas l'insensibilité de l'État et la faim dans le monde, qui n'en aurait pas envie? Et bien sachez que c'est maintenant possible! En effet, nul autre que nos cousins français (c'est vrai qu'ils sont quand même des professionnels de la protestation) ont décidé de se payer (payer... disons plutôt qu'ils se le sont emprunté) ce luxe.

Évidemment la situation était a envisagé, la crise économique est mondiale et tout le monde en souffre. Enfin presque, les pauvres en subissant certainement les pires effets... Évidemment, il était sûr que des gens allait protester contre les pertes d'emplois, contre la nouvelle insécurité, etc. Disons plutôt que tous voudraient bien pouvoir protester contre la situation mais si protester, protester contre qui? Demander réparation à qui? Aux banques? Aux courtiers? Aux compagnies de placements à risques? Ils le mériteraient tous, pour avoir entraîné l'économie mondiale dans la tourmente. Malheureusement, même si ça nous ferait beaucoup de bien de les engueuler un peu (et peut-être même de leur foutre un solide coup de pied au passage), cela ne nous rapportera ni les emplois perdus et encore moins nos placements boursiers.

Qu'à cela ne tienne, les français ont résolus le problème, si on ne peut protester contre aucune des personnes responsables, alors il n'y aura qu'à protester contre le Dieu foure-tout des temps modernes: le gouvernement! Bien sûr vous me direz et avec raison, que le gouvernement français n'a pas causé la crise économique mondiale et que sa capacité de réaction face à sa situation financière actuelle est très limitée. Mais comment de tels petits détails pourraient limiter le grand élan de créativité protestatrice que les français se sentent le besoin d'exulter! Non! Il n'en sera rien, quelqu'un devra payer, les gens devront se défouler et les générations futures paieront le prix de la facture, voilà ce qu'éructent les français actuellement!


Ouf, ça fait du bien, cette petite crise sarcastique m'aide certainement à me détendre(c'est mon côté français qui se sentait le besoin de protester...). Reste que la situation devient de plus en plus dramatique par son irresponsabilité. Comprenez-moi bien, je ne conteste pas l'intention et les buts des manifestations qui ont eut lieu lors des derniers jours en France. On voudrait tous d'un monde plus juste, dans lequel tous pourraient vivre avec des moyens suffisants et dans la dignité. Malheureusement et jusqu'à preuve du contraire, ce monde idéal dans lequel personne ne travaille beaucoup mais tout le monde ne fait que profiter de la vie n'existe pas! Les français veulent le beurre, l'argent du beurre et tout ça gratuitement.

Ça en est désespérant et le pire dans cette histoire, c'est que les séries de manifestations qu'ils organisent représentent exactement la pire chose qu'ils peuvent faire pour sortir de la crise. Car la seule chose qui sortira l'économie mondiale de la crise sera un travail acharné. Tant que les gens manifestent, il ne produisent rien, ne gagnent pas d'argent, se mettent donc dans l'impossibilité de consommer et aide ainsi l'accélération de la spirale destructrice de la dépression. De plus, l'endettement de l'État français est tel que sa capacité de réaction est à peu près nulle. Son déficit annuel avant la crise était d'à peu près 3% et cela depuis plusieurs années. Conséquemment, les finances de l'État sont dans une situation catastrophique. Dépenser plus, dans la situation française, se résumerais donc à une destruction des possibilités des générations futures mais ça... les français semblent s'en foutre éperdument.


La situation, il y a de ça quelques semaines, en Guadeloupe ainsi qu'en Martinique, n'est que le point d'exclamation sur une situation pathétique. En effet, la Guadeloupe a tout juste vécue une grève générale de plus de un mois. Le but de celle-ci était encore de... combattre la hausse du coût de la vie et la baisse du pouvoir d'achat! Les syndicats exigeaient une hausse des salaires généralisées, payées par les entreprises et le gouvernement. Autrement dit, en pleine crise économique, la meilleur idée que les gens de la Guadeloupe ait eu afin d'aider l'économie et ainsi de favoriser leurs salaires aura été de mettre un frein total sur l'économie sur 10% de l'année! Il n'y a pas d'autre mot pour décrire cette situation, sinon que c'est de la folie. Les manifestations ont tourné en émeute et il y eut finalement mort d'homme (le tout, selon les syndicats, n'en revenant qu'à la responsabilité de l'État). Conséquence, l'État français a flanché et décidé de remettre les montants que les grévistes demandaient. Ainsi, ceux-ci pourront festoyer sur leur victoire à la pirus.

Est-il si difficile de comprendre que si tu reçois un gros montant d'argent dans une économie close et à la productivité stagnante (comme c'est le cas de la Guadeloupe), la seule conséquence de l'augmentation des salaires sera de créer de l'inflation? Autrement dit, les grévistes auront réussit à mettre un frein à l'économie de l'île, décourager les entrepreneurs de s'y installer, endetter l'État et tout ça pour un bénéfice qui ne sera que temporaire, parce que l'inflation qui en découlera fera disparaître d'ici peu tout bénéfice "gagné"... Et les français (de la Guadeloupe ou de la métropole) laissent ces gens là prendre les décisions! On désespère de voir cette grande nation se réveiller un jour mais il semblerait que plus ils s'enfoncent, plus ils perdent le sens du réel...

Oui, il n'y a qu'un seul mot pour décrire la situation de la France aujourd'hui: folie (ou irresponsabilité, à votre choix) collective. On se croirait revenu à l'époque de mai 68, où les gens répétaient de "brillants" slogans tels que : "l'impossible est illégal"! Ne comprenant pas que ce qui est illégal, c'est justement de demander l'impossible... Voilà donc où la France est revenu, au pire lunatisme de l'année 68. Il désarmant de voir que si peu aura été appris depuis...

mardi 17 mars 2009

AIG: L'indécence des bonus


Alors que l'assureur gigantesque AIG (American International Group) est sur le bord de la faillite et que seul l'aide gouvernementale garde la compagnie à flot, des bonus substantiels sont versés aux employés.

Vous avez sans aucun doute dû suivre l'histoire de près ou de loin, tant cette nouvelle a créé un émoi, plus que palpable, chez nos voisins du sud. Le sujet étant de première importance, je vais donc commencer par rapidement vous expliquer la situation de base des activités de la compagnie, pour ensuite en venir à la fameuse question des bonus.

Historique et risque mal calculé
En effet, la compagnie d'assurance AIG, un des trois plus importants assureurs au monde est, depuis le début de la récente crise financière et économique, dans une situation financière excessivement mauvaise (pour ne pas dire catastrophique). Cette compagnie, que l'on considérait il y a peu comme non-seulement très rentable mais aussi comme un point central de l'économie américaine, est maintenant devenu un incinérateur colossal, brûlant l'argent des investisseurs et des contribuables à une vitesse jamais vue (62 milliards de perte au dernier trimestre de 2008).

Quel est le problème? Principalement, le problème d'AIG est que cette entreprise n'a pas suivi la voie qui lui avait permis de devenir le numéro 1 mondial. Au cours des dernières années, au lieu de s'en tenir à la vente d'assurance vie, AIG se transforma progressivement en une entreprise de gestion financière (Hedge fund) beaucoup plus large. L'affaire semblait profitable et l'assureur décida de s'impliquer à plein dans les subprimes (comme ce fut le cas de plusieurs autres banques américaines). Évidemment, le tout était beaucoup trop risqué et lorsque le marché de l'immobilier se mis à tomber, la bombe leur explosa entre les mains. Erreur d'autant plus grave puisqu'une compagnie d'assurance est sensé être une spécialiste du calcul du risque, calcul qui fut gravement erroné dans le cas présent... De plus, la structure administrative d'AIG était compliqué à un point tel que toute restructuration de l'entreprise devenait un vrai casse-tête. Problème particulièrement grave étant donné les pertes monstrueuses actuelles.

Face à un tel problème, la théorie voudrait que l'on laisse cette compagnie faire faillite, que les sections insolvables meurent et que le reste soit revendu. Le problème est qu'une telle approche ne semble pas être possible avec AIG; son importance financière étant telle aux É-U que son échec risquerait d'entraîner l'ensemble du système financier américain dans la banqueroute (ce qui aurait des effets désastreux sur l'ensemble de la planète).

Nationalisation
Autrement dit, le système financier étant incapable de se sauver lui-même et les conséquences sur l'économie mondiale étant hors de proportion, il fallait que quelqu'un d'autre trouve une solution. Cette tâche ingrate fut évidemment octroyée au gouvernement américain. Celui-ci décida donc de prêter de larges sommes d'argent à AIG (ainsi qu'à de multiples autres institutions financières). En tout et pour tout, près de 170 milliards de dollars furent prêtés à AIG (au frais des contribuables), ce qui fait que la compagnie est maintenant possédé à 80% par l'État fédéral américain. La pilule était difficile à avaler pour les citoyens et contribuables mais après tout, si c'était absolument nécessaire, quoi faire d'autre?

Bonus
On en vient donc aux derniers jours et à l'annonce qu'AIG vient de faire, annonce précisant que 160 millions de dollars de bonus serait versé à la section financière d'AIG. Oui vous avez bien compris, 160 millions de bonus seront versés aux 400 employés de la section qui, par ses erreurs financières pathétiques, est en train de détruire l'économie américaine dans son ensemble... 160 millions de dollars pour les gens qui ont causé la crise, alors même que des millions d'américains sont en train de perdre leurs emplois! 160 millions de dollars pour récompenser des incompétents, alors même que le simple payeur de taxe doit financer l'entreprise et en même temps, essayer de survivre aux durs temps actuels. Il n'y a qu'une seule réponse à donner face à une telle situation: INACCEPTABLE!

Comment peut-on envisager de donner des primes au rendement à des gens qui ont détruit leur entreprise? Monsieur Liddy, PDG d'AIG depuis 6 mois (et n'est donc pas responsable des récents déboires), se confond en excuse et explique que ces ententes furent signés il y a plus d'un an et est donc obligé de les honorer. Sa position est tout à fait respectable et si les bonus ne représentait que de petits montants (la plupart sont des bonus de 1000$), la situation passerait sans trop de problème. Malheureusement, ces bonus représentent, en moyenne, 250 000$ par employés, ce qui est clairement et nettement trop pour les cancres qui ont détruits le système financier. Malgré tout, le gouvernement et monsieur Liddy semblent donc coincés,ne pouvant simplement résiliés les contrat déjà signés, ils se doivent de payer.

Par contre, si le gouvernement se doit de payer (afin de malheureusement récompenser l'incompétence) et si les simples citoyens doivent tout accepter au même moment que leurs vies sont en train de s'écrouler, sur quelle assise morale les employés "bonifiés" d'AIG pourraient-ils accepter ces bonis? Ne serait-il pas normal qu'eux-mêmes cessent de penser à ce que le monde leur "doit" et se mettent plutôt à réfléchir à leurs responsabilités dans ce fiasco? La moindre des choses ne serait-elle pas que si le gouvernement respecte ses ententes, que de l'autre les employés acceptent de refuser les bonis? Existe-t-il encore un minimum de décence chez ces gens, leur permettant de faire preuve de responsabilité et de solidarité? On ne leur demande pas de se faire Arakiri mais simplement de réparer les pots qu'ILS ont cassés.

Ceux qui refuseraient les bonus prouveraient au moins leur contrition. Pour ce qui est des autres; les créatures immorales qui ne pensent qu'à eux et qui refusent toute responsabilité dans ce qu'ils ont créé, la moindre choses seraient de les payer... mais ensuite de les identifier publiquement et que la honte (et la haine des contribuables) les suive pour toujours! Je sais que cela peut ressembler à une chasse aux sorcières et c'est honnêtement plutôt près de la réalité mais des fois, trop c'est trop et si certaines personnes n'ont aucun remord et ne ressente aucune honte, alors il faut que la société leur fasse bien comprendre qu'ils seront dorénavant des parias. Voilà quelle devrait être la conséquence de leurs actions: ils seront riches mais éternellement détestés de tous!

mercredi 7 janvier 2009

Immigration et Gyopos: L’impossibilité sud-coréenne

Voici un article que je vais publier dans l'Impact Campus du 15 janvier. Je me permet, avant que l'édition ne la charcute, de le publier sur mon blog et entier (dans ta face la censure! Non, j'exagère, ça ne sera sûrement pas censuré mais bon, je ne prendrai pas la chance...)


Malgré qu’elle soit une démocratie libérale exemplaire à plusieurs niveaux, la Corée du Sud ne s’est jamais ouverte au phénomène de l’immigration permanente. En effet, cette contrée est-asiatique est réticente à intégrer ses quelques minorités issues de l’immigration. Plus étonnant encore, même les Coréens ayant émigré à l’étranger ne vivent pas toujours une réintégration aisée lors de leur retour sur la terre de leurs ancêtres.

La très prochaine intronisation de Barack Obama crée actuellement une commotion au travers de l’occident. Car si, du Canada à l’Europe, tous semblent révérer cette nouvelle figure charismatique, plusieurs semblent aussi se poser la question suivante: Pourrions-nous, nous aussi, élire un citoyen provenant d'une minorité visible comme Président? Question qui renvoie nos démocraties face à leurs valeurs d’égalité entre citoyens. Si cette question semble tarauder les occidentaux, il ne faut pas croire pour autant que cette interrogation reçoive autant d’attention sur l’entièreté du globe.

Une réaction totalement différente, beaucoup plus frileuse face à l’immigration et l’intégration sociale et politique des minorités est d’ailleurs particulièrement visible en Asie du Nord-est. Selon Gérard Hervouet, spécialiste de l’Asie et professeur titulaire au Département de science politique de l’Université Laval, l’immigration au Japon ou en Corée du Sud ne peut être conçue que comme temporaire et directement reliée à un besoin provisoire de main-d’œuvre, «Ces pays utilisent la main d’œuvre étrangère sur le court-terme, encadrant très bien ces travailleurs étrangers mais n’envisageant pas leur intégration dans la société en dehors de ce cadre.» Il n’y a donc que peu ou pas de chemins menant à la citoyenneté ou même à la résidence permanente. Dans un tel cas, l’intégration politique des immigrants et donc des habituels minorités visibles qui en découlent, devient un sujet de second ordre. Toujours selon M. Hervouet, cette exception du Nord-est asiatique est particulièrement frappante lorsque l’on envisage le vieillissement accéléré que vivent les deux pays démocratiques de la région.

Une immigration particulière
Le cas de la Corée du Sud est particulièrement intéressant, car le refus d’intégration politique ou sociale des immigrants touche, au-delà des ouvriers Indonésiens, Philippins ou Nigérians travaillant dans les usines de Séoul, un groupe d’immigrants atypique: les Gyopos. Le terme Gyopo vient du coréen «haewae gyopo» et désigne un individu d’ethnicité coréenne étant né ou ayant vécu longtemps à l'extérieur du pays. Cette diaspora coréenne se dénombre par millions sur l’ensemble de la planète, mais aussi par centaines de milliers en Corée du Sud même. En effet, les Gyopos tendent, depuis les trente dernières années et le très grand essor économique, politique et social du pays, à revenir sur leur terre d’origine. Officiellement, l’État sud-coréen leur fait un traitement d’immigration spécial, dû à leur ethnicité, ce qui leur permet de revenir plus aisément au pays. Concrètement, la situation n’est pas si simple. Ces centaines de milliers d’immigrants venant de Chine, d’Asie centrale, de Russie et d’Occident reçoivent souvent une réception glaciale lorsqu’ils essayent de s’intégrer ou se réintégrer dans leur société d’accueil.

Difficultés d’intégration

Zoya Kim est l’une de ces immigrantes. Cette Gyopo venant d’Ouzbékistan, mais vivant actuellement à Séoul, décida d‘étudier, grâce à des bourses sud-coréennes, puis travailler en Corée du Sud, il y a plus de cinq ans. La réalité de la non-intégration à la société d’accueil l’a cependant forcée à revoir ce qu’elle considérait, à la base, comme un rêve devenu réalité. Elle affirme d’ailleurs maintenant que les Coréens nés à l’étranger sont perçus, par la société d’accueil, comme une sous-classe de la population. «J’ai récemment réalisé que je ne serais jamais une "hanguk saram" (citoyenne de la péninsule coréenne) aux yeux de la population sud-coréenne, je resterai toujours une "gyopo". Ça me fait comprendre que certains d’entre eux me considérerons toujours comme venant d’une "classe" inférieure, d’une "qualité" plus basse que la leur.» C’est cette différentiation constante qui l’oblige maintenant à se résoudre au fait que, tant qu’elle vivra en Corée du Sud et malgré le fait qu’elle parle très bien le Coréen et qu’aucun indice physique ne puisse la démarquer de la majorité, jamais elle ne pourra être considérée comme Coréenne. Son nom et son accent la maintiendront toujours dans le statut de Gyopo.

Natalia Kang, aussi une Gyopo-Ouzbek résidant et travaillant depuis plusieurs années à Séoul, assure même que sa condition de Gyopo la force dans une situation de ségrégation face à l’ensemble de la population coréenne, née et ayant toujours résidée en Corée: «C’est vraiment dur de constamment se faire regarder ou même se faire insulter lorsqu’on parle russe dans le métro» ou encore «Mon employeur (un sud-coréen) m’a récemment dit, sur un ton léger et en me regardant dans les yeux, que jamais il n’accepterait que son fils marie une gyopo.» La complainte est généralisée dans les milieux des Gyopos ayant fait leurs retours de Chine ou d’ex-Union Soviétique : la ségrégation est évidente et présente à plusieurs niveaux, que ce soit pour l’emploi, les mariages, la position sociale mais aussi évidemment, la représentation au sein de la vie politique.

La situation n’est cependant pas exactement la même pour tous les Gyopos, certains s’en tirant mieux que d’autres. Selon Jean Young Lee, professeur à l’université Kyunghee, explique dans «Ethnic Korean migration in Northeast Asia» que la démarcation la plus évidente se situe entre les Gyopos venant d’Occident, qui sont perçus de façon relativement favorable par une société coréenne en soif de succès, et les autres Gyopos, venant pour la plupart d’Asie, habituellement beaucoup plus marginalisés. Une constante reste toute fois : le Gyopo demeure un étranger difficilement intégré dans cette société extrêmement homogène, ce qui en dit long sur les chances d’intégration d’un immigrant n’étant même pas d’ethnie coréenne.

S’il est très difficile de voir quelque changement que se soit avoir lieu dans les politiques d’immigration ou d’intégration des immigrants en Corée du Sud, une perspective d’avenir ne concevant aucun changement à ce niveau semble par contre clairement destructrice pour le pays. Selon l’Office National Statistique de Corée du Sud, le pays fait face à un vieillissement accéléré, l’âge médian étant passé de 18,7 à 36,7 ans au cours des 50 dernières années. Cela étant dû à un des plus bas taux de reproduction au monde (1,2 enfant par femme en 2008), à un haut taux d’avortement (près de 40% du total des grossesses) ainsi qu’à un débalancement générationnel entre la proportion d’hommes et de femmes (1,13 homme par femme). Un ensemble de facteurs qui indiquent une inéluctable pénurie de main d’œuvre, à laquelle une immigration réformée et plus ouverte pourrait servir de solution à moyen terme. Un changement de cap, en Corée du Sud, est-il à prévoir pour autant lors des prochaines années? L’affirmative étonnerait vraiment, toujours selon M. Hervouet, il serait improbable qu’un tel changement ait lieu en Corée du Sud ou au Japon, les barrières de l’homogénéité ainsi que de la haute concentration de ces populations étant trop grandes. De toute manière, l’intégration d’immigrants venant de l’étranger semble bien lointaine lorsque même les Gyopos sont constamment mis à la sellette.

Face à la situation des Gyopos, on conçoit rapidement que la quête d’intégration des immigrants, imparfaite mais tout de même si chère à l’Occident, ne fait pas écho sur l’ensemble de la planète. Peut-être continuera-t-on à se demander si nous aussi nous aurions pu élire un Obama, mais il est bon de se rappeler que pour certains, l’idée d’élire un afro-américain semble bien lointaine et que la question est plutôt de savoir si un jour, ils pourront élire un Gyopo…

mardi 30 décembre 2008

Virus


Ce court article sera pour justifier mon long écart de conduite sur ce blog. En effet, ça fait maintenant plus de deux semaines que je n'ai pas contribué sur cette page et si la raison d'origine était ma fin de session universitaire, le suite fut légèrement différente. Mon absence prolongée (d'accord, peut-être pas si longue) est majoritairement due à un virus. Ne vous en faites pas, je ne suis pas malade mais laissez-moi vous dire que mon ordinateur l'a été pour la peine... Tellement que tout antivirus essayé s'est relevé inefficace, que la machine était ralentie à un niveau de limace et toute action concernant l'internet devenait un réel enfer. Conclusion, j'ai dû tout reformater; des heures de grand déplaisir mais qui me permettent finalement de revenir à vous et à mon précieux ordinateur (je sais que c'est pitoyable mais je dois m'avouer complètement dépendant de cette très pratique machine).

En tout cas, ce qui est sûr c'est que j'ai une haine très précise et très virulente contre ces saletés de geeks en mal de but dans la vie qui créent ces pourritures de virus qui polluent nos vies. Bande de zouaves qui n'ont rien à faire dans la vie, vous pourriez pas nous laisser tranquille? Ça vous donne quoi de créer ces maudits virus informatiques qui nuisent à toute la planète? En tout cas, laissez-moi vous dire que si je tombe sur un de ces petits rats, je me ferai un grand plaisir de lui faire goûter tout le concret du déplaisir informatique qu'il (ou un de ses semblables) m'a fait vivre...

vendredi 14 novembre 2008

Abstention record: mais qu'attendez-vous?


Bon, là je dois vous avouer que j'en ai un peu ras-le-bol... On vient de passer au travers des élections fédérales, on a suivi attentivement les élection américaines et on se fait de nouveau projeter dans une nouvelle campagne politique, au tour des élections provinciales de retenir tous nos souffles collectifs (ou pas)... Je m'attends déjà à la réaction des Québécois; "Qu'est-ce qu'ils ont à nous faire chier les politiciens avec toutes ces élections qui ne veulent rien dire? À quoi ça mène? Pourquoi est-ce qu'ils nous dérangent encore?" Etc. D'un certain sens, je suis bien d'accord avec vous, on es tous un peu tanné de ces élections qui semblent maintenant revenir à tout les ans. Sauf que c'est aussi là que vient mon cri du coeur: une élection n'est pas qu'un concours de popularité ou encore un spectacle qui doit être vendu à un électorat. Bien au contraire, une élection est un événement clé sans lequel notre système démocratique ne peut fonctionner convenablement. Ça n'est pas sensé être particulièrement plaisant mais c'est tout de même très important.

Voici maintenant ce qui m'enrage particulièrement. Suite à la dernière élection fédérale canadienne, Élection Canada a publié les résultats de la participation au scrutin et surprise, surprise (ce qui était en fait vraiment prévisible), les Canadiens n'ont même pas atteint la barre des 60% de participation (59,1% pour être précis). Autrement dit, plus de 40% des Canadiens ont décidé qu'ils avaient mieux à faire que de se déplacer pour aller voter. 40% des Canadiens (dont une grande proportion de jeunes) ont évalué que de prendre position sur l'avenir de leur pays n'avait pas vraiment d'importance... Ma réponse: lâcheté, ignorance et fainéantise!

Je ne saurais être assez dur envers ce manque de sens civique. Arrêtez donc de mettre la faute sur les politiciens peu intéressant, sur les partis politiques qui n'ont rien de différent à présenter ou encore sur le fait que la politique ne vous représente pas vraiment, pas vraiment "vous". Auriez-vous oublié que l'on a les politiciens que l'on mérite? Un politicien n'est ni un magicien, ni un faiseur de miracle, ça n'est en fait qu'un amalgameur des espoirs et volontés collectives d'un pays, c'est tout! Et si vous décidez de ne même pas vous lever une fois par année pour exprimer sérieusement votre vision de la société, alors pourquoi voudriez-vous que qui que ce soit s'occupe de la bonne gestion de la nation pour "vous". Pensez-vous vraiment qu'un pays efficace et riche comme le nôtre s'est créé par hasard? Ça a pris un travail individuel intense mais aussi une organisation des intérêts tout à fait remarquable. C'est donc en parti grâce à notre système politique que nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd'hui. Dans la même logique, préparez-vous bien à prendre les responsabilités des échecs futurs de notre pays, car ça sera le manque d'organisation collective qui nous fera tomber. Si tu ne t'occupes pas de la politique, n'oublie pas que elle, elle s'occupera de toi...

Maintenant tout le monde, prenez un grand respire, organisez-vous pour vous permettre quelques heures pour vous informer, réfléchir (je sais que ça sera difficile de vous priver de la télévision si longtemps mais je suis sûr que c'est tout de même possible de survivre en écoutant moins de 6 heures de petit écran par jour) et prenez un petit trente minutes pour aller voter le 8 décembre. Ne le faîtes pas parce que vous "aimez" un des politiciens en lices mais simplement faites-le pour vous. C'est un devoir de citoyen et c'est à l'avantage de tous que tout le monde y mettes du sien.

Si ça vous intéresse d'avoir les détails sur les statistiques de l'élection provinciale, vous pouvez jeter un coup d'oeil sur le sur ce lien (court article de Radio Canada): http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2008/2008/10/15/019-abstention.shtml

dimanche 19 octobre 2008

La Marseillaise sifflée


Pourquoi siffler ou huer afin d'insulter un hymne national? Pourquoi siffler son propre hymne national? Question banale et anecdotique ou typique d'un malaise national plus profond? Certains diront que ça n'est qu'un fait divers mais ça n'est pas mon opinion. Récapitulons tout d'abord les faits: il y a de ça quelques jours, a eu lieu au Stade de France un partie amicale de soccer entre la France et la Tunisie. Comme ce fut le cas lors des dernières années dans des situations semblables mais cette fois entre la France et l'Algérie ou encore la France et le Maroc, les insultes et les sifflets ont fusés lorsque l'hymne national français fut entonné.

Cette situation n'est évidemment pas unique à la France, après tout, l'hymne national américain fut hué à Montréal au moment du début de la guerre en Irak. C'est une situation commune où, au travers de protestations véhémentes, une population démontre son antipathie contre un peuple ou plus souvent une politique, une action ayant particulièrement déplu. Donc rien de bien spécial, alors pourquoi parler du cas du Stade de France? La réponse est simple mais très importante: parce que les sifflets ont été faits contre l'hymne national français, alors que la partie avait lieu en France et que les sifflets ont été faits par des citoyens français!

Que l'hymne Étatsuniens soit bafoué à Montréal n'est pas normal mais du moins est assez logique étant l'anti-américanisme québécois ainsi que la situation du bois-d'oeuvre et les guerres américaines impopulaires. Donc sans se sentir fier d'une telle situation, on peut toute fois en comprendre les raisons. Mais qui pourrait imaginer que l'hymne national américain soit hué aux États-Unis? Impossible! C'est pourtant exactement ce qui est encore arrivée (et semble devenir une mode) en France. Des jeunes, pour la plupart des Français d'origine tunisienne, ont décidé de montrer leur mépris (et peut-être même leur haine) pour leur mère patrie en sifflant et injuriant leur propre hymne national...

Que doit-on comprendre de cette situation? Principalement qu'il y a un grave problème d'intégration en France. Car s'il est normal de se sentir proche de ses racines, comme dans le cas de Français d'origine tunisienne décidant d'être des supporteurs de la Tunisie au lieu de la France, cela n'explique pas pour autant la haine de la mère patrie. On voit donc, comme se fut le cas avec certaines minorités algériennes et marocaines lors de parties de soccer mais aussi lors des émeutes de banlieues qui déchirent souvent la France. Qu'il n'existe pas qu'une France mais plusieurs et que certaines de ces Frances sont perdues au point de ne même plus avoir de respect de base pour la nation. C'est un constat lourd mais indéniable pour la France.

Face à la cohue, différentes réactions firent surfaces. Le Premier Ministre, Monsieur Fillion, annonça qu'à l'avenir toute répétition d'un tel manque de sens civique amènerait l'annulation immédiate de l'événement. Autrement dit, des parties de soccer annulées en perspective... C'est une décision sensée et loin d'être démesurée de la part du Premier Ministre. Une partie de soccer n'est pas indispensable à la nation et doit plutôt servir à la cohésion sociale plutôt qu'à l'exacerbation des tensions présentes. N'attendons pas que de tels manques de classe dégénèrent en échauffourées, personne n'y gagnerait et cela pourrait mener à une autre série d'émeutes que la France ne peut se permettre d'avoir.

Un autre constat intéressant, face à ces événements, est la première réaction dans les médias français. On a entre autre vu, dans un magazine comme l'Express, une tentative d'excuser les actions et de mettre toute la responsabilité sur les facteurs sociaux. C'est une réaction typique de la gauche et ne me surprend guère, cependant cette manière de toujours excuser les malfaiteurs en accusant le système de tient pas vraiment la route. Je ne veux pas dire que le système ne s'est pas trompé mais simplement que la responsabilité est souvent double: le gouvernement face à sa population mais aussi la population face à son gouvernement. Autrement dit, le gouvernement n'a peut-être pas mis en œuvre les bonnes politiques d'intégration mais qu'est-ce que la communauté tunisienne (algérienne, marocaine...) a fait afin d'assurer son intégration au sein de la société française. Cette tentative bien française d'essayer d'excuser le criminel ne sert à rien et révèle plutôt de l'angélisme. On se sent bon de "comprendre" le fautif, ce qui permet de se sentir ouvert d'esprit et de ne pas avoir à se remettre en question. Je trouve cette pratique ignoble, lâche et particulièrement immorale. Car s'il faut comprendre en quoi la société à failli, il est tout aussi important de comprendre en quoi le criminel a failli et surtout, comment rendre le criminel responsable de son crime ainsi que responsable de sa propre réhabilitation.

J'aimerais donc (tout en sachant très bien que j'attendrai en vain) voir la population, le gouvernement et les médias dénoncer fortement ces sifflets insultants et illégaux (oui, c'est illégal en France). Tout comme j'espérerais voir des politiques mises en œuvres afin que l'on aide à améliorer les chances et la qualité de vie des minorités maghrébines. Finalement, je rêverais de voir des chefs (intellectuels, religieux, représentants politiques, artistes, sportifs) des communautés maghrébines dénoncer une fois pour toute les dérives insultantes et agressives de leurs membres et finalement prendre des engagements face à leur propre intégration. Je sais, je rêve mais si la France ne se réveille pas bientôt, ça sera des émeutes encore plus violentes qui la sortiront de sa torpeur.

mardi 30 septembre 2008

Le caractère national et la critique constructive


Et bien voilà, j'en suis à mon dernier éditorial de ma série "chroniques Albertaines". Après tout ce que j'ai déjà dit, qu'ai-je à rajouter?

Comme dernière réflexion à propos de l'Alberta, je me suis demandé si j'étais justifié d'aller en un autre pays (province, région, enfin, une autre culture) pour y faire mes commentaires? Est-il positif de critiquer (de manière négative ou non) lorsqu'on arrive à un nouvel endroit? Quel en est la valeur? Est-il possible d'être objectif ou ne fait-on que tout ramener qu'à son propre modèle? Autrement dit, quelle est la valeur des "Chroniques Albertaines"?

Le caractère national et l'automatique comparaison avec l'extérieur est une réalité incontournable en notre ère de mondialisation. Qu'est-ce qui caractérise une nation? Quelles en sont les forces? Et évidemment mais sujet beaucoup plus sensible: quelles en sont les faiblesses? Toutes ces questions se posent à chaque fois qu'un contact culturel se crée, c'est une réaction des plus normale face la différence, il est en effet quasi impossible de ne pas analyser ce que l'on voit, vit et ressent. Mon questionnement ne porte donc pas sur le fait d'évaluer un caractère national en particulier mais plutôt ce réflexe: le réflexe de comparaison et d'en critiquer les possibles effets pervers.

Je me trouve malheureusement dans une situation ou je ne peux apporter de réponse ou même de jugement clair. Car un refus global (ou l'opposé) face à une société différente est contreproductif et, je le dirais même, inutile. Il m'est donc extrêmement difficile de juger si la position de jugement peut tout de même rester valable (malgré son inhérente subjectivité). Je dirai toute fois et je me rends compte que ce point de vue est hautement subjectif, que d'être capable de reconnaître les subtilités des particularités, sans sauter aux conclusions, est un exercice somme toute plutôt positif, car il aide à se conscientiser par rapport au monde qui nous entoure (que cela soit même dans ses détails banals). Mon point serait donc que de ne pas savoir (ou au moins essayer de) reconnaître les forces (ou les faiblesses), d'un monde qu'on découvre (ou celui qui nous entoure à la base) est une faiblesse personnelle. D'accord, il est vrai que je m'auto-justifie en ce moment mais après tout, si la critique et l'analyse face à l'autre ne pouvait absolument pas être objective ou utile, alors que ferions-nous encore à lire les Alexis de Tocqueville de ce monde? En tout cas, voici la fin de mes Chroniques Albertaines, j'espère qu'elles vous auront un peu divertit (ou appris quelque chose). De mon côté j'aurai au moins bien aimé les écrire. Laissons èa la postérité le soin de voir si çca aura servit à quelque chose ou non.

P.S. Précisons bien que je ne me compare pas à Tocqueville, je ne fait que le citer pour exprimer un point, c'est tout.

mardi 9 septembre 2008

Le mariage, une option ou...


Je sais que je suis déjà revenu d'Alberta et qu'en ce sens, mes "Chroniques Albertaines" devrait maintenant être finies mais je n'ai malheureusement pas pu terminer mon tour d'horizon. J'essaierai donc de faire une dernière rafale pour les prochains jours et je pourrai définitivement passer à autre chose après coup.

Voilà qui est dit, maintenant pour le sujet du jour. Pour le petit Québécois que je suis, certaines règles sociales m'ont toujours parues plus importantes que d'autres. Le mariage est de ces "codes sociaux" que j'ai toujours vu comme faisant parti de l'ordre du choix personnel. Voyant d'un aussi bon oeil le couple marié et heureux ou l'autre non-marié et tout aussi heureux.

Si je parle de ce choix c'est que ça n'en est justement pas un en Alberta. En effet, dans cette province de l'Ouest, tout le monde se marie. En Alberta, la proportion annuelle de couples se mariant est près de deux fois plus élevée qu'elle ne l'est au Québec(627 par 100 000 habitants, au lieu de 322 par 100 000 habitants au Québec.). De plus, L'Alberta se situe nettement au dessus de la moyenne canadienne, n'étant surpassée que par le Yukon et l'Île-du-Prince-Édouard. Ce que ça veut dire, c'est que si au Québec les gens font le choix de se marier sur des questions de croyance ou de convenance, cela ne semble pas être le cas en Alberta. Car dans cette province, ça semble plutôt être une convention sociale encore rigoureusement entretenue.

Par exemple, dans mon milieu de travail, tout le monde était marié (souvent dès le début de la vingtaine) et je n'y connaissais qu'une seule compagne de travail qui vivait en couple sans avoir comme but de se marier. Précisons qu'elle avait tout de même l'habitude de parler de son compagnon comme son "mari", question d'éviter les questions embarrassantes... En ce sens, il était très facile de resentir le conservatisme de la société Albertaine. Un consensus transcendant les barrières ethniques ou religieuses. Cette règle claire se retrouvait même dans le vocabulaire. Par exemple, au Québec on peut utiliser les termes "compagne" ou "conjointe", lorsqu'on désire parler de sa "femme" sans mentionner l'idée de mariage. Par contre, personne en Alberta ne pouvait me trouver d'équivalent, ça semblait ne pas exister... Évidemment, il était possible de parler de "partenaire" (comme dans "partenaire de vie") mais ce terme avait une double connotation. En effet en Alberta, lorsqu'on utilise d'un "partner", c'est qu'on parle de son conjoint homosexuel. Je trouve ce vide, au niveau du vocabulaire, très indicateur.

Pour bien montrer à quel point la tendance au mariage est importante, il suffit de jeter un coup d'oeil sur les magasins de mariage à Edmonton: il y en a partout! Oui, sur toutes les grandes rues et avenues se trouvent de grands magasins pour matériel, organisation et accoutrement de mariage. De plus, de multiples petites boutiques spécialisées pouvaient être trouvées ça et là: mariage asiatique, mariage africain, mariage musulman, etc. En gros, on pouvait non-seulement voir que le mariage est une coutume encore très à la mode en Alberta mais qu'en plus c'est une histoire de gros dollars...

Finalement et c'est certainement une partie un peu plus triste, le mariage est plus populaire en Alberta mais il est aussi très malheureux de remarquer que les divorces aussi y sont très populaires. L'Alberta a un des plus haut taux de divorce au Canada, deuxième juste après le Yukon. Ce qui veut dire que si le conservatisme de cette société réussi à pousser ses citoyens à se marier, cela ne veut pas dire que ce même conservatisme réussit à les garder uni. Il est toute fois à préciser que le Québec, malgré son taux de mariage très bas, a aussi un taux de divorce au dessus de la moyenne canadienne.

lundi 18 août 2008

Propagande olympienne


J'ai plus qu'un peu de rage au coeur et il est tend que je vide ça sur la place publique.

Mais qu'est-ce que c'est que toutes ces critiques à propos de l'équipe canadienne. C'est vraie qu'elle a plutôt mal commencé la compétition et c'est tout aussi vrai que tout les Canadiens aimeraient voir plus de Canadiens gagner. Cependant, je suis personnellement très satisfait des choix que notre pays a fait. Nos sportifs Canadiens sont des amateurs, des gens normaux qui veulent réaliser un rêve et il est très bien que le Canada leur permette d'atteindre leur rêve mais le tout s'arrête là et c'est très bien comme ça! Ne voyez-vous pas que pour plusieurs nations (tout particulièrement la nation hôte), cet événement n'a plus rien à voir avec le sport, ou le rêve de gens normaux qui veulent se dépasser? En fait, tout ce qui reste est une propagande gigantesque n'ayant plus rien à voir avec le sport mais ayant beaucoup plus en commun avec le nationalisme agressif.



Enfin, si ces dîtes nations veulent tuer un bel événement en le transformant en un gigantesque plateau de marketing et bien qu'elles le fassent mais s'il-vous-plaît, n'incitez pas notre pays à rentrer dans le jeu. Je serait toujours mille fois plus content de savoir que nous avons le meilleur système d'éducation au monde, au lieu d'apprendre que l'on a gagné quelques médailles de plus à un jeu... Le Canada dépense annuellement une dizaine de millions de dollars sur l'entraînement olympique et c'est très bien, un peu plus de support pour nos athlètes ne ferait pas de mal. Par contre, la Chine a elle dépensée des milliards de dollars afin d'être la meilleur aux Olympiques. Avons-nous vraiment envie de dépenser tant d'argent pour essayer de leur faire compétition. Il me semble que les Canadiens méritent plus qu'un gouvernement qui dépenserait une fortune pour leur jeter de la propagande en plein visage (on n'a pas aimé le scandal des commandites, alors pourquoi faire la même chose par le sport?).



Ma fierté d'être Canadien ne viendra jamais d'un sportif sur un podium mais bien plus du fait que, comme l'avait dit Jean Chrétien, on est le "plus meilleur pays au monde". Autrement dit, on est un pays qui veut donner sa chance à chaque citoyen. C'est un idéal, pas parfait mais tant qu'on travaillera dans cette direction, on n'aura pas besoin de propagande stupide (à coût de milliards et de vies brisées).

P.S. Clarifions bien que je n'implique nullement que la Chine est l'Allemagne Nazi du 21ième siècle mais seulement que propagande, nationalisme exacerbé et frustration entretenue et causée par un gouvernement totalitaire ont montrées, de manière concluante, le danger qu'elles font encourir à l'humanité (et ça n'est pas le première fois que les olympiques sont complices d'un tel détournement). J'espère seulement que la Chine s'aura apprendre la leçon...

jeudi 17 juillet 2008

McCartney: C'est quoi l'affaire!!!


Non mais, ca vas-tu arrêter a un moment donné? Je veux dire, sacrez nous patience avec vos histoires de colonisation! Sérieusement, je suis nationaliste et fier de l'être, ma nation c'est le Québec et je ne laisserai jamais ca aller mais quand même... C'est quoi le lien avec Paul McCartney? Est-ce qu'il est sensé représenter l'espion de la reine dans la colonie du Bas-Canada? Ou peut-être est-il un émissaire du gouvernement fédéral, un genre de Lord Durham moderne?

C'est devenu une vraie farce et c'est vraiment le minimum que madame Marois se tienne loin de ces fadaises. En fait, le PQ devrait clairement dénoncer ces sottises. Paul McCartney n'est pas qu'un "Anglais", il est le membre le plus connu (encore vivant) du groupe pop le plus populaire de l'histoire moderne. C'est une chance pour Québec de l'avoir (même si ca n'est pas exactement mon style de musique) parce que beaucoup de Québécois aime sa musique et qu'il n'est vraiment pas facile d'avoir ce genre de star visiter notre petite ville. On est chanceux! Comprenez-vous, là!

C’est la fête du 400ieme de la ville de Québec, c’est la fête de notre nation, c’est la fête d’une nation libérée et ce n’est pas la présence d’une star du pop Britannique qui va nous remettre les chaines aux pieds! Réveillez-vous bande de vieilles croutes! On est plus des colonisés!

samedi 12 juillet 2008

400 ans de travail


Oui, il y a de quoi être fier de ces 400 ans de travail. 400 ans de victoires, de défaites, de génie et de stupidité, de constance mais aussi de grandes avancées. 400 ans d’orgueil parfois déplacé et de sacrifices pour ceux qui ne sont même pas encore nés. Enfin, on pourrait surement résumer ca par: 400 ans de survie.

Le Premier Ministre du Canada, Monsieur Harper, a très bien su résumer la situation de la ville de Québec et de cet important anniversaire: "The seeds planted here (Quebec City) 400 years ago today have blossomed into a magnificent city, a strong and proud Quebecois nation and a great Canadian country, strong and free. What an amazing legacy,".

Bien dit, non? Je sais que certains se fâcheront de la simple présence d'un politicien canadien sur les lieux des fondations de la Nouvelle-France mais je crois que cette amertume est déplacée. La fête qui est vécue actuellement à Québec a, en fait, plusieurs significations et c’est là que la citation d’Harper prend tout son sens. Premièrement, le 400ieme anniversaire de Québec est avant tout la fête de la ville. Célébration de la transformation d’une petite bourgade en, après quelques siècles, une ville pleine de charme et riche de culture et d’histoire (peu importe se qu’en dise certains montréalais…). C’est donc avant tout la fête de cet être à part entière qu’est la ville de Québec.

Cependant, il y a évidemment un deuxième aspect à cette fête, celui de la nation Québécoise, comme le dit si bien monsieur Harper (ca fait toujours plaisir de l’entendre le répéter). Oui, Québec fut le début de la Nouvelle-France et il est incontestable que la Province de Québec et ses habitants, en sont les descendants les plus directs. C’est donc l’anniversaire d’une ville mais tout autant l’anniversaire d’une nation. Pas seulement une nation ethnique mais aussi une nation culturelle, maintenant diverse au niveau culturelle et linguistique (n’en déplaise a certains, un anglophone de Montréal ou un inuit du Nunavik peuvent aussi faire partie de la nation Québécoise). C’est une nation fière de ses origines mais aussi forte et confiante, car elle s’est maintenant assurée sa survie dans le monde moderne qu’est le notre.

Finalement, la dernière et plus controversée partie de la citation : « a great Canadian country, strong and free ». Etait-il nécessaire pour monsieur Harper de prononcer ces paroles ? Tout à fait ! Enfin, tout a fait pour un Premier Ministre du Canada… Car si certains auraient préféré ne pas l’y voir, Harper et le pays qu’il représente, sont des réalités incontournables en 2008. La question n’est pas de savoir si l’on préférerait que le Québec soit un pays à part entière ou non mais plutôt que le Québec fait actuellement partie du Canada et que la première ville Canadienne fut Québec. Le Canada, bien qu’évidemment de racine anglo-saxonne, possède aussi de puissants liens culturels avec la France. Car si au Québec nous avons intégré une partie de la culture anglaise, une réaction similaire eut lieu dans le Haut-Canada. Des traces présentes à tous les niveaux, du système politique à la constitution elle-même, de la linguistique a l’identité culturelle (et les Acadiens sont toujours bien vivants, sans pour autant être Québécois). Cette culture binationale existe toujours au Canada. Peut-être pas autant que les Trudeauistes le voudraient mais certainement plus que ce que les séparatistes voudraient le faire croire.

Tant que le Québec fera partie du Canada, et même après, les Canadiens pourront s’identifier a la ville de Québec. Elle fera partie de leur héritage, tout comme de celui des Québécois mais peut-être pour des raisons et des mesures différentes. Fêtons cet anniversaire car il est le notre et le leur. Fêtons cet anniversaire car il représente notre succès et le leur: « What an amazing legacy".

Fêtons cet anniversaire car dans cent ans nous pourrons encore le célébrer. N’est-ce pas cela avant tout que l’on fête?

lundi 23 juin 2008

L'Immigration en Alberta


L'immigration, en Alberta, est un puissant phénomène qui a eu des conséquences importantes sur la société de la province, je toucherai donc cette question en quelques points afin de vous dresser le meilleur portrait possible.

Premièrement, quelle est la situation de l'immigration en Alberta comparée a celle du Québec? Au Québec, selon le recensement de 2006 de Statistique Canada, l'immigration représente 12% de la population, particulièrement concentrée à Montréal. Pour la ville de Québec, par exemple, ca n'est que 4% de la population qu'y est issue de l'immigration. En Alberta c'est plus près de 16% et a Edmonton plus près de 20%. Si on peut tout de suite remarquer une différence au niveau de la comparaison entre province, elle ne semble pourtant pas si grande. Cette statistique est cependant fallacieuse, car ces statistiques ne comptent que les immigrants de l'extérieur... Avec l'immigration interne, les statistiques changent complètement. En fait, en nombre d'immigrant total (de l'étranger ou d'autres provinces) l'Alberta reçoit 80,000 immigrants par année, alors que le Québec en reçoit entre 40 et 45,000. Finalement, étant donné que le Québec a une population deux fois plus élevée que celle de l'Alberta, cela veut dire que l'Alberta reçoit 4 fois plus d'immigrants, par habitant, que le Québec. Nous ne parlons pas ici d'un simple flot mais littéralement d'un torrent. Difficilement égalable à la grandeur de la planète.

De plus cette immigration est assez différente de celle connue au Québec. Elle est très peu européenne et ne provient pas vraiment d'Afrique. Elle est en fait plutôt spécifique à l'Extrême-Orient et a l'Asie du Sud (sans compter l'immigration interne canadienne). Ce sont donc les Chinois et les Indiens qui se partagent le gros du gâteau de l'immigration. On voit leurs institutions partout: restaurants, temples, églises, magasins de toutes sortes et encore mieux, on les voit partout ou on ne croirait les voir. Par exemple, qui voit-on habituellement travailler dans un restaurant mexicain? Vous dites des... Mexicains! Faux! Des Chinois, que des Chinois. Vous pouvez donc imaginer la vague d'immigration venant de Chine si même les latinos se vont voler la représentativité même de leur nourriture nationale...

Une autre chose que j'ai bien aime découvrir en Alberta est l'idée de responsabilité morale liée a l'immigration. Je m’explique : l’autre jour, j’assistais a une présentation, dans mon milieu de travail, sur l’apport des travailleurs de la sante issus de l’immigration. Rien de bien nouveau la dedans, on parle de faire une place aux immigrants professionnels de la santé depuis déjà bien longtemps et cela partout en occident. La différence, qui m’a été ici présentée, est que le problème n’est pas de leur faire une place, ce qui est déjà le cas en Alberta mais plutôt de la responsabilité morale envers la pouponnière… Hein? Pourquoi est-ce que je parle de pouponnière? Parce qu’il a bien fallu que quelqu’un forme ces médecins et ces infirmières… En effet, les spécialistes de l’immigration et de l’intégration des immigrants professionnels de la sante amenaient l’idée que l’Alberta devrait payer un dédommagement pour les pays et/ou les écoles exportatrices. Dans ce cadre d’idée, l’immigrant devient une marchandise qu’un pays vend à un autre… Pas banal quand même!


Tout cela ne me semblait cependant pas très clair. Pourquoi l’Alberta devrait-elle donc payer un autre pays ou institution pour le choix libre qu’un individu a fait en émigrant au Canada? La réponse donnée venait en deux étapes : premièrement que la province avait une responsabilité morale envers le pays d’origine puisque souvent celui-ci était habituellement plus pauvre, ayant des besoins de sante plus grands et manquait lui-même grandement de médecin. Concrètement, est-il moral de prendre un médecin Africain alors que son pays d’origine vit une crise de sante hors de proportion avec celle vécue en occident (voir la carte ci-dessous)? L’argument n’est pas mauvais mais je me demandais si c’était la raison principale.




C’est alors que vint la deuxième raison: si tu veux pouvoir récolter à nouveau, il te faut semer régulièrement… Quoi? Comme vous aurez pu le remarquer, je ne parle pas directement d’agriculture mais bien de sous-traitance des professionnels de la santé. Ces immigrants ont une telle importance pour l’Alberta, que la province ne pense pas seulement a la manière de les attirer maintenant, mais aussi de la meilleur manière de les attirer dans le futur. Chose impossible si la source se tarît. La province veut donc payer les universités ayant formés leurs immigrants de la sante afin de s’assurer que ceux-ci continueront d’avoir les moyens de former et d’ensuite leur exporter ces produits exotiques et si importants… Ni plus, ni moins qu’un plan de sous-traitance, sur le long terme, de la formation des professionnels du système de santé Albertain.

Il reste que je trouvais bizarre que l’on décide de dépenser cet argent à l’extérieur plutôt qu’a l’interne. Ne pourrait-on dépenser cet argent ici afin de produire des médecins locaux? Du même coup laissant tranquille les médecins de l’Afrique ou de l’Asie du Sud? La réponse fut la aussi on ne peut plus claire: former un médecin au Canada coute une fortune, la sous-traitance revient bien moins cher… Le choix de prendre le médecin étranger et par la suite redonner afin que la prochaine génération éclose coule donc de source… Cependant, on peut tout de même se poser des questions sur la logique de la chose. Si on doit payer pour les professionnels du système de santé, sous l’argument qu’ils ont une valeur très grande pour le pays d’origine et que l’on veut pouvoir continuer à les recevoir, alors devra-t-on payer pour chaque immigrant débarquant au Canada. Apres tout, les travailleurs de la santé ne sont pas les seuls à avoir une valeur. Chaque immigrant représentant une mine de savoirs et de connaissances… Se devra-t-on alors de payer en fonction de l’emploi? De l’âge? Ou encore en fonction de l’éducation? C’est non –seulement très compliqué mais ca devient en plus très ressemblant à un marché aux esclaves… Enfin, quelque soit le point de vue, ca reste très particulier.

Pensez-y bien, est-ce que ca pourrait exister ailleurs? Est-ce que ca pourrait exister dans un endroit où les gens ne valorisent pas autant l’immigration? Dans un endroit qui ne serait pas aussi mercantile? Est-ce que ca pourrait exister en un endroit où l’on ne reçoit pas autant d’immigration? Je ne le crois pas et c’est ce qui représente une des plus grandes particularités que j’ai pu déceler en Alberta.

mercredi 28 mai 2008

Beowulf et Grendel: 5,5/10


MAUDITE BIEN PENSENCE!!! Non mais, on commences-tu a être tanne de se faire dire quoi penser et de se faire obliger à restructurer sa penser en fonction de la nouvelle version 2.0 du bien public: section valeurs modernes? Pu capable! Pas de blague, je commence à avoir une ecoeurite aigue de ce maudit révisionnisme issu de cette pathologie terrible qu'est la repentance.

Voila ce qui me mène directement au film Beowulf et Grendel, récente reprise, par Gunnarsson, d'un ancien conte scandinavo-germanique. Cette histoire, présentée plusieurs fois au cinéma, raconte comment au 6ieme siècle le héros Beowulf réussit à détruire le maléfique troll Grendel. Malheureusement, c'est justement la que ca accroche. Dans ce film, Grendel n'est pas du tout maléfique, c'est en fait plutôt lui la victime dans cette histoire. Beowulf n'est pas exactement non-plus le héros sans peur de la légende mais plutôt un genre de philosophe a deux-sous qui remet constamment en question les us et coutumes de son peuple et, pire que tout, il n'en vient même pas a tuer Grendel (désolé pour la perte de suspens)! C'est donc un conte traditionnel qui est bien raconte, dans un environnement historique et physique crédible et bien rendu mais en même temps, c'est une historie complètement transformée et n'ayant plus grand chose à voir avec le conte d'origine.

D'accord, je sais qu’à première vue il ne semble pas y avoir de lien direct entre le conte antique de Beowulf et la tyrannie de la repentance... Cependant, ce film fait parfaitement, si involontairement, ce lien. Car dans la morale même du film est le problème: on ne peut même plus haïr les trolls! Oui, je sais que ca parait gros mais c'est ce que le film nous explique, après avoir créé des règles sociales afin de pleinement respecter toutes les races, cultures, religions, communautés, espèces animales, especes végétales, etc. La prochaine étape est maintenant de transformer notre patrimoine culturel afin de l'adapter à notre vision et valeurs modernes. Par lesquelles il n'existe pas de mal, mais que différents niveaux de compréhensions. Toute l'échelle des valeurs que nous avions auparavant est jetée a terre, au profit d'une vision sans bon, ni méchant. Ou plutôt, devrais-je dire, le seul mechant que l'on peut encore décrier est le nous, au passe... Le méchant devient le chevalier chrétien, le colonialiste, l'explorateur et maintenant, même le héros mythique. Voila ce qui explique que maintenant on ne peut même plus haïr les trolls. Ceux-ci devenant le visage métaphorique de l'injustice sociale... C'est honteux!

Sérieusement, quel est la prochaine étape de la tyrannie de la repentance/bien-pensance? Apres ne plus pouvoir raconter librement nos contes antiques, quelle sera la prochaine forfaiture? Pourquoi pas la bible? Bientôt devrons-nous changer l'histoire de la bible afin de ne pas froisser les diverses sensibilités? Mais non, suis-je bête, les pressions sur notre récit spirituel numéro un ont déjà été faites... Le film "La Passion du Christ" (qui est un récit assez authentique de la bible), de Mel Gibson, fut attaque par la communauté juive. Celle-ci disait que ce film colportait l'antisémitisme et imposait à la communauté juive un mauvais rôle... Ca n'a plus de bon sens, on ne peut même plus vivre sa foi de chrétien sans se faire traiter de raciste! Est-ce que vous vous rendez compte a quel point on est rendu profond dans le ridicule? Comme si tout ce qu'on est, notre culture, nos croyances, mêmes les plus anciennes, doivent maintenant passer par la moulinette de la bien-pensance, précisons-le que ce broyeur a tradition date d'a peine... 20 ans... Tout au plus 25! Est-ce que vous vous rendez compte que ca n'est qu'un travail de propagande, que c'est détruire l'histoire, que c'est s'inventer une chimère, toute artificiellement créée! Merde!

Sérieusement, je n'ai pas de problème a ce que l'on fasse une histoire moderne, avec nos idées modernes mais s'il-vous-plait, n'essayez pas de tout transformer et de déformer nos traditions en fonction de la saveur du jour. Ca c'est de la propagande et de la désinformation, pas bien différent de ce que les Nazis, les Soviets ont fait ou ce que les Chinois font en ce moment. Parler de démocratie et tout le tralala dans notre contexte moderne, très bien mais essayer d'incérer ca dans le 6ieme siècle viking est d'un saugrenu dangereux. Tolérance de l'autre, multiculturalisme et droits de l'homme n'auraient pas fait long feu dans l'âge sombre du moyen age... C'est ni-plus, ni-moins que de la censure! Pourquoi devrait-on en arriver a ca? Ne pourrait-on concevoir les racines de notre passe comme étant es éléments fondateurs, qu'il est important de comprendre de garder mais sans pour autant les transformer? Est-on insecure a propos de nos valeurs au point que l'on doive faire disparaitre toute évidence de différence dans notre histoire? Pourquoi ne pas reconnaitre et célébrer les actions de nos ancêtres pour ce qu'elles étaient, des succès ou des échecs pour leur époque. Cela ne veut pas dire cautionner de telles actions dans notre monde moderne mais simplement des actions prises dans un contexte spécifique. Je ne propose pas une schizophrénie des valeurs modernes, juste un petit ajout de complexité qui nous permettra de comprendre celle-ci avec un peu plus de profondeur. Ca n'est pas si complique que ca et du même coup, cela permettra de créer des fondations plus complètes permettant la justification de nos valeurs actuelles. Oui, des valeurs mieux comprises car basées sur vision évolutive de celles-ci. Autrement dit: les droits de l'homme ne sont pas apparus avec les hommes des cavernes et il est important de saisir ce qui a amené cette évolution.

Tout ca pour conclure que mon attaque touche beaucoup plus large que ce simple film mais est plutôt un trop plein cause par une vague de propagande qui nous entour en ce moment. N'empêche, sérieusement c'est qui l'imbécile de producteur qui a engage Sturla Gunnarsson pour raconter ce conte scandinavo-germanique fondateur? D'accord Gunnarsson sonne scandinave mais c'est aussi le même gars qui a réalisé "Degrassi: la nouvelle génération", l'icone même de ce qu'il y a de plus stupide et démagogique dans notre nouvelle génération... Vraiment pas sur de comprendre, Degrassi et Beowulf ca n'est pas exactement la même tasse de the...

samedi 24 mai 2008

Amerindiens et sans-abris


Edmonton est une ville prospère, je dirais même très prospère. Ce qui n'empêche pas que la misère crasse soit présente a tous les coins de rues. Cette misère a un nom et c'est les sans-abris. La ville en est en fait gorgée, surtout dans le Nord mais ils sont aussi visibles sur l'entièreté des grandes rues de la ville. Pas de blague, ca enlève une bonne partie du verni "civilise" de la capitale provinciale. Ils vous interpellent continuellement: "t'aurais pas un peu d'argent?", "tu pourrais pas me dépanner?", "t'aurais pas du crack?". Hein!!! Ben oui, il ne reste plus qu'ils viennent me demander du Cristal Meth ou de l'héroïne pis je vais vraiment me mettre à paniquer...

Cette réalité n'est dans le fond pas si surprenante, cette province vit un boum économique important, des opportunités sont présentes un peu partout et des gens de partout viennent justement essayer d'en profiter. Ce contexte très capitaliste permet a la majorité de bien s'en tirer mais fait aussi des laissez pour compte. Car si certains ne profites pas des occasions, la société est bien trop occupée dans sa course en avant pour s'arrêter et s'occuper des âmes perdues qui se sont égarées en chemin. Le résultat est tristement évident, une sous-classe de citoyen n'ayant nulle part sa place et n'arrivant pas à s'en sortir. En ne les aidant pas, tout le monde en souffre. Tout spécialement car le résultat de cette pauvreté innommable est un niveau de criminalité très élève, du crack, de la prostitution et tant d'autres problèmes a même la rue.

Bon, il est maintenant temps que j'en revienne à mon titre. Je sais que de mettre "sans abris" directement à cote "d'amérindiens" dans le titre de mon éditorial peut sembler assez provocateur. Il y a malheureusement de bonnes raison de faire ce rapprochement dans le cas d'Edmonton. S'il y a des sans-abris blancs, noirs ou peut-être même asiatiques, le gros du contingent (sinon la quasi-totalité) sont en fait des amérindiens. Ce qui est particulièrement affolant quand on considère qu'ils ne forment qu'une très petite proportion de la population totale de la province. C'est donc un exode que semblent vivre les amérindiens de l'Alberta: quitter leurs réserves afin de venir échouer dans le rues de la capitale (ou de la metropole)... On m'a dit que certains réussissaient à s'intégrer et vivre des vies d'Albertains normaux mais l'évidence est de reconnaitre que pour beaucoup le destin est nettement plus cruel. On sent son cœur se serrer quand on pense a la version officielle des relations entre blancs et autochtones dans l'Ouest du pays: alliance entre fiers Pieds Noirs et Européens. Ces peuples sont toujours visibles mais il semblerait qu'un des deux n'ait pas réussit à s'en sortir aussi bien que l'autre...
 
Site Meter