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lundi 17 mai 2010

Facal: politique pourrie... Et vous dans tout ça?


Il est toujours plus aisé d'accuser la classe politique d'incompétence (ou de corruption) que d'envisager sa propre incapacité (ou manque de volonté) de faire les bons choix et de prendre les bonnes décision.

Il est tellement facile de se dire désillusionner de la vie politique; simplement afin de ne pas avoir à se poser de question ou de faire de choix difficile sur sa place dans la société et sur notre orientation commune.

Je crois personnellement qu'on a les dirigeants qu'on mérite. Les québécois ont bien de raisons de critiquer l'incompétence et l'apparente corruption du gouvernement Charest mais que font-ils pour que les choses changent? Plus de 40% des québécois ne prennent même pas la peine de voter et la plupart des autres semblent avoir une allergie sévère à toute forme de projet de société. Dans ce cadre individualiste de je-me-moi, qui s'étonne vraiment qu'on ai des politiciens répétant aussi ce même je-me-moi?

Ça, Joseph Facal l'exprime très bien sur son blogue, dans son dernier billet. Je vous invite tous à y jeter un coup d'oeil.

vendredi 15 janvier 2010

Jean-François Lisée frappe encore juste!


Jean-François Lisée (membre du PQ et ancien conseiller politique de Parizeau et de Bouchard), est un homme aux qualités rares: d'un côté il est doté d'un esprit original et effervescent, de l'autre et c'est tout à son avantage, d'un solide sens de la réalité et du concret. Autrement dit, c’est un original qui a certainement une utilité réelle dans un Québec comme celui qui est le nôtre : une société qui fait face à de multiples défis et qui devra se débattre dans l’avenir proche afin de ne pas se faire ratatiner par les multiples contraintes auxquelles nous aurons à faire face sous-peu.

Lisée est, c’est le moins qu’on puisse dire, un homme passionné par le Québec et les défis qui nous attendent. Comme c’est à son habitude, il nous a récemment fait des propositions. En fait, pour être plus précis, il a décidé de donner des conseils au ministre des finances du Québec, monsieur Raymond Bachand.

Aucune idée si celui-ci sera moindrement intéressé par ce que Lisée veut lui proposer mais je crois que tout Québécois intéressé par notre avenir commun se devrait d’y jeter un coup d’œil.

Voici donc les quatre « lettres » qu’il a envoyées au ministre, bonne lecture :
1. À quel prix l’équilibre?
2. Est-ce l’heure des taxes?
3. Tarifer au cube?
4. Pour un Québec enrichi!

Précisons tout de même que je ne suis pas nécessairement en accord avec chacun des points proposés par Lisée mais ce qui me semble important, c’est qu’il voit juste dans l’ensemble et qu’il comprend le poids du pouvoir. Il ne propose pas un rêve et je suis convaincu qu’avec les réformes qu’il propose, notre Québec s’en tirerait mieux.

mercredi 4 novembre 2009

La dette fait mal au Québec

Portrait de la dette du gouvernement du Québec: 128 milliards de dette nette et c'est sans compter notre part de la dette fédérale.

Je ne vous étonnerai certainement pas en vous disant que le Québec a un grave problème au niveau de ses finances publiques. On en parle depuis des années et semblerait-il, on n'a toujours pas fait le tour du sujet ou du moins, on n'a certainement pas réglé le problème. Évidemment, la province a atteint l'équilibre budgétaire en 98 et le continue de le faire depuis. Enfin, pas vraiment puisque la dette augmente tout de même mais disons qu'on peut habituellement parler d'un équilibre comptable. Le problème est qu'avec la crise économique actuelle, toute tentative d'équilibre budgétaire devient absolument impensable.

Nous allons donc tout droit vers un précipice car, si le Québec a encore les moyens de payer cette dette très lourde (la faillite ne nous guettant pas du jour au lendemain), les intérêts que nous avons à débourser nous empêchent de développer adéquatement notre économie. Selon Michel Girard de la Presse, les intérêts sur la dette totale du Québec (Provinciale et fédérale) coûtent maintenant à la province 12 milliards de dollars par année!

Car si le gouvernement du Québec a une dette nette de 128 milliards, il ne faut pas oublier que la province paye aussi, indirectement, sa part de la dette canadienne. Ce qui monte à près de 122 milliards supplémentaires. On combine tout ça ensemble et ça nous donne un beau gros 250 milliards de dollars de dette (85% du PIB) et 12 milliards d'intérêts sur la dette (environ 7 milliards pour le Québec et un autre 5 pour le fédéral).

Évidemment, le Québec a les "moyens" de payer ces montants, année après année mais imaginez ce que le Québec pourrait faire avec ces montants si nous arrivions à nous débarrasser de la dette. 12 milliards, ça représente à peu près la grosseur de notre ministère de l'éducation... Pensez aux universités, au système de santé, aux infrastructures, qu'on pourrait se payer si cette dette ne nous étranglait pas.

Enfin, comme je vous l'ait dit, ce n'est rien de bien nouveau mais c'est une raison de plus d'envisager des hausses du coût de l'électricité. Hydro Québec pourrait nous donner un sérieux coup de main pour nous en sortir. Surtout qu'avec une population vieillissante, on ne peut pas s'attendre à ce que nos problèmes se règlent d'eux-mêmes.

lundi 2 novembre 2009

Montréal ou la décadence d'une métropole bananière

La chose est maintenant confirmée; le Maire Tremblay a été réélu. Que faut-il comprendre? Que les Montréalais sont absolument débiles ou simplement qu'ils se foutent complètement de leur avenir collectif?

D'accord, je sais que mon sous-titre risque d'en choquer quelques uns (une autre preuve d'anti-montréalisme de la part d'un énième frustré de la Capitale Nationale?) mais je vous en prie, pensez-y bien, qu'est-ce qui est la plus grande insulte: A. moi qui traite les Montréalais de débile ou encore B. les Montréalais eux-mêmes qui réélisent (pour un troisième mandat!!!) le maire le plus incompétent (et possiblement corrompu) que la ville ait connu durant les dernières décennies?

Non mais sérieusement, qu'est-ce qui se passe dans vos têtes? Est-ce qu'un seul Montréalais n'était pas au courant des multiples scandales? Est-ce qu'un seul Montréalais est à l'aise avec le fait que ses taxes foncières aillent directement dans les poches de quelques italiens graisseux? Qu'est-ce que ça prenait de plus? Qu'on prenne Tremblay, Zampino et Accurso en train de faire un "trip à trois" dans un môtel de Longueuil?

Évidemment, on me dira que se sont les circonstances qui auront permises à Tremblay de se faufiler entre Harel et Bergeron. Que dans le fond, la majorité des électeurs ont voté contre Tremblay. Et que dans ce sens, ils ne sont pas dupes. Vrai! Vrai que le deux-tiers des gens qui ont votés l'ont fait contre Tremblay. Ceux-là n'ont donc rien à se reprocher... Cependant, voyons voir quel pourcentage de la population a réellement voté CONTRE Tremblay. Le taux de participation ayant été extrêmement faible (entre 32 et 39%), se ne sont donc que les deux-tiers d'une trentaine de pourcents qui se seront opposés au Maire Tremblay. Autrement dit, environ 75% de la population montréalaise a préféré voter pour Tremblay ou encore ne pas changer les choses (abstention) plutôt que d'amener un changement qui était ABSOLUMENT nécessaire! Les Montréalais avait, hier, un rendez-vous avec l'histoire et ils ont prouvé hors de tout doute qu'ils n'étaient pas à la hauteur de l'événement. Récompenser la corruption (peu importe la responsabilité personnelle du Maire, son équipe est coupable et cela, hors de tout doute), c'est vraiment pitoyable.

Je ne mâcherai donc pas mes mots: Honte à Montréal! Cette ville qui se targue d'être une métropole mondiale et surtout un grande ville de création, nous prouve avant tout qu'elle n'a aucune colonne vertébrale et que la seule réputation qui l'a suivra est celle d'une ville incapable de se réaliser et corrompue! The Economist, Le Monde, ainsi que MacLean's titrent tous que Montréal est devenu une ville de pègre. Quelle est la réponse des Montréalais? Réélire celui qui a présidé à l'échec de la ville? On croirait rêver...

Ai-je besoin de rappeler à qui que se soit que ce qui vient de se passer n'est, ni-plus, ni-moins, qu'une confirmation d'une tendance présente dans notre métropole depuis quelques années: Montréal avait soutenu le Parti Libéral Canadien (corrompu lui aussi) après le scandale des commandites et ont récidivés avec la réélection du Maire Tremblay hier. Les Montréalais semblent donc préférer soutenir la corruption et l'inefficacité plutôt que de 1. se lever pour aller voter ou de 2. faire un compromis (même temporaire) envers une idéologie différente.

Je trouve que, de manière bien indirecte, la meilleure analyse de la situation a été exprimée par le président d'élection de la ville de Québec, Sylvain Ouellet, qui donnait son point de vue sur le taux de participation dans la vieille capitale (50%, pour une élection jouée d'avance...): «Même s'il n'y avait pas une course aussi serrée qu'à Montréal, on voit que les gens de Québec ont de la fierté et de l'intérêt pour leur ville». J'aimerais pouvoir en dire autant à propos de Montréal...

Que faire maintenant? La ville était quasiment ingouvernable lors des dernières années et je ne m'attends pas à ce que la taupe Tremblay réussisse à changer les choses. On peut toujours rêver mais c'est rarement lors d'un troisième mandat qu'un politicien se met à faire des choses. On parle aussi de mettre la ville sous tutelle, je ne connais pas toutes les conséquences d'une telle décision mais c'est définitivement une option à envisager. Ça en est pathétique mais on dirait bien qu'il faudra que le gouvernement provincial mette le mauvais élève dans le coin et lui demande de rester en retenue. De retour à l'école primaire.

C'est tout de même drôle qu'on essaye d'enseigner la responsabilité démocratique en Afghanistan, alors qu'on pourrait justement le faire à Montréal... L'on parlait, lors des dernières années, d'un mystère Québec mais on peut maintenant confirmer que s'il y a un mystère dans notre belle province, c'est bien celui de Montréal; Montréal, grande métropole bananière...

vendredi 2 octobre 2009

Marois: populisme de bas étage

Il fallait bien que Marois en rajoute, oui, elle ne pouvait pas se la fermer, elle ne pouvait pas faire un ajout constructif, non, il fallait qu'elle y aille d'une boutade populiste frisant la démagogie.

Ce ne sera pas la première fois que madame Marois aura fait preuve de populisme mais de démagogie... Est-ce que j'exagère?

Démagogie: La démagogie est une attitude politique et rhétorique visant à essayer de dominer le peuple en s'assurant ses faveurs et en feignant de soutenir ses intérêts. Les propos démagogiques sont proférés dans le but d'obtenir le soutien d'un groupe en flattant les passions et en exacerbant les frustrations et les préjugés populaires. Pour cela, le démagogue utilise des discours délibérément simplistes, sans nuances, dénaturant la vérité et faisant preuve d'une complaisance excessive. Il fait ainsi appel à la facilité, voire à la paresse intellectuelle, en proposant des analyses et des solutions qui semblent évidentes et immédiates. Il ne fait pas appel à la raison et il n'y a pas de recherche de l'intérêt général.

Et oui, c'est exactement ce qu'est en train de faire madame Marois. Mais... Il est vrai que je n'ai pas encore expliqué de quoi je parlais et qu'il vous est un peu difficile d'accepter mes accusations de démagogies sans que je vous dise exactement ce que je reproche à la chef du PQ.

Ce que je reproche à cette dame, c'est qu'elle vient d'attaquer le plan d'augmenter les tarifs d'électricité (ce qui n'est pas un crime en soit, si elle avait de bons arguments...) et elle l'a fait en utilisant les habituels arguments démagogiques et populistes du bord. Précisons, ÇA c'est grave, parce que la démagogie n'est jamais positive dans un débat public mais aussi parce que ce débat bien particulier est central pour l'avenir du Québec. Il est donc absolument inacceptable que la chef d'un parti sérieux (pas l'ADQ sans chef ou encore Québec Solidaire) tombe dans les ornières de la malhonnêteté intellectuelle.


En gros, madame Marois a tout récemment affirmé qu'il était inacceptable que le gouvernement augmente les tarifs de l'électricité, du moins pas d'ici 2016 (attendre 7 ans et pourquoi pas le double?):
«Les Québécois ont investi beaucoup dans le développement d'une entreprise majeure, une grande entreprise nationale, Hydro-Québec. Il faut qu'ils en aient certains avantages (...) Il y a beaucoup d'autres avenues à utiliser par le gouvernement avant d'aller toucher au bloc patrimonial.»

Les autres solutions étant... Surprise, surprise: réclamer plus d'argent d'Ottawa «avant de piger dans les poches des Québécois»!!! Il me semble qu'on l'avait déjà entendu celle-là.

Tout cela peut vous sembler faire beaucoup de sens mais il faut reconnaître une escroquerie pour ce qu'elle est. Madame Marois nous induit en erreur en affirmant une telle chose et pour trois raisons: premièrement parce que les deux sujets (1.hausse des tarifs d'électricité et 2.montants dûs par Ottawa) n'ont simplement rien à voir l'un avec l'autre, deuxièmement parce que de toute manière il est essentiel pour notre prospérité nationale d'augmenter les tarifs d'électricité et finalement elle simplifie outrageusement en impliquant que la seule manière pour les québécois de profiter d'Hydro-Québec, est de garder des tarifs d'électricité en bas des prix du marché (ce qui est évidemment faux).

Le pire dans tout ça, c'est qu'elle sait évidemment qu'elle nous ment, ce qui fait de son discours de la plus pure démagogie, puisqu'elle essaye d'utiliser la méfiance populaire envers toute forme de taxation («piger dans les poches des québécois»), afin de bloquer le plan du gouvernement et envenimer les relations provinciales-fédérales. Elle sait que sa position est indéfendable, puisque ce que Charest est en train de faire, autant de gens au PQ l'ont réclamés qu'au PLQ. Lucien Bouchard, Jean-François Lisée, Joseph Facal, François Legault et bien d'autres (tous des poids lourds du parti) ont demandés et depuis des années, qu'Hydro-Québec s'ajuste aux prix du marché. De plus, la très grande majorité des économistes qui en ont parlé sur la scène publique, lors des dernières semaines, sont en accord avec le gouvernement. Finalement, même la nouvelle recrue vedette du PQ, l'économiste Nicolas Marceau, est d'accord avec le gouvernement. Autrement dit, ça n'est pas une question d'être à gauche ou à droite, c'est une question de compréhension économique et de rentabilisation de notre trésor national, au plus grand intérêt de tous les Québécois!

Autrement dit, soit madame Marois est trop bête pour comprendre la problématique (ce que je ne saurais croire) ou bien soit elle comprend très bien mais essaye de profiter de la situation pour nuire au gouvernement (ce qui me semble extrêmement plausible).


Dans le cas le plus plausible, son attitude est vraiment déprimante car ce sujet n'en est pas un pour la petite politique et encore moins pour la politique malhonnête. À moins qu'elle ne change de propos rapidement, madame Marois nous aura prouvé qu'elle préfère faire passer ses petits intérêts avant ceux des Québécois. Déprimant car je m'attendais à plus de sa part...

mardi 29 septembre 2009

Tarifs: Charest courageux?


Serait-il vraiment possible que Jean Charest soit, pour la première fois de ses multiples années au pouvoir, finalement courageux? C'est encore trop tôt pour le confirmer mais il semblerait que ce bon vieux flanc mou de Charest est en train de "mettre ses culottes" à propos de la fameuse question des tarifs. D'accord, c'est vrai que je suis un peu rude dans ma pseudo-analyse mais il faut toute fois reconnaître que notre premier ministre n'a pas souvent pris le chemin difficile depuis qu'il est au pouvoir.

En fait, je pourrais même affirmer que depuis l'échec retentissant de sa tentative de "réingénérie de l'État", Jean est devenu quasiment allergique à toute motion allant à l'encontre des lubies bien temporelles de la majorité des électeurs.

Suis-je injuste? Peut-être, après tout, il a vraiment fait face à une lame de fond dévastatrice lors de son premier mandat et son mandat minoritaire ne lui a pas vraiment permis de prendre des positions controversées. Cependant et c'est on ne peut plus clair, il n'a maintenant plus aucune excuse: ou bien il laisse maintenant sa trace (de manière positive ou marquante) ou bien il restera dans les analles politiques québécoises comme un des politiciens les plus mous de l'histoire moderne de notre nation...

Bon, cessons ce lynchage en règle, après tout le but de cet article était avant tout de féliciter monsieur Charest et non pas de le couvrir de boue (ou pire). Oui, je veux féliciter monsieur Charest pour trois raisons principales: premièrement pour son projet de hausse des tarifs, deuxièmement pour les tarifs qu'il ne fera pas augmenter et troisièmement pour la manière plutôt rusée dont il a présenté ce plan sur la scène publique.

Pourquoi est-ce que je défend cette idée de hausse des tarifs? Pour plus d'une raison mais principalement parce que l'on n'a pas le choix de faire face à la réalité. Nos finances publiques sont dans un état pitoyable (la dette est gigantesque et l'avenir risque d'être encore plus sombre) et ce n'est pas à cause qu'on n'a pas essayé de faire diminuer les coûts. En dehors de la santé et de l'éducation (deux secteurs dans lesquels il est quasiment impossible de faire des coupures), le reste de la fonction publique ne respire plus depuis quinze ans (bon, peut-être dix). Autrement dit, la solution n'est pas de couper mais de choisir entre une diminution des services ou encore une augmentation des revenus.


Autrement dit, soit on accepte une bonne partie de notre filet social (inacceptable!) ou encore on augmente les revenus. Évidemment, il est toujours possible d'augmenter la taxe de vente (ce qui sera fait en 2010) ou encore les impôts mais ceux-ci sont déjà très élevés. D'un autre côté, on peut aussi pousser les québécois à finalement payer un prix réalistes pour les services qu'ils reçoivent (ce qui n'est pas le cas en ce moment).

La solution, inévitable même si impopulaire (et c'est ici que Jean Charest devient courageux), est d'augmenter les tarifs. Les possibilités sont multiples mais les principales seront d'augmenter les prix de l'électricité, des mettre des péages sur les autoroutes, de taxer la malbouffe et plus encore l'alcool, de hausser certains frais de scolarité, etc. Je ne veux pas avoir l'air sadique mais je dois m'avouer vraiment satisfait de la plupart de ces choix. Il est évident depuis des années que une hausse de la tarification d'Hydro-Québec était nécessaire. Une hausse des prix permettra une baisse de la consommation locale (ou "gaspillage" local), ce qui permettra de revendre le surplus à nos voisins régionaux. L'Alberta fait la palette à revendre son pétrole et bien nous on fera la palette à revendre notre électricité. Si vous avez des doutes sur la question, jetez un coup d'oeil sur cet article que j'ai écrit il y a deux ans, ça devrait vous éclairer. De plus, il est bon à préciser que 300 millions de dollars, du pactole créé les nouveaux revenus d'Hydro, devraient être redistribués aux populations les plus en difficultées. Autrement dit, ça ne sera pas un enrichissement de l'État qui se fera au dépens des plus pauvres.


Pour ce qui est des autres tarifs et bien ils sont, dans l'ensemble, très positifs. Mettre une taxe sur la malbouffe ne rapportera pas beaucoup d'argent mais permettra de dissuader un comportement nocif et en plus, a la justification évidente qu'il faut bien aider à payer les soins de santé qui sont causés par ces aliments. On paye d'importantes taxes sur les cigarette, ce qui aide à payer pour les cancers qui en découlent et bien même chose pour Pepsi et Coca-Cola...

Les péages sur les autoroutes découlent de la même logique: nos routes nous coûtent cher et l'excès d'utilisation des automobiles coûte cher à la planète. En mettant des péages, on aide à payer les routes et on permet aussi de diminuer l'utilisation des machines à essence. Avec un peu de chance, ça donnera un coup de pouce au transport en commun et ça permettra éventuellement d'avoir notre fameux TGV Québec-Windsor.

Par contre, je dois m'avouer septique face à l'augmentation des taxes sur l'alcool, ainsi que l'augmentation des frais de scolarité au CÉGEP. Je précise, je ne suis pas nécessairement contre mais j'ai peur que ça ne puisse être contreproductif. Premièrement, l'alcool est déjà fortement taxé, plus que dans la très grande majorité des pays dans le monde. De plus, on se rend compte que certains types d'alcool (le vin rouge, par exemple), peuvent avoir des effets positifs sur la santé. Voudrait-on vraiment dissuader un comportement positif pour la société? D'accord j'exagère un petit peu, après tout l'alcool est avant tout un loisir, le taxer un peu plus ne tuera personne.

Finalement, la situation des frais de scolarité est plus compliquée. Il est tout à fait vrai que les frais pour accéder au CÉGEP (125-150$ par session) sont quasiment dérisoires. Cependant, il faudrait faire attention de ne pas trop les augmenter, car le CÉGEP ne représente pas des études supérieures mais bien une continuité du secondaire et on ne devrait pas dissuader les jeunes d'y aller.

En gros, voilà ce que je pense du choix gouvernement en ce qui a trait à la hausse des tarifs mais il est tout aussi intéressant de voir où le gouvernement n'a pas décidé d'augmenter les tarifs...

Pourquoi est-il adéquat de ne pas faire augmenter certains tarifs? Parce que certains services représentent avant tout des investissements et qu'en ce sens, il ne faut absolument pas dissuader les gens d'avoir de tels comportements. Le meilleur exemple est la situation des garderies à 7$. Le fait d'avoir des enfants est une richesse (pour ne pas dire LA richesse) essentielle pour tout pays (ou province) et si on a récemment réussit à faire augmenter la natalité, il est toute fois beaucoup trop tôt pour arrêter nos efforts. Il est important d'encourager les gens à avoir des enfants et il est tout à fait normal d'aider à défrayer les coûts gigantesques qui y sont reliés. Les garderie à 7 dollars nous coûtent cher mais sont appréciés par les centaines de milliers de familles qui les utilisent, c'est donc le moins qu'on puisse faire afin de leur donner un coup de main dans leurs défis.

Autrement dit, bravo à Charest de taxer ce qui est contreproductif et non pas ce qui est productif.

En quoi a-t-il bien présenté ce plan sur la scène publique? Je crois que la manière dont il a laissé filtrer, peu à peu, l'information à propos de hausses de tarifs a été plutôt habile. En effet, au lieu de directement présenter ses intentions, il a laissé les Jeunes Libéraux ouvrir le sujet, puis certains intervenants ont dit ce qu'ils en pensaient, ce qui a permis aux médias d'en parler abondamment; tout cela sans que Charest n'ait à se mouiller directement (ça lui ressemble bien). Une fois la réaction de la population dûment jaugée (dans l'ensemble, ça rend la colère mais rien d'explosif), Charest a alors put se permettre de dire ouvertement qu'il fallait en effet passer par ce dur processus, que les tarifs seraient bel et bien augmentés mais... Mais! Évidemment la population sera consultée et aucune décision inconsidérée ne sera prise (ce que madame Marois contredit vertement). Je tends à donner raison à madame Marois, les experts ont déjà déterminé là où les augmentations auraient à couper mais contrairement à madame Marois, je suis tout à fait d'accord avec le gouvernement: on sait depuis longtemps où il faut taxer, ça n'est pas le moment de se faire bloquer par une vague d'incompréhension populaire.

Autrement dit, Charest a trouvé un moyen de faire tranquillement accepter ce constat à la population. Ça n'est pas exactement la manière idéale, j'aurais préféré une vraie discussion sur le sujet, de manière à faire comprendre aux Québécois le plein bien fondé de l'action mais bon, à défaut de pédagogie, au moins on aura le résultat. Si c'est le mieux que puisse faire Jean Charest (au niveau du courage personnel), au moins il nous l'aura donner avant la fin de son troisième mandat...

Tiens mon Jean, si tu réussis ton coup, je te donne un B+ (ou peut-être même un A- dépendamment des détails à venir). Si tu recules encore une fois, par contre...

lundi 14 septembre 2009

Est-ce la fin pour l'Afghanistan?


Afghanistan; guerre mal aimée depuis longtemps, j'ai toute fois toujours appuyé le grand effort que l'occident fait dans cette contrée éloignée et moyenâgeuse. Les événements des derniers jours me poussent toute fois à revoir mon point de vue.

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que depuis le tout début, la guerre que l'OTAN mène en Afghanistan s'est mal orientée. Plusieurs accrocs sont responsables de la situation terrible dans laquelle l'Afghanistan est aujourd'hui; une victoire prise pour acquis, une trop grande attention vers l'Irak, trop peu d'effort mis à la reconstitution des institutions du pays et à la reconstruction bien concrète ou encore la couardise des européens, tous ces différents points ont rudement pesé dans la balance déterminant le succès ou l'échec de l'entreprise.

Cependant et c'est un point que je défend depuis le tout début de la guerre; cette guerre en valait toute de même les sacrifices impliqués. Raison principale: ça n'est pas parce que c'est difficile que ça ne vaut pas la peine de le faire! Toute personne qui pensait que ce serait une aventure aisée n'était qu'un idiot mais il est tout aussi vrai que toute personne qui prenait pour acquis que cette tâche était impossible était un couard.

L'Afghanistan n'était pas unique en son genre et l'occident a, plus d'une fois lors des dernières décennies, réussit à imposer la paix dans des pays chaotiques, tout cela en reconstruisant. Certains cas furent de francs succès et d'autres plus en demi-teinte (en plus de plusieurs échecs notables). Ce que ça prouvait, c'est que si on y mettait vraiment les efforts nécessaires, il était possible d'obtenir le succès escompté. Car si les difficultés abondaient, du moins la guerre était juste (justifiée par le 11/09 et entérinée par l'ONU) et le peuple voulait à tout prix s'en sortir...

Et c'est exactement pour cette même raison que je suis en train de perdre tout espoir pour cette guerre et pour la reconstruction (démocratisation, pacification, etc.) de l'Afghanistan: les Afghans et tout particulièrement les institutions de ce pays, ne semblent plus être dédiés au succès de l'opération. En effet, depuis la toute récente débâcle électorale, il devient clair que le plus grand intérêt de la nation ne semble plus être la première préoccupation du Président Karzaï. La fraude électorale massive est la preuve que le Président actuel met plus d'importance dans le maintient de son pouvoir absolu, que dans la salut de son pays.

Ai-je besoin de préciser que si les Afghans cessent de croire en leurs nouvelles institutions, rien de ce que pourra faire l'occident ne permettra de ressortir l'Afghanistan du gouffre? Si les Afghans ne sont pas les premiers à se battre contre l'obscurantisme Taliban et se mettent plutôt à pencher vers les mesquineries stupides du Président Karzaï, aucun plan de reconstruction ne pourra empêcher le chaos de revenir, là est l'effet destructeur de la corruption.

Voilà donc mon constat: je n'y crois plus, j'espère toujours que le bons sens reviendra finalement, qu'un leader éclairé et dédié reprendra les rennes des mains de Karzaï, que la population sera prête à faire un dernier effort contre les Talibans, que les occidentaux seront finalement prêts à y mettre toute la volonté nécessaire mais je dois me l'avouer, à ce point, ça devient plus un rêve doré qu'une possible réalité. Donc, espoir mais préparons-nous une porte de sortie, parce que cette juste cause n'est plus.

mercredi 29 avril 2009

La stagnation de Montréal


Avec un Maire mou et sans vision, ainsi qu'une incapacité à accomplir de grands projets ou revitalisations d'ensemble, la métropole du Québec semble plus que jamais dans l'impasse.

J'étais en train de réfléchir à ce sujet lorsque je suis tombé sur cet article de la Presse: La déroute d'une métropole, écrit par un ancien conseiller en relation publique de la Mairie de Montréal, Félix-Antoine Joli-Coeur. C'est ce qui m'a donné le courage de publier ce constat: Montréal n'est plus l'ombre de ce qu'elle était et s'embourbe, semble-t-il, sans fin et cela depuis au moins trois décades.

Voilà, la bombe est lancée!

J'entends déjà les cris d'indignations: Qu'est-ce que ça veut dire? Montréal est loin d'être une ville morte! Encore la guéguerre Québec-Montréal, qu'est-ce qu'ils ont ces frustrés de québécois (ptit criss de village de région)? Ou encore (pour ceux qui sont un peu plus posés): Montréal est la deuxième métropole canadienne et peut-être le premier centre culturel du pays, comment pourrait-on dire qu'elle s'embourbe ou stagne depuis trois décades?

Précisons d'emblée que je ne veux nullement diminuer le potentiel de notre métropole et encore moins mettre à mal sa population (il vaut mieux faire attention, ils sont délicats ceux-là). Mon point est plus simple et beaucoup moins provocateur: Montréal est comme un jardin laissez à l'abandon; plein de potentiel et de plantes superbes mais manquant gravement de jardinier afin d'y donner une vision d'ensemble.

Je sais bien qu'en donnant un point de vue aussi général, il est certain qu'on me dira que j'exagère ou que je ne connais tout simplement pas Montréal. Très bien, peut-être que j'exagère et il est certain que je ne connais pas bien la ville du Mont Royal mais ça ne m'empêche pas d'analyser deux ou trois choses sur cette ville. D'autre part, si je manque des points importants, n'hésitez pas à me le dire, ça ne fera que rendre le tout plus intéressant!

Premièrement au niveau économique (je vous rassure, je n'irai pas trop en profondeur), la ville n'est tout simplement plus ce qu'elle était et depuis trente ans, ne fait que déléguer, pièce par pièce, tout son pouvoir économique à des villes plus dynamiques, telle Toronto mais aussi Vancouver, Calgary et Ottawa. La taille de l'économie de la ville fait du surplace, même chose pour le pouvoir d'achat de ses habitants, sa bourse n'est plus que l'ombre d'elle même et tous les sièges sociaux d'entreprises se déplacent vers Toronto (même la Banque de Montréal est devenue torontoise...). Autrement dit, les grosses entreprises n'émergent plus de Montréal (à l'exception de Bombardier), pas plus que les nouvelles idées entrepreneuriales ou nouveaux produits (l'industrie du jeu d'ordinateur c'est bien mais pas de quoi transformer la ville). Autrement dit, au niveau économique la ville est en train de tranquillement s'effacer et si elle continue dans la même direction, il est vraiment à se demander ce qu'il restera d'elle dans trois autres décennies.

Deuxièmement au niveau démographique: là aussi la ville a pris du retard par rapport à sa situation des années 60 ou même 70. En effet, au début des années 60, Montréal était toujours la métropole canadienne, ayant une population aussi importante que celle de Toronto mais aussi l'avantage d'avoir un ensemble hétérogène; formé par une longue histoire avec l'immigration et étant une des rares villes à être bilingue à son coeur même. Ce mélange bien particulier (nombre, diversité et bilinguisme, couplées à la jeunesse de sa population) donnait à Montréal une vitalité bien particulière. Il est toujours vrai qu'aujourd'hui la moitié du Québec réside dans la région de Montréal, ce qui est loin d'être négligeable. Malheureusement depuis une trentaine d'années, une bonne partie de l'élite anglophone a quitté la ville, disparaissant avec leurs connaissances et leur instinct entrepreneurial. Aussi, la population de l'île a tranquillement stagnée (bien que se rependant dans les couronnes sud et nord), n'arrivant pas à suivre la croissance des grandes villes nord-américaines. Finalement, toujours selon les standards nord-américains, la région de Montréal est devenue âgée, perdant du coup une partie de son dynamisme. On voit donc que là aussi, l'avenir de Montréal est plutôt morne.


Troisièmement au niveau de la culture et de la connaissance: c'est certainement le point fort de la ville, car après tout, une bonne partie de sa réputation actuelle tient avant tout compte de son dynamisme culturel. De plus, la ville possède plusieurs institutions universitaires, dont la très prestigieuse McGill. Cependant, même au sein de se terreaux fertile, tout ne va pas pour le mieux. Par exemple, s'il est vrai que Montréal est dynamique au niveau de la culture et que le reste du Canada semble bien plat en comparaison, il ne faut pas négliger les progrès que Toronto a fait en le domaine. Là où Montréal n'avait pas de compétiteur canadien il y a une ou deux décennies, Toronto la suit désormais de près et cela, à tout les niveaux (musées, orchestre, festivals, etc.). De plus, si la métropole québécoise reste un endroit où la connaissance a sa place, le décrochage scolaire met a mal les perspectives d'avenir de la ville et il ne faut pas non plus oublier les grands échecs de certaines de ses institutions universitaires. L'UM n'est pas particulièrement glorieuse (si on oublie le HEC) et l'UQAM semble prise dans un cycle destructif sans fin... Autrement dit, peut-on vraiment espérer que Montréal reste chef de peloton alors que la compétition devient de plus en plus féroce et que certains des atouts de la ville semblent paralysés? Qu'est-ce qui viendra changer la donne: le quartier des spectacles? Justement...


Quatrièmement, les finances et grands projets: Ce point est un des plus négatifs pour la ville car depuis quelques années, les finances de la ville sont dans le rouge et les grands projets souffrent d'une immobilité totale. Premièrement les finances: 7 milliards de dette, ce qui revient à un coût annualisé brut des intérêts de près de 850 millions de dollars (ou 21% du budget de la ville). On parle ici d'une charge, qui si elle n'est pas complètement écrasante, reste extrêmement gênante pour la ville. En effet, difficile de trouver de l'argent de surplus, afin de penser aux nouveaux projets de développement de la ville, lorsqu'une bonne partie de ses revenus est immobilisée par le paiement des intérêts de la dette.

Deuxièmement et c'est évidemment le sujet de l'heure, la ville ne réussit plus à réaliser ses grands projets et semble décidément corrompue et sans imagination. Soyons honnête: quel est le dernier grand projet entreprit et réussi par la ville de Montréal? L'expo 67? D'accord, j'exagère et n'ai pas vraiment fait de recension sur le sujet mais le portrait, même gribouillé, reste accablant. Le maudit super hôpital ne semble jamais vouloir voir le jour, l'extension du métro vers Laval a coûté le double ou le triple de ce qui était prévu (rendu à ce point là, je ne compte plus), le SHDM est un vol à ciel ouvert, l'affaire des compteurs d'eau ne fait qu'empirer de jour en jour (jetez un coup d'oeil sur au moins un des ces trois articles: Boisvert, Ouimet et Noël), la construction d'autoroute ou même seulement de bretelle d'autoroute est devenu un projet pharaonique, certains envisages que le quartier des spectacles va se transformer en éléphant blanc (oui, ça nous ferait tout un spectacle!) et soyons honnête, la piètre gestion des jeux olympiques de 76 fait encore mal à la ville (et à la province) 30 ans après... À ce niveau là, on comprend facilement que Montréal a un gros problème (quel qu'en soit la raison) et qu'elle devra être très imaginative pour trouver un moyen de contourner cette grande incapacité.


Cinquièmement au niveau de la gouvernance: Le dernier point que je veux toucher et qui est, d'après moi, le plus grand problème de la ville, est son échec TOTAL au niveau de la gouvernance. Oui, cette ville semble ni plus, ni moins qu'abandonnée à elle même; personne ne sachant ce qui s'y passe, aucune institution cohérente n'étant en place afin de contrôler la situation. C'est donc une crise à deux niveaux, d'un côté l'échec total du leadership de la ville et de l'autre la situation lamentable créée par les fusions-défusions. Sérieusement, quelqu'un peut-il me dire qui a été le dernier grand maire de Montréal? L'actuel Tremblay est une montagne d'incompétence, Bourque n'était guère mieux, Doré n'avait aucune vision et le "roi" Drapeau est rapidement sombré dans une catatonie navrante après un départ canon. Autrement dit, cela fait près de 40 ans (et je ne remonte pas plus loin) que la ville est dirigée par une classe politique défaillante. Je veux bien croire qu'une hirondelle ne fait pas le printemps et qu'un maire ne fait pas tout dans une ville mais tout de même... Pire encore, quel est l'avenir de la direction de la ville: encore une fois Tremblay ou est-ce qu'une petite dose de Labonté prendra la place? Finalement, la situation administrative chaotique de la ville, avec tout ses maires d'arrondissement et ses structures se superposants, ne présage rien de bon pour l'avenir de Montréal.

Ouin, ouin, ouin... Hum, hummm... Pas rose tout ça... Évidemment, on en arrive à la fin de ces différents points et on ne peut qu'avoir deux conclusions qui nous viennent à l'esprit: premièrement qu'il est indubitable que Montréal a perdu des plumes, ce qui est une mauvais nouvelle pour n'importe quel québécois. Cependant, on peut aussi en arriver à la conclusion que je suis vraiment trop pessimiste dans mon analyse; à trop vouloir comparer, je passe à côté de plusieurs transformations positives et impressionnantes que la métropole a pu générer lors des dernières années. À cela je répondrai que c'est peut-être vrai (en fait, c'est sûrement vrai) mais le but de cet article est de conscientiser à propos de ces problèmes et non pas de congratuler dans l'inaction. Peu importe l'évaluation du degré des problèmes auxquels la ville fait face, tout le monde s'entendra sur le fait que tout ne roule pas pour le mieux sur la butte du Mont Royal!

Car si la ville possède de grandes forces et malgré tout ce que j'ai pu dire auparavant, elle en a, il est tout de même certain qu'elle a un grave problème d'organisation et de gouvernance. C'est en effet ce point que je trouve le plus dangereux pour l'avenir de la métropole. C'est un fait, l'accumulation anarchique; bureaucratique et politique, montréalaise est un désastre. Et si l'économie et la vie culturelle peuvent continuer à se développer, malgré cela, bon an, mal an, ça devient vraiment problématique quand les institutions politiques non-seulement n'aident pas le développement mais en plus y nuisent.

Ce qui me mène à me demander: même s'il y avait un renouveau phénoménale de créativité dans tous les domaines, comment un tel bouillonnement pourrait-il être entretenu et ne pas être gâché sans une direction logique et efficace à la tête de la ville? Voilà donc pourquoi il est essentiel que les montréalais réforment ces systèmes malsains et exigent un monde politique plus conséquent. Si de telles choses peuvent être faites aujourd'hui, on peut espérer que dans trente ou quarante ans, ce ne sera pas Montréal qui aura à faire face au constat de ses échecs.

jeudi 9 avril 2009

Persévérance scolaire?


Depuis quelques mois, je prend de plus en plus de plaisir dans la lecture du journal La Presse; vraiment pas mal, pour un journal québécois (Hum... Ça fait du bien de faire la fine bouche).

C'est d'ailleurs dans ce journal que j'ai découvert (plutôt sur le tard, je l'avoue) l'incroyable Foglia. C'est un succulent personnage et il est difficile de ne pas devenir accroc de ses "chialages" perpétuels. Je ne vous apprend évidemment rien puisque vous le connaissez tous déjà sûrement très bien (c'est pas pour rien qu'il est l'éditorialiste le plus lu au Québec).

Donc, si vous connaissez déjà, pourquoi est-ce que j'en parle? Pour mettre à jour mon ignorance de cet incontournable personnage? Non! En fait, j'amenais ainsi le sujet afin de vous parler d'un très récent article de ce vieux désagréable de Foglia. Celui-ci porte sur le décrochage scolaire; sur qui devrait reposer la responsabilité en ce qui a trait à ce problème scolaire mais aussi sur la langue de bois ainsi que le refus d'affronter la réalité. Le tout bien épicé d'une bonne dose d'humour décapant, sauce Foglia.

Voici donc le lien, jettez-y un coup d'oeil. Personnellement, j'appuie totalement ses propos. Je me permettrai donc de ne pas répéter; il explique le tout avec beaucoup plus de doigté que je ne pourrai jamais le faire.

vendredi 13 février 2009

Être responsable, à la sauce albertaine


Développement environementalement responsable des sables bitumineux? Une bonne vieille blague de nos cowboys albertains...

Il n'y a pas de doute, la nouvelle la plus drôle de la journée revient certainement au gouvernement provincial de l'Alberta. Celui-ci et plus particulièrement le Président du Comité du Trésor, Lloyd Snowgrove, nous annoncent qu'ils vont mettre en œuvre un plan de développement environnemental et durable pour l'exploitation des sables bitumineux. Un plan tellement sérieux que tous les environnementalistes (et toute autre personne qui s'en fait un peu pour l'environnement) remarqueront qu'aucun budget, ni d'échéance ou calendrier n'accompagne l'implémentation de ce plan. Un fier et parfait exemple de pensée verte, à l'albertaine: un beau gros nuage de fumée (au goût bien saturé de CO2).

Mouhahahaha! Non mais, ils nous prennent vraiment pour des cons! Ils nous présentent ce plan de développement "durable" et affirment que le côté environnemental de celui-ci est de première importance... Comment peuvent-ils dire de telles conneries, alors même que ça fait trente ans que l'extraction des sables bitumineux à commencé et que jamais (je précise bien: JAMAIS!) ils n'ont pris en compte la réalité environnementale du Nord de la province (où l'exploitation des sables se fait). L'Alberta a toujours été contre Kyoto, n'a jamais pris au sérieux les problèmes de réchauffement de la planète et est le fier champion de production de gaz à effet de serre (par capita) au Canada. Après tout ça, vont-ils vraiment maintenant essayer de nous faire croire qu'ils se sont découvert une âme verte? Ah! Ah! Ah! Bonne blague en effet... Le représentant aux questions énergétiques de l'opposition libérale, Kevin Taft, aura bien fait de remarquer que d'affirmer que cette annonce gouvernementale est un "plan", serait comme d'affirmer que "dehors ce n'est pas l'hiver".

Si vous vous souvenez bien, cet été, alors que je travaillais au ministère de la santé de l'Alberta, on m'a même censuré et empêché d'évoquer le simple concept "d'exploitation" des sables bitumineux. Ce sujet est invisible en Alberta et maintenant ils voudraient qu'on n'éclate pas de rire en les entendant parler de développement durable? S'il-vous-plaît messieurs du parti Conservateur de l'Alberta, personne ne vous prend au sérieux sur les questions environnementales, alors arrêtez d'essayer de nous bourrer! On sait bien que la seule raison de ce plan est de faire un bon coup de comm (surtout au près du marché américain) et que vous n'avez jamais eu l'intention de changer quoi que se soit. La blague est consommée mais est bel et bien terminée, apportez maintenant de vrais changements parce que les implications de vos destruction sont bien réelles et que le monde entier finira bientôt par les ressentir.

mercredi 11 février 2009

Protectionnisme: le suicide collectif


Ras-le-bol d'entendre parler d'économie? Et bien moi aussi mais j'ai malheureusement l'impression qu'on ne risque pas de se faire épargner les détails lors des prochains mois et même (qui sait) années. Les États-Unis ont mis le monde entier dans la merde, à force de penser "court terme" et "consommation à tous prix" (sans en avoir les moyens). Le beau résultat est une crise économique sans pareille (enfin, la comparer à la grande dépression, c'est tout dire).

Que dire de plus, ils ont gaffé, on a gaffé, ça ne sert plus à grand chose de distribuer les responsabilités. On est maintenant tous dedans jusqu'au cou, donnons-nous donc un petit coup de main afin de s'aider mutuellement à s'en sortir... Rien de plus logique, n'est-ce pas?

Malheureusement, il semblerait que non. Pourquoi? Parce que chacun semble tranquillement vouloir tirer la couverte de son bord ou encore, afin de continuer avec l'image utilisée ci-dessus; on est plutôt en train d'essayer de se piler dessus afin de submerger, créant une débandade improductive et même, destructrice.

Là où les nations du monde entier (ou du moins, des pays développés), auraient pu se coordonner afin de prendre des actions de stimulation économique communes, on se retrouve plutôt dans un jeu de con où chacun essaye de s'en sortir individuellement et sur le dos de son voisin. Oui, vous me voyez venir, je parle bien du protectionnisme.

Le protectionnisme, comme il fut présenté récemment dans les propositions de stimulations économiques américaines (Buy American), Russes et Indiennes, dans le plan d'aide aux entreprises françaises (aide spéciale aux compagnies automobiles) mais aussi comme les idées proposées par le syndicat des métalos canadiens, risque d'avoir des conséquences funestes.

Je n'ai pas l'intention de vous expliquer toutes les conséquences que peut avoir le protectionnisme sur l'économie mondiale mais disons simplement qu'en situation de crise économique (situation actuelle), tuer le commerce international est certainement la meilleur manière de nous détruire collectivement. Ça a déjà été essayé (lors de la grande dépression) et laissez-moi vous dire que ça n'a aidé personne, bien au contraire... Personne n'y a été gagnant et ça a plutôt servit à répandre la crise sur l'ensemble de la planète. Car toute tentative de protectionnisme (tenter de limiter des importations afin de protéger les emplois locaux) ne peut amener que la réciproque venant du pays ne pouvant plus exporter. Ce qui nous mène directement vers une guerre commerciale et une réduction des échanges économiques internationaux. Très mauvaise idée lorsqu'on prend en compte l'extrême importance du commerce sur la création d'emploi, que cela soit ici ou ailleurs.

Il faut donc que tous comprennent que l'idée de "protéger" les emplois locaux n'est pas une panacée et que si on se met à utiliser de telles méthodes, on souffrira bien plus que ce que l'on pourra gagner. Espérons que nos dirigeants sauront prendre les bonnes décisions: collaborer de manière sérieuse et non pas se rétracter sur soi-même de manière populiste et démagogique.

mercredi 28 janvier 2009

Pas d'élection... Vive la négociation!


Oui, vous m'avez bien lu et si vous avez moindrement suivi mon blog lors des derniers mois, vous comprendrez ma grande satisfaction face au fait que, premièrement, l'on ne nous précipitera pas encore une fois en élection et de deux, que certains membres de la coalition (dito: le Parti Libéral du Canada) aient réussi à tordre le bras du Parti Conservateur sans avoir à le renverser.

Oui, notre système viens de nous prouver que, même après la situation très difficile des derniers mois, il est efficace et sait passer au travers des multiples embûches de la vie politique moderne. Malgré toute l'imbécillité obtus des récents plans de Harper, malgré l'opportunisme débridé et mal placé de l'opposition, nos politiciens en sont finalement venu à un compromis: c'est ça la démocratie! Le résultat n'est peut-être pas le plus beau budget de l'histoire de Canada mais il nous permettra tout de même de faire face aux problèmes économiques actuels et d'ainsi donner un peu de "jus" à notre économie, tant mieux!


Pour conclure, un petit mot d'encouragement pour celui qui aura savamment tordu le bras de Monsieur Harper et nous aura ainsi permis de ressortir de cette crise: two thumbs up pour vous Monsieur Ignatieff!

mardi 20 janvier 2009

Maher Arar dénoncé par Omar Khadr?


Je me doute bien que le sujet de l'heure est lié à un grand et éloquent homme noir et à son discours qu'il va nous faire aujourd'hui mais je vais tout de même vous parler d'un sujet secondaire qui devrait intéresser toute personne éprise de justice (et le grand homme noir tout particulièrement). En effet, le site Cyberpresse nous annonçait aujourd'hui que Maher Arar avait été dénoncé comme terroriste par Omar Khadr. Plus précisément, Omar Khadr aurait avoué avoir vu Maher Arar dans un camp d'entraînement d'Al-Qaida en sol afghan. Ma réaction immédiate: comment? Qu'est-ce que c'est que ça?

Comment une telle chose serait-elle possible? Maher Arar, un citoyen canadien, avait été déporté en Syrie par les autorités américaines, où il fut été torturé pendant un an avant d'être finalement relâché. Suite à cette grave bavure, une enquête eut finalement lieu et une cour canadienne innocenta non-seulement complètement Arar (de toute accusation d'activité terroriste) mais en plus, décida de verser plus de 10 millions de dollars au pauvre homme, afin d'excuser son pays d'adoption de ne pas l'avoir protégé. Maher Arar a donc été prouvé innocent mais alors comment Kadr aurait-il pu le voir dans ce camp de terroriste? Aurions-nous été dupe? Maher Arar serait-il, en fait, un terroriste auquel le Canada aurait versé une compensation d'excuse (situation plutôt embarassante si elle était trouvée vraie)?

Ma réponse (précisons que je ne suis pas dans les secrets des dieux du contre-terrorisme mondial) est un retentissant NON! Car non seulement le Canada a réussi à prouver l'innocence d'Arar mais même Condoleeza Rice a avoué que les États-Unis avaient fait fausse route à propos de lui (et précisons que Rice elle, contrairement à moi, est bel et bien dans les secrets des dieux du contre-terrorisme mondial).

Donc, Maher Arar, innocent ou non? En fait, la véritable question se devrait plutôt d'être: pourquoi? Pourquoi Omar Khadr aurait-il dit une pareille chose? Évidemment, il y a la possibilité (aussi réduite soit-elle) que l'information soit vraie. Cependant, la réponse la plus probable est a un tout autre niveau: la torture et la détention illégale.

Oui, la réponse qui me semble la plus réaliste est qu'Omar Khadr ne pensait nullement ses propos mais qu'après sept années d'emprisonnement à Guantanamo, après s'être fait voler l'ensemble de ses droits, après avoir été torturé, après avoir subi tout ce qui peut détruire un homme (et Khadr n'avait que 17 ans en entrant à Guantanamo), après avoir perdu tout espoir, il a été finalement prêt à répéter n'importe quel mensonge que ses geôliers et tortionnaires lui ont demandé de dire. Torturez n'importe quel individu et il finira par répéter toute parole que vous lui demanderez de balbutier...

Voilà l'horrible effet de la torture, voilà ce à quoi Soljenitsyne nous mettait en garde, voilà ce qui arrive quand on enlève tout droit et toute justice. Voilà le résultat de la destruction des valeurs démocratiques et sociales qui nous sont si chères: la création délibérée de mensonges, voilà quel en est le résultat. Des mensonges peut-être pratiques pour ses tortionnaires mais d'horribles mensonges tout de même. Comment pourrait-on avoir foi en de telles sources?

Et c'est exactement pour ça que Guantanamo doit disparaître. Que cet empire du mal, du non-droit et du mensonge prenne fin et les États-Unis puissent redevenir une terre d'espoir et de justice.

La décisions est maintenant entre tes mains, Obama...

mardi 9 décembre 2008

Gagner... Mais qu'est-ce que gagner?


La plus récente élection provinciale vient de se terminer et curieusement, on a de la difficulté à trouver des perdants, qu'en est-il vraiment?

Voilà! Une campagne électorale de moins et pour une fois (fait rarissime dans notre monde politique canadien contemporain) on semble avoir un gagnant clair. Heu... Gagnant clair... En tout cas, ce qui est sûr (et là tout le monde est d'accord), on ne risque pas d'avoir d'élection provinciale pour un bon 4 ou 5 ans. Mais... Un gagnant clair... Là évidemment, personne ne s'entend. D'abord, qui a gagné? Charest a bien réussi à avoir un gouvernement majoritaire mais c'est une si petite majorité (enfin, c'est ce que tout le monde semble dire). Marois aurait-elle été la grande gagnante? Après tout elle a réussi à avoir suffisamment de députés afin de former une très forte opposition (et il semblerait que ça prouve bien que l'indépendance est de nouveau "sexy"). Même Québec Solidaire (et surtout Amir Khadir) semble avoir trouvé le moyen d'être le grand gagnant de cette élection (ben quoi? 1 député est infiniment mieux que 0!). En fait, en y pensant bien, il n'y a qu'une seule personne qui ne semble pas avoir gagné cette élection et c'est Mario Dumont... Ça, je ne crois pas que ça ait réellement besoin d'explication.


Évidemment, toute cette discussion est bien intéressante et il est clair que la plupart de ces arguments se valent mais soyons sérieux. Est-ce que le Parti Québécois est gagnant? Non, pas du tout! C'est maintenant la troisième élection qu'il se fait reléguer à l'opposition et il n'y a rien à fêter là-dedans (à moins que de finir deuxième pour l'éternité ne fasse le bonheur des péquistes?). Ça n'est donc pas une victoire pour le PQ mais simplement le signe que ce parti n'est pas mort et surtout, que Pauline Marois va réussir à rester au premier échelon du parti. Tant mieux pour elle ou... Peut-être pas, après tout, est-ce vraiment une promotion que de rester sur le chevalet de torture qu'est le poste de chef du PQ? En tout cas, tant mieux pour Marois mais soyons honnête, le PQ a perdu pour les 4 prochaines années, on verra bien après.


Québec Solidaire... Québec Solidaire... Heum... Encore une fois bravo à Monsieur Khadir mais est-ce que quelqu'un peut le ramener sur terre? Après son discours grandiloquent hier soir, on aurait pu croire qu'il était le nouveau premier ministre du Québec. Allo! T'es le seul député de ton parti, traduction en langage réaliste (vous savez les "réalistes", ces gens plates et sans imagination): non seulement t'es pas au pouvoir mais t'es même pas près de pouvoir apporter quelque changement que se soit au système. La seule chose qui est claire, c'est que Québec Solidaire vient de gagner le droit d'entrer dans ce grand théâtre dans lequel Charest dirigera, le PQ criera, l'ADQ se mortifiera et Amir Khadir... Regardera! Voilà son rôle pour les 4 prochaines années, regarder la "game" de près, pas diriger! En tout cas, content quand même pour lui, il voulait être député depuis longtemps et bien c'est fait! Mais avant que Québec Solidaire prenne "réellement" le pouvoir... Ayoye que je risque d'être vieux!


Finalement, Charest et les Libéraux... Comme ça tout le monde à l'air de dire que c'est une petite victoire ridicule. Pas de quoi fêter. Une victoire de perdant, etc. Allons, réveillez-vous! Le gars a le pouvoir majoritaire, plus personne ne lui traînera dans les pattes pour 4 ou 5 ans. C'est sûr qu'il aurait bien aimé avoir quelques députés de plus mais le but premier, ça n'était pas d'en avoir 68, 72 ou 81, le but c'était d'avoir 63 députés et la majorité afin de ne plus avoir à se faire chier avec les protestations de l'opposition! Charest a gagné son pari et pourra maintenant se la couler douce pour quelque temps.

En plus, Charest vient de gagner le prix "Maurice Duplessis". Hein? Ouin, ce prix décerné au premier ministre ayant réussi à gagner trois élections d'affilées (2003, 2007, 2008). C'est la première fois depuis Duplessis que ça se fait. Ah là! Il n'y a plus de doute, lorsqu'on égale Duplessis, c'est qu'on fait parti des grands. Encore bravo Monsieur Charest, maintenant il ne vous reste plus qu'à savourer votre "vraie" victoire et laisser les autres s'énerver avec leurs "autres" victoires.


Ah, oui... Monsieur Charest, peut-être pourriez-vous aussi aspirer à une "encore plus grande" victoire: laisser un héritage politique un peu plus reluisant que le "grand" Duplessis...

vendredi 28 novembre 2008

Déboire fédéral: coup d'état ou énième élection?


En pleine crise financière et économique, la politique fédérale canadienne est en pleine ébullition. Un mois et demi après l'élection d'un gouvernement conservateur minoritaire, le pouvoir est mis à mal et le pays doit se préparer à la possibilité d'une énième élection ou même d'un coup d'état.

Ça ne va pas au gouvernement fédéral, non, ça ne va pas du tout. Que se passe-t-il et à qui la faute de la crise? Les bases de la crise sont plutôt simples: Harper et son fameux agenda caché... Oui, le Premier Ministre Stephen Harper a clairement manqué de doigté dans les dernières semaines. Qu'a-t-il fait? Il a, lors de son dernier énoncé économique, tenté trois actions hautement partisanes et directement destructrices pour la situation politique canadienne actuelle. Plus particulièrement, les trois annonces faites par Harper: l'abolition de la subvention aux partis politiques, la suspension du droit de grève des employés fédéraux et la fin du régime d'équité salariale, se révèlent des choix politiques beaucoup trop marqués et idéologiques pour un gouvernement minoritaire, surtout qu'aucune des actions promises afin de stimuler l'économie ne furent proposées dans l'énoncé. Face à une telle situation, les partis d'opposition n'ont pas d'autre choix que de s'opposer directement au Parti Conservateur (sans les subventions aux partis politiques, peu pourrait survivre). Le problème est donc clair, si tous les partis d'opposition votent contre l'énoncé économique, le gouvernement est défait sur un vote de confiance, ce qui nous amènerait directement à une autre campagne électorale (seulement un mois et demi après que nous en soyons sortit).

Le gouvernement Conservateur, ayant finalement compris qu'il est allé beaucoup trop loin, a annoncé qu'il reculait sur la question des subventions aux partis politiques (ce qui était un mouvement beaucoup trop anti-démocratique pour ce que les Canadiens sont près à digérer). Cependant, malgré ce recul et le fait que le ministre des finances, monsieur Flaherty, a devancé la date du budget fédéral (ouvrant ainsi la porte à quelques mesures de stimulation économique), l'opposition ne semble pas démordre de son os.

En effet, l'opposition Libérale-néo-démocrate semble se griser à l'idée qu'ensemble (et avec l'aide opportune du Bloc Québécois), ils peuvent faire trembler le gouvernement. Encore pire, ils se sont mis en tête qu'ils pouvaient être Calife à la place du Calife. Oui, c'est exactement ce que la "possible" nouvelle coalition rouge-orange promet de faire. Utilisant le fait que la crédibilité d'Harper en a pris un coup comme chef de gouvernement, l'opposition demande à la Gouverneure Générale de trancher en leur faveur et de leur accorder la gouvernance du pays...



Oui, vous avez bien entendu, les partis Libéral et néo-démocrate sont en train de nous passer un coup d'état en douce! Car si les partis d'opposition étaient tout à fait légitimes dans leurs pressions contre l'énoncé économique de Harper, ils ne le sont pas du tout dans leur revendication de la gouvernance. Pourquoi? Pour la simple et très bonne raison qu'ils n'ont pas gagné la toute dernière élection et n'ont donc aucun droit sur le gouvernement. Les Canadiens ont élu (même de manière minoritaire) le Parti Conservateur afin de diriger le pays; pas le Parti Libéral (qui a vécu une réelle déroute) et le Parti Néo-démocrate (qui n'a qu'une trentaine de députés). En ce sens, les partis d'opposition se doivent d'accepter leur défaite et ainsi, cesser de vouloir s'approprier le pouvoir. D'ailleurs, même une coalition rouge-orange n'obtiendrait que 113 députés, contre 143 des Conservateurs. Même en coalition, ce nouveau regroupement politique aurait moins de légitimité démocratique que les Conservateurs. De plus, il est ridicule de penser que le Bloc Québécois puisse rejoindre la coalition. Un parti séparatiste ne pouvant avoir un rôle de direction dans le pays qu'il veut détruire. N'acceptant pas de faire de compromis par rapport au Québec, le Bloc Québécois serait donc un élément ingouvernable dans cette possible alliance, enlevant toute stabilité et donc crédibilité à cette coalition.

Donc, il va falloir que tout ce beau monde prenne une grande respiration, se calme et revienne sur terre. Harper doit faire des compromis et faire face à la crise économique au lieu de faire de la basse politique partisane. De l'autre côté, Dion, Duceppe et Layton doivent se rappeler qu'ils n'ont pas été les gagnants de la dernière élection et qu'ils ne peuvent donc pas prendre la direction du pays. Si les deux côtés font un peu plus preuve de retenu et de prudence, alors la crise politique passera (pas de réélection, pas de coup d'état) et on pourra passer aux questions cruciales de l'économie et de la finance. Par contre, si personne ne fait preuve de prudence, les Canadiens se feront de nouveau projeter dans une campagne dont personne ne veut ou même dans un coup d'état qui mettrait à mal notre démocratie. Allons messieurs les politiciens, du calme pour votre pays, on vous en prie!

vendredi 14 novembre 2008

Abstention record: mais qu'attendez-vous?


Bon, là je dois vous avouer que j'en ai un peu ras-le-bol... On vient de passer au travers des élections fédérales, on a suivi attentivement les élection américaines et on se fait de nouveau projeter dans une nouvelle campagne politique, au tour des élections provinciales de retenir tous nos souffles collectifs (ou pas)... Je m'attends déjà à la réaction des Québécois; "Qu'est-ce qu'ils ont à nous faire chier les politiciens avec toutes ces élections qui ne veulent rien dire? À quoi ça mène? Pourquoi est-ce qu'ils nous dérangent encore?" Etc. D'un certain sens, je suis bien d'accord avec vous, on es tous un peu tanné de ces élections qui semblent maintenant revenir à tout les ans. Sauf que c'est aussi là que vient mon cri du coeur: une élection n'est pas qu'un concours de popularité ou encore un spectacle qui doit être vendu à un électorat. Bien au contraire, une élection est un événement clé sans lequel notre système démocratique ne peut fonctionner convenablement. Ça n'est pas sensé être particulièrement plaisant mais c'est tout de même très important.

Voici maintenant ce qui m'enrage particulièrement. Suite à la dernière élection fédérale canadienne, Élection Canada a publié les résultats de la participation au scrutin et surprise, surprise (ce qui était en fait vraiment prévisible), les Canadiens n'ont même pas atteint la barre des 60% de participation (59,1% pour être précis). Autrement dit, plus de 40% des Canadiens ont décidé qu'ils avaient mieux à faire que de se déplacer pour aller voter. 40% des Canadiens (dont une grande proportion de jeunes) ont évalué que de prendre position sur l'avenir de leur pays n'avait pas vraiment d'importance... Ma réponse: lâcheté, ignorance et fainéantise!

Je ne saurais être assez dur envers ce manque de sens civique. Arrêtez donc de mettre la faute sur les politiciens peu intéressant, sur les partis politiques qui n'ont rien de différent à présenter ou encore sur le fait que la politique ne vous représente pas vraiment, pas vraiment "vous". Auriez-vous oublié que l'on a les politiciens que l'on mérite? Un politicien n'est ni un magicien, ni un faiseur de miracle, ça n'est en fait qu'un amalgameur des espoirs et volontés collectives d'un pays, c'est tout! Et si vous décidez de ne même pas vous lever une fois par année pour exprimer sérieusement votre vision de la société, alors pourquoi voudriez-vous que qui que ce soit s'occupe de la bonne gestion de la nation pour "vous". Pensez-vous vraiment qu'un pays efficace et riche comme le nôtre s'est créé par hasard? Ça a pris un travail individuel intense mais aussi une organisation des intérêts tout à fait remarquable. C'est donc en parti grâce à notre système politique que nous sommes devenus ce que nous sommes aujourd'hui. Dans la même logique, préparez-vous bien à prendre les responsabilités des échecs futurs de notre pays, car ça sera le manque d'organisation collective qui nous fera tomber. Si tu ne t'occupes pas de la politique, n'oublie pas que elle, elle s'occupera de toi...

Maintenant tout le monde, prenez un grand respire, organisez-vous pour vous permettre quelques heures pour vous informer, réfléchir (je sais que ça sera difficile de vous priver de la télévision si longtemps mais je suis sûr que c'est tout de même possible de survivre en écoutant moins de 6 heures de petit écran par jour) et prenez un petit trente minutes pour aller voter le 8 décembre. Ne le faîtes pas parce que vous "aimez" un des politiciens en lices mais simplement faites-le pour vous. C'est un devoir de citoyen et c'est à l'avantage de tous que tout le monde y mettes du sien.

Si ça vous intéresse d'avoir les détails sur les statistiques de l'élection provinciale, vous pouvez jeter un coup d'oeil sur le sur ce lien (court article de Radio Canada): http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2008/2008/10/15/019-abstention.shtml

mardi 21 octobre 2008

La fin de Dion: Enfin!


Enfin! Oui enfin Stéphane Dion a tiré sa révérence et vient d'annoncer qu'il abandonne son poste comme chef du Parti Libéral du Canada. Si ça n'est pas une occasion de fêter, je ne vois pas qu'est-ce qui pourrait l'être.

Bon d'accord, j'exagère plus qu'un peu et dois dire que Stéphane Dion était loin d'être le pire politicien incompétent ou malhonnête qui ait vu le jour au Canada. Par contre, pour des raisons idéologiques concernant particulièrement les questions de nationalisme, il m'était impossible de voter pour cet homme et le parti qu'il dirigeait. Enfin, maintenant que tout a été dit et que Monsieur Dion rend son tablier, il est intéressant de voir ses derniers commentaires et réflexions à propos de son épopée à la tête du Parti Libéral du Canada.

Premièrement, Dion avoue qu'il s'est fait prendre au jeu de la politique. Il n'a pas donné plus de détails sur le sujet mais il est facile de comprendre ce qu'il veut dire. C'est d'ailleurs là qu'il est le plus honnête. En fait, ça aurait aussi pu être résumé par: "j'ai eu soif de pouvoir". Monsieur Dion a été en situation d'être l'homme le plus puissant du pays et s'est auto-justifié de vouloir absolument atteindre ce but. Rien de bien condamnable là-dedans, après tout c'est un peu le cas de tous les politiciens. L'erreur de Dion aura cependant été de se rendre aveugle à la réalité. Les Canadiens ne l'aimaient pas et les Canadiens ne l'aiment toujours pas. Voilà le fin mot de la discussion, il n'était pas l'homme qu'il fallait et cela peu importe les autres raisons qu'il trouvera.

Ce qui me mène à mon deuxièmement point, on se demande si Dion est vraiment prêt à prendre responsabilité pour l'échec magistral de son parti. Après tout il faudra bien qu'il y fasse face un jour ou l'autre; sous son leadership le Parti Libéral du Canada a fait le pire score de son histoire (140 ans, rien que ça!). Il a beau se dire que le parti n'était pas en bon état lorsqu'il en a hérité, reste qu'il n'a rien fait pour aider et que la situation s'est vraiment empirée avec lui comme chef. De plus, ça n'est pas comme s'il avait été forcé dans la situation, d'autres auraient pu faire mieux... Il s'est entêté et a lamentablement perdu son pari, il n'y a pas d'excuse pour cela et il devra se l'avouer un jour ou l'autre.

Finalement et troisièmement, qui prendra sa place et le nettoyage du parti aura-t-il lieu? Voilà les questions d'avenir. La course à la chefferie est déjà en train de se faire, qui des multiples prétendant arrivera à s'approprier le trône? On le verra bien mais si auparavant un chef du Parti Libéral semblait assurément pouvoir devenir premier ministre du Canada, cette association n'est plus du tout aussi sûr aujourd'hui. Pour cela, il faudrait que le Parti fasse le ménage de ses corps morts. De ses vieux réflexes et de ses idéologies dépassées. Que ce parti arrête de prendre certaines parties du pays pour acquises et cela simplement parce qu'il est le "Parti Libéral du Canada". Les Canadiens (et les Québécois) ont changé depuis les années Trudeau et ce parti devrait faire bien attention de ne pas tomber dans les pièges réconfortant du passé. Modernisez-vous, libéralisez-vous, soyez précurseurs, soyez inclusifs et vous reprendrez le pouvoir. Mais de grâce, ne soyez plus jamais arrogant et rétrograde au point de croire que vous pourrez gagner en ne changeant pas et en élisant comme chef des personnes comme Stéphane Dion.

mercredi 15 octobre 2008

Élection fédérale: quelques gagnants, un grand perdant!


Hier avait lieu une autre élection fédérale canadienne (ça nous en fait pas mal pour les dernières années), la 40ième depuis la formation du pays en 1867. Quels en sont les résultats? En voici l'essentiel en passant point par point, parti par parti.

Parti Conservateur: Harper n'a pas gagné son pari mais presque. Là où il semblait en position parfaite en début de campagne, ses forces s'étaient réellement affaiblies au cours de celle-ci. Certains prévoyaient même, il y a de ça quelques semaines, que les Libéraux pouvaient aspirer au pouvoir. Ce fut donc une solide fin de campagne qui permit à Harper de sauver la mise et cela malgré des débats à quatre contre un difficiles, une situation financière internationale désastreuse et des gaffes répétées face à l'électorat clef du Québec. Avec 143 députés (dont 10 au Québec) et 37% du vote national, le Parti Conservateur peut ressortir de cette élection avec une situation plus forte que celle qu'ils avaient en 2006 (ils ont gagné 19 députés au niveau national). Ça n'est donc pas une mission accomplie pour Monsieur Harper, puisque la parti reste toujours minoritaire, mais presque.

Parti Libéral: À l'opposé, pour Monsieur Dion et le Parti Libéral du Canada, la situation est tout à fait désastreuse. On connaissait déjà Monsieur Dion comme un chef peu charismatique mais après cette campagne (où il fit pourtant de son mieux), on peut maintenant confirmer que cet homme manque complètement de "leadership". Car bien que son parti soit arrivé deuxième, cette élection représente une véritable hécatombe pour le Parti Libéral. Avec seulement 26% du vote populaire et 76 députés, c'est le plus bas score de l'histoire du parti! En 140 ans d'histoire et 40 élections, le Parti Libéral n'avait jamais aussi mal fait. Pourtant Dion pouvait profiter de la crise financière internationale (qui a mis à mal le pouvoir) et aussi des faiblesses environnementales du Parti Conservateur, afin de gagner en popularité. Mais il n'en fut rien, le Parti Libéral a perdu 27 députés depuis la dernière élection (en plus de 4% du vote national). Ce qui met Dion dans une position intenable. Il essaye pourtant de s'acharner et voudrait bien garder le contrôle du Parti mais la chose est quasiment impossible. En ce moment même, Bob Rae et Michael Ignatieff doivent être en train d'aiguiser leurs lames afin de dépecer la carcasse de Dion. Soyez sûr d'une chose, Stéphane n'arrivera pas à passer le printemps... Dernier détail, soulignons le fait que Justin Trudeau (fils à papa) fut élu à Montréal. C'est vraiment un poids que le Parti Libéral se met sur le dos, espérons qu'ils sauront s'en débarrasser prestement. Le Parti Libéral a besoin de tout, sauf d'un retour aux années Trudeau.

Nouveau Parti Démocratique: Pour ce qui est de Monsieur Layton et bien que son parti n'ait pas réussi à gagner avec éclat, la situation est beaucoup plus confortable. Je n'ai aucune idée si Jack a l'intention de rester à la tête de son parti mais même si ça n'est pas le cas, il pourra quitter la tête haute car il a fait un bon travail pour le NPD. En effet, le troisième parti Canadien a su obtenir 37 députés, contre 29 à la dernière élection. C'est un gain non-négligeable, surtout que le parti a réussi à garder son député québécois. S'il est évident que la baisse du Parti Libéral a bien favorisé le NPD, Jack Layton pourra toujours se féliciter d'avoir ajouté un verni de sérieux sur ce parti. Si bien diriger, qui sait ce qui attendra le NPD pour les prochaines années?

Bloc Québécois: Monsieur Duceppe fait aussi parti des victorieux en demi-teinte de cette élection. Le Bloc Québécois est évidemment encore très fort, 50 députés (1 de moins qu'à la dernière élection) est une victoire écrasante pour lui. Par contre, on voit bien que l'appui populaire n'est pas à la hauteur (légère baisse au Québec). Monsieur Duceppe ne peut donc pas complètement triompher mais presque. Après tout, en début de campagne tout le monde disait que son parti était mort. Non seulement il ne l'est pas mais il domine justement encore la scène québécoise. Monsieur Duceppe, s'il le décide, pourra aussi quitter la chefferie de son parti avec le dos droit et la tête haute, il fut un chef remarquable dans des situations difficiles. Il nous a prouvé qu'il avait la trempe d'un grand politicien.

Parti Vert: Finalement, terminons avec Madame May et son Parti Vert. Hum... Que dire? Pas grand chose peut-être, sinon que le Parti Vert nous a encore prouvé qu'il n'était pas un vrai parti sérieux. Bien que pouvant profiter d'une conjecture internationale avantageuse, d'un parti au pouvoir plutôt incapable sur le sujet de l'environnement et même après avoir été invitée au débat des chefs, le Parti Vert n'a toujours élu aucun député et est cantonné à la marge avec seulement 6% des voix. Le Parti Vert n'est rien de plus qu'un parti de protestataire et devrait penser à réintégrer un parti plus sérieux (NPD ou Parti Libéral). Bye, bye madame May.

lundi 13 octobre 2008

http://www.bushharper.com: salissage honteux!


Bon, j'en ai encore contre quoi aujourd'hui? Hum, rien de spécial, juste un coup de dent contre le salissage en politique... Hé non! Je ne perlerai pas de politique américaine, enfin si mais pas vraiment de politique étasunienne. Je fais mon coup de gueule contre le salissage à la canadienne, plus précisément celui que quelques partis d'oppositions canadiens ont décidé de faire au dépend du chef du Parti Conservateur, Monsieur Stephen Harper.

Tout le monde est évidemment contre le salissage politique et personne ne voudrait que notre système politique ne transforme comme celui des États-Unis. Malgré cela, la dernière tentative de salissage contre monsieur Harper ne semble pas avoir fait sourciller qui que ce soit dans les médias québécois. De quel salissage est-ce que je parle? Celui qui est parfaitement illustré par le site internet: bushharper.com (financé par le Parti Libéral du Canada). C'est la toute dernière tentative de la plupart des partis d'oppositions, au niveau fédéral, que de tenter de discréditer monsieur Harper. Celle-ci consiste à associer Monsieur Harper au pire personnage politique actuel: George W. Bush. En effet, quel pire baiser de mort pourrait-on imaginer? De dire, comme ce site internet le fait, qu'Harper ne présente aucune différence que le crapuleux W au niveau de l'économie ou des affaires étrangères semblerait suffisant à convaincre la population canadienne que le chef du Parti Conservateur est un véritable suppôt de Satan (avec tout un agenda caché).

Si je réagis si fortement à ces attaques en dessous de la ceinture, c'est principalement parce qu'elles sont aussi efficaces que fallacieuses. Précisons tout de suite que si je préférerais évidemment une campagne électorale sans attaque personnelle, je comprends tout de même que l'on puisse attaquer un dirigeant sur ses capacités, ses défauts et ainsi de suite, tant que cela est lié à son futur rôle (de député, de ministre, de premier ministre, etc.). Mais ça n'est justement pas le cas ici et c'est ce qui me met en rogne. On n'attaque pas la compétence de Monsieur Harper, on essaye seulement de le salir par association. On ne prouve pas qu'il dirige mal, ce qui serait beaucoup plus compliqué à faire, on préfère plutôt faire des comparaisons douteuses afin de ternir sa réputation.

Jetez donc un coup d'œil aux dernières tentatives des Républicains Américains. Ceux-ci ont essayé de couler Obama en l'associant à une de ses connaissances qui, il y a plus de trente ans, a fait parti d'un groupe extrémiste. Ceci ne prouve nullement qu'Obama est un ennemi de la nation ou même qu'il soit moindrement incompétent mais ça terni tout de même sa réputation. La comparaison actuelle entre Harper et Bush est du même acabit. Sauf peut-être une petite différence: c'est canadien et Dieu que c'est laid de voir ça chez nous!

Finalement, pour ceux qui affirmeront que ça n'a rien de choquant, puisque c'est vrai et bien ressortez vos livres de politiques et surtout vos petits manuels d'objectivité. Les politiques de Harper ne sont pas celles de Bush, la manière de diriger des deux hommes n'a rien à voir et finalement, la puissance de l'idéologie chez ces deux hommes n'a tout simplement rien en commun. Évidemment que Harper, tout comme Bush, n'est pas fort sur l'environnement mais c'est aussi le cas de Hu Jintao et pourtant on n'essaye pas de le comparer à Harper. On a aussi essayé de comparer Bush et Harper à cause de leur style "dictatorial" mais si cette épithète est tout à fait appropriée pour Bush, il ne l'est pas du tout pour Harper. En fait c'est plutôt l'exemple même de l'homme de compromis. Comment aurait-il pu faire durer le plus long gouvernement de coalition de l'histoire du Canada sans une telle qualité? Serait-il alors plus facile de le comparer à Angela Merkel (et son bon travail en gouvernement de coalition)? Mais évidemment, le comparer à Madame Merkel ne réussirait pas à atteindre le but premier de la comparaison: salir l'image de Monsieur Harper. Continuons ce petit jeu: Il est aussi vrai qu'Harper est pour une présence forte en Afghanistan (ce qui en fait peut-être aussi un faucon, tout comme Bush) mais c'est aussi le cas d'un certain Obama (Harper semble TRÈS modéré quand on compare ses positions à celles d'Obama sur l'Afghanistan, l'Iran et le Pakistan). Tiens, voilà une idée intéressante, pourquoi ne pas tenter de comparer Monsieur Harper à Obama plutôt qu'à Bush? Ha! Vous trouverez sans doute cette comparaison farfelue et sûrement l'est-elle mais c'était justement le but de cet éditorial. Il ne sert à rien de comparer et de salir un politicien en essayant de trouver divers faibles points en communs entre deux individus (qui dépendent toujours d'un certain éclairage, pour ne pas dire aussi souvent de l'angle de l'ombre de la Lune). Utiliser de telles méthodes ne fait que prouver à quel point l'attaquant possède un agenda faible, dénué d'argument et d'intérêt. Au pire, attaquez Harper pour ses décisions et ses paroles mais pas par de viles attaques d'associations.

Je finirai donc cet article en vous faisant part de la réponse de monsieur Harper à toutes ces attaques. Sa réponse est simple mais claire, directe et j'espère qu'elle saura faire réfléchir ceux qui appuyaient ce salissage honteux (tiré de Gilles Toupin, La Presse):
«Je suis confiant, a-t-il surtout affirmé, que les tentatives du Bloc de me diaboliser ne trouveront pas d'échos auprès des Québécois. C'est faire affront à leur intelligence lorsqu'on me dépeint de la sorte. Ce n'est pas parce que quelqu'un vient de l'Alberta qu'il est automatiquement le valet des pétrolières. Ce n'est pas parce que quelqu'un est conservateur qu'il est George Bush. Et ce n'est pas parce que quelqu'un vient du Québec qu'il est automatiquement un producteur de sirop d'érable.»
 
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