samedi 23 août 2008

Little Miss Sunshine: 6,5/10


Oui, voilà une histoire plutôt originale, bien que stéréotypés à quelques endroits, qui sait nous faire sourire et même un peu plus. Little Miss Sunshine es t l'histoire de la famille dysfonctionnelle américaine maintenant typique depuis American Beauty, qui part en "road trip" dans l'Ouest des États-Unis afin de pouvoir permettre à la benjamine de participer dans un concours de beauté juvénile.

L'aventure est évidemment pleine de rebondissement, de personnages extrêmement colorés et, encore mieux, d'acteurs très capable qui rendent une très bonne performance. J'ai tout particulièrement aimé la petite Abigail Breslin, très fraîche et charmante dans son rôle, détonnant de l'habituel fade jeu dans lequel les enfants semblent cantonnés dans les films américains. Le rôle du grand-père est aussi plutôt bon et ces deux performances augmentent réellement le niveau du film. Par contre, la fin est vraiment prévisible et il est dommage de voir qu'un film se permettant autant d'originalité tombe dans une petite morale de vie aussi typique. Enfin, d'une manière ou d'une autre, je crois que vous devriez bien aimer ce film. Plein de sourire, de soleil et un excellent moyen de décrocher.

The Darjeeling Limited: 3,5/10


Est-ce que j'ai accroché sur The Darjeeling Limited de Wes Anderson? Hum... Pas du tout! De quoi est-ce que ça parle? L'aventure de trois frères qui font un voyage en Inde afin de d'évoluer spirituellement et de se retrouver émotionnellement.

Pourquoi n'ai-je pas apprécié? Premièrement, il me semble toujours un peu plus difficile d'apprécier une comédie qui ne me fait pas rire (je veux dire, pas rire dut tout, à aucun moment...). Mais avant tout, ce qui m'a fait complètement décroché de ce film est l'artificialisme patent de la production. Ça nous donne l'impression que le réalisateur voulait vraiment faire un film bizarre et original mais personne n'a semblé vouloir lui dire qu'il faut plus que vouloir être différent, il faut avoir le matériel pour faire différent. Au contraire, ce film n'arrive ni à représenter des situations de manière touchante, ni comique et finalement échoue lamentablement dans sa tentative de satyre. Le jeu d'acteur est faible et il n'y a absolument aucune progression dans notre connaissance des personnages. Chacun possède son stéréotype, on arrive d'ailleurs facilement à les distinguer dans les cinq premières minutes et puis plus rien, aucune évolution. En gros, j'oserais même dire que c'est un film qui ne sert à rien: pas drôle, pas instructif, pas du tout touchant, pas bien monté, très artificiel...

Les seuls points positifs que j'y ai trouvés sont les beaux paysages de l'Inde, la musique bien utilisée et une première scène très bien réussie avec Bill Murray (très bien pensée). C'est un pensez-y bien, n'allez pas voir ce film à moins d'être des grands fans de Wes Anderson.

mercredi 20 août 2008

La Farce de Maître Pathelin


M'étant fait conseillé une lecture légère et divertissante, je commençais à lire La Farce de Maître Pathelin, une pièce de théâtre datant du 15ième siècle, il y a de ça quelques semaines. Quel ne fut pas ma surprise de voir à quel point cette histoire est rigolote et que notre humour a finalement pas mal de point en commun avec celui des Français du Moyen-Âge.

L'histoire est en fait plutôt simple mais ô combien délectable. Elle met en scène Maître Pathelin, avocat douteux, essayant d'utiliser ses talents pour le verbe afin se faciliter la vie, un drapier plutôt bête et obtus, la femme de maître Pathelin qui, toute consentante qu'elle soit, n'approuve pas trop les projets de son mari. Il y a aussi le juge, qui ne comprend rien à toute l'histoire et finalement un berger bien simple mais finalement pas si bête... Vous trouvez ça un peu confus, surtout que je ne vous apprend rien par rapport à l'histoire et bien c'est voulu. Si je vous en dit plus vous perdrez le plaisir de la découverte et la simple description des personnages est, selon moi, suffisante à donner l'envie de lire cette courte pièce. Essayez-la, c'est intelligent, divertissant et pas trop compliqué.

mardi 19 août 2008

La graine et le mulet: 7,5/10


Vous voulez voir un film vrai (et pas seulement qui a l'air de faire semblant d'avoir l'air vrai...) et bien allez voir La graine et le mulet. Pas de blague, ce ne sont pas des acteurs mais de vraies personnes et de vraies vies que ce film nous expose. Évidemment que c'est une fiction mais une fiction tellement réelle qu'elle présente son contenu avec l'aplomb d'un documentaire. On y voit la vie d'immigrants maghrébins dans le sud de la France, de la famille, de la nourriture, de la mer, de l'identité (culturelle, nationale, religieuse), l'exil, le travail, le chômage, les relations de couple, plus j'y pense, plus j'en trouve. En ce sens, ce film est formidable! Dès le début, on se sent pris dans un tourbillon verbeux mais tellement riche.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que si vous n'aimez pas les films verbeux, vous êtes mieux d'éviter. De plus, le réalisateur semble mal balancer la fin du film, les concepts présentés y sont intéressants mais la dernière portion du film devient une réelle torture, notre élastique émotionnel passant très près du point de rupture tellement le réalisateur étire le suspens final. Enfin, de toute manière c'est un film qui vaut la peine d'être vu, un très bon film qui aurait pu passer à un autre niveau si l'on avait mieux su s'occuper de la fin.

lundi 18 août 2008

Monty Python, Sacré Graal: 7,5/10


Monty Python, groupe culte d'humour britannique, nous a donné un très bon film d'humour absurde en Sacré Graal. L'histoire reprend les épopées Arthuriennes mais à une sauce bien moderne, absurde (est-ce que je me répète) et surtout hilarante. Au cours du film, bien peu de l'histoire chevaleresque survit aux blagues et commentaires acerbes des Monty Python.

Il faut toute fois mentionner qu'en plus de l'humour décapant du film, ces humoristes ont très bien sut attaquer et se moquer de tous les sujets forts de l'époque (ainsi que de l'époque moderne). Que cela soit pour l'aristocratie, la religion, le mythe du "héros", les glorieux récits de guerre, le chaste chevalier, la chasse aux sorcières et même (et surtout) la mort, sous tous ces aspects.

C'est un film à voir et ceux qui aiment l'humour britannique s'en décrocheront les mâchoires. Pour ceux, comme moi, qui ne sont pas des amateurs invétérés de l'humour d'Albion la brumeuse, vous vous amuserez bien quand même, essayez!

Propagande olympienne


J'ai plus qu'un peu de rage au coeur et il est tend que je vide ça sur la place publique.

Mais qu'est-ce que c'est que toutes ces critiques à propos de l'équipe canadienne. C'est vraie qu'elle a plutôt mal commencé la compétition et c'est tout aussi vrai que tout les Canadiens aimeraient voir plus de Canadiens gagner. Cependant, je suis personnellement très satisfait des choix que notre pays a fait. Nos sportifs Canadiens sont des amateurs, des gens normaux qui veulent réaliser un rêve et il est très bien que le Canada leur permette d'atteindre leur rêve mais le tout s'arrête là et c'est très bien comme ça! Ne voyez-vous pas que pour plusieurs nations (tout particulièrement la nation hôte), cet événement n'a plus rien à voir avec le sport, ou le rêve de gens normaux qui veulent se dépasser? En fait, tout ce qui reste est une propagande gigantesque n'ayant plus rien à voir avec le sport mais ayant beaucoup plus en commun avec le nationalisme agressif.



Enfin, si ces dîtes nations veulent tuer un bel événement en le transformant en un gigantesque plateau de marketing et bien qu'elles le fassent mais s'il-vous-plaît, n'incitez pas notre pays à rentrer dans le jeu. Je serait toujours mille fois plus content de savoir que nous avons le meilleur système d'éducation au monde, au lieu d'apprendre que l'on a gagné quelques médailles de plus à un jeu... Le Canada dépense annuellement une dizaine de millions de dollars sur l'entraînement olympique et c'est très bien, un peu plus de support pour nos athlètes ne ferait pas de mal. Par contre, la Chine a elle dépensée des milliards de dollars afin d'être la meilleur aux Olympiques. Avons-nous vraiment envie de dépenser tant d'argent pour essayer de leur faire compétition. Il me semble que les Canadiens méritent plus qu'un gouvernement qui dépenserait une fortune pour leur jeter de la propagande en plein visage (on n'a pas aimé le scandal des commandites, alors pourquoi faire la même chose par le sport?).



Ma fierté d'être Canadien ne viendra jamais d'un sportif sur un podium mais bien plus du fait que, comme l'avait dit Jean Chrétien, on est le "plus meilleur pays au monde". Autrement dit, on est un pays qui veut donner sa chance à chaque citoyen. C'est un idéal, pas parfait mais tant qu'on travaillera dans cette direction, on n'aura pas besoin de propagande stupide (à coût de milliards et de vies brisées).

P.S. Clarifions bien que je n'implique nullement que la Chine est l'Allemagne Nazi du 21ième siècle mais seulement que propagande, nationalisme exacerbé et frustration entretenue et causée par un gouvernement totalitaire ont montrées, de manière concluante, le danger qu'elles font encourir à l'humanité (et ça n'est pas le première fois que les olympiques sont complices d'un tel détournement). J'espère seulement que la Chine s'aura apprendre la leçon...

jeudi 14 août 2008

Jacques et son Maître, hommage à Denis Diderot


Aïe! Comment commencer? Il est toujours difficile d'exprimer son "appréciation" négative à propos d'une oeuvre artistique mais ça l'est particulièrement quand l'oeuvre en question est sensée être un classique ou écrite par un génie. Dans ce cas ci, l'oeuvre en question est Jacques et son Maître, hommage à Denis Diderot, écrit par Milan Kundera.

Rapidement, cette pièce de théâtre représente une suite d'histoires s'entrecoupant et ayant pour personnages principaux Jacques et son maître (en plus d'un certain nombre d'autres protagonistes). Le tout étant caractérisé par beaucoup d'esprit, quelques mauvais tours, beaucoup de sexualité et finalement une grande dose de liberté. En fait, on pourrait même dire que ça se veut un hommage à la liberté mais aussi à tout ce qui est Liberta-rien. D'accord, le jeu de mots n'est pas très bon et je sais aussi que l'accusation est forte mais c'est tout de même le constat auquel j'en suis arrivé en la lisant.

Je comprends bien la situation dans la quelle Kundera l'a écrite. C'était la guerre froide et la Tchécoslovaquie venait de se faire écraser par les chars soviétiques. Dans sa recherche d'oubli, l'auteur en est donc venu à valoriser les écrits de Diderot, totalement libres et tout spécialement léger. Je dis donc que je comprend mais à aucun moment je n'approuve la philosophie de base de cette oeuvre (pas plus que L'Insoutenable Légèreté de l'être par ailleurs). On dirait que l'auteur veut tellement se séparer de la terrible réalité l'entourant qu'il n'en vient qu'à valoriser le rêve et tout ce qui est réellement futile (sexe, fête, sexe et encore du sexe). J'y vois donc avant tout une réaction de défaitiste et de recherche d'oubli, réaction ni productrice, ni éducatrice, c'est (de mon point de vue complètement biaisé) embrasser la déchéance d'une civilisation. Ne peut-on espérer autre chose avant la mort qu'un maigre coït?

Bon, je déraille un peu et doit avouer que cette oeuvre n'est pas si mauvaise et que la structure de l'histoire est intéressante. Enfin, génial ou non, il reste que ce point de vue amoral m'a rendu sourd aux autres qualités de la pièce. Peut-être suis-je simplement trop idéaliste pour accepter que ma raison d'être se trouve dans l'oubli et dans le libertinage...

Bourde Géorgienne


D'emblée, je précise que je sais bien que vous devez déjà en avoir plein les oreilles à propos du conflit Russo-Géorgien. Voilà pourquoi je passerai rapidement sur les faits, ce qui me permettra de sauter directement aux opinions. Oui, on peut maintenant dire que la Géorgie a fait une sacrée bourde... Comprennez-moi bien, je ne veux nullement impliquer qu'ils soient totalement responsable de la situation dans laquelle ils sont maintenant pris mais simplement que ce petit pays devra se regarder dans le miroir et réfléchir un peu une fois le conflit terminé. Pourquoi ce commentaire? Comment puis-je "excuser" la Russie?

La réponse est que je ne le fait pas et que la Russie a clairement sa responsabilité dans la situation présente. Par contre la Géorgie a vraiment mal joué ses cartes et quelqu'un devra en prendre la responsabilité. Premièrement, pourquoi avoir attaqué la province rebelle d'Ossétie du Sud? Il était évident que la Russie ne faisait qu'attendre une telle provocation. La Géorgie a donc fait une grande faveur à la Russie en jouant son jeu. D'accord, certains diront que l'on ne sait pas exactement qui a ouvert les hostilités et peut-être qu'en effet la Russie fut l'initiatrice. Cela ne change cependant rien à la situation, en toute situation de combat, la Géorgie aurait dû se mettre en position irréprochable, se laisser une marge de manoeuvre afin de s'assurer de garder un ascendant moral sur la situation. Malheureusement, en étant eux-même belliqueux, ce petit pays démocratique s'est coupé de toute aide internationale. Pourquoi l'OTAN devrait-elle aider un pays semblant rechercher les conflits? Finalement, on me dira aussi que toutes ces compromissions n'avaient pas à être faite, qu'un pays, aussi petit soit-il, a toujours le droit de se défendre. Cependant, il existe une autre règle importante des relations internationales: Quand on est faible, on évite les combats. La Géorgie l'a oubliée et elle paie cher maintenant pour son erreur.

Bon, en y repensant, peut-être suis-je un peu trop dur. Après tout, la Russie avait batti le problème depuis un bon bout de temps et en ce sens mériterait bien d'être blâmé. Le Kremlin, lors des dernières années, avait cessé toute relation économique avec son voisin Géorgien, avait forcé tous les Géorgiens en dehors du pays et avait même aggressé la Géorgie à quelques reprises. Par exemple, des milliers de soldats "de la paix" Russes étaient présents dans les provinces géorgiennes rebelles d'Abkhasie et d'Ossétie, depuis le début des années 90, et cela contre la volonté du gouvernement Géorgien. C'était donc une force d'envahissement qui représentait une agression constante de la part de la Russie. De plus, lors de la dernière année, la Russie avait attaqué des drônes géorgiens (en territoire géorgien) et avait même attaqué au missile les forces géorgiennes qui se trouvaient dans les gorges du Kodori. C'était donc un baril de poudre que Moscou essayait d'enflammer depuis longtemps et pour ces raisons, les Russes méritent d'être blâmés.

Cette décision ainsi que cette nouvelle posture agressive de la Russie affectera sans aucun doute et de manière durable, les relations de la Russie avec ses voisins et avec l'Ouest. Car si la Russie, sous Putin, se révélait un acteur politique de plus en plus hargneux, reste qu'il y avait une limite qu'il n'avait jamais osé dépasser: envahir un autre pays. En effet, l'invasion de la Géorgie, par l'armée Russe, fut la première invasion russe depuis la chute de l'Union Soviétique. C'est donc une Russie qui renoue avec un passé belliqueux que l'on espérait disparu depuis longtemps. Évidemment, l'Occident ne commencera pas un conflit direct avec la Russie mais l'on peut s'attendre à ce que les relations refroidissent drastiquement entre notre monde et celui que la Russie est en train de se forger.

mardi 12 août 2008

De retour a bord!

Je viens de revenir d'Alberta et pourrai donc revenir à mes activités habituelles, mon blog devrait reprendre vie sous peu.

samedi 2 août 2008

1ier juillet en terre étrangère

Hum... Pas sur que ca soit le Canada que je connaisse...

Oui, aussi bizarre que ca puisse paraitre (pour ceux qui me connaissent), j'ai eu l'impression de passer le premier juillet en terre étrangère. Pas très intéressant pour vous mais j'en suis tout de même arrive a un constat: même pour un Québécois fédéraliste, le Canada, ses symboles et ses fêtes restent des choses lointaines et il est difficile de s'y sentir émotionnellement liés. Ce fait, que certains pourront contester (mais n'oublions pas qu'il y a toujours des exceptions et que cela ne change en rien a l'éloignement progressif des Québécois envers les institutions canadiennes), n'est que la conséquence logique de la situation du Québec face a l'entité canadienne. Forcé dans un système que nous n'avons jamais accepté, il serait naïf de croire que l'on pourra tout simplement oublier les problèmes et en venir a une parfaite harmonie. La question est donc: si l'on voulait que le Québec fasse clairement partie du Canada, au niveau politique et émotionnel, quelles actions devraient-elles être prises? Voici mes idées sur le sujet.

Pour que les Québécois puissent un jour se sentir épanouie dans le système canadien, il faudrait auparavant que le Canada offre une réelle ouverture au Québec et à la nation que la province représente. La première étape serait de rouvrir la constitution et d'y insérer le fait qu'il y a plus d'une nation canadienne: que les francophones, anglophones et aborigènes forment les trois pôles nationaux de ce pays. Une fois cela clairement accepté par l'ensemble du Canada et inscrit dans la constitution, la prochaine étape serait de donner les moyens nécessaires à ces trois nations de se développer, se sécuriser et progresser vers l'avenir. Les besoins de chacun étant différents, la constitution devrait aussi accepter le fait que l'égalité comprend la différence et qu'il n'est pas inégal d'accorder des droits et aides différentes en fonction des besoins. De plus, une révision du sénat serait tout à fait appropriée, le système actuel étant complètement désuet et inégal (oui, réellement inégal). Je ne rentrerai toute fois pas dans les détails mais vous conseillerai plutôt de lire les deux éditoriaux que j'ai écrit sur le sujet: première partie "Réformer le Sénat, bonne chance!" et deuxième partie: "Réformer le Sénat (2)".

Une fois le côté technique réglé, il faudrait s'attaquer aux symboles. Les symboles ayant leur importance puisqu'ils servent de point de rassemblement pour tous les citoyens. Les symboles actuels étant déjà tant salis aux yeux de beaucoup (comme c'est le cas au Québec), ils ne pourraient être simplement réutilisés. Il faudrait donc en créer de nouveaux, sans pour autant tout effacer, puisque l'idée de continuité est aussi très importante. Un bon point de départ serait le drapeau, pourrait-on créer un différent drapeau du Canada, qui suivrait la vision différente que la nouvelle constitution représenterait? Larges barres rouges pour les anglos, minces barres bleues pour les francos et le signe central (feuille d'érable) différente (couleur+signe interne) pour les aborigènes (ca serait au aborigènes Canadiens de déterminer leur couleur ou signe distinctif)... Le drapeau ci-dessous serait un bon point de départ (le point d'interrogation representant le futur symbole propose par les aborigenes).



Ce serait donc un changement en plusieurs étapes: 1-les institutions 2-accepter la différence et permettre des traitements différents 3-transformer les symboles. Aucun de ces changements ne serait suffisant en lui-même, l'ensemble devenant nécessaire afin de recréer (ou créer selon le point de vue) le lien entre le Canada et ses minorités. Un fois cela fait, peut-être pourrait-on enfin oublier les rancunes du passé et commencer à entrevoir l'avenir dans un Canada uni mais un Canada qui accepterait ses différences. En attendant, si rien n'est fait, nous ne faisons qu'attendre le prochain referendum destructif. Le mouvement souverainiste n'est pas mort et ne mourra jamais. La seule chose pouvant réellement l'achever serait un Canada y allant à fond dans une démarche d'ouverture et, évidemment, un Québec prêt à recevoir cette ouverture. Ces conditions pourront-elles se présenter un jour? Je n'en sais rien mais parions que si elles ne se présentent pas, plus de déchirement sera au menu...

Aussi, il ne faut pas oublier que ces changements ne seraient pas salutaires que pour les relations Canada-Québec, d'autres entités de notre pays en ayant aussi réellement besoin. Les aborigènes venant évidemment en tête, le fait qu'ils vivent un tiers-monde au sein d'un pays riche est évidemment inacceptable. De plus, plusieurs provinces Canadiennes sont aussi vraiment vexées par le système actuel. Retravailler la constitution et apporter plus de flexibilité à la structure et aux rapports fédéral-provincial serait aussi un bon point de départ qui en satisferait plus d'un.

vendredi 1 août 2008

Napoleon Tome 2, Le Soleil D'Austerlitz


Le Soleil D'Austerlitz est le deuxième tome de la série dédiée a Napoléon et écrite par l'académicien Max Gallo. La portion historique couverte par le livre commence après la prise du pouvoir par Napoléon et s’étend jusqu'à la victoire d’Austerlitz.

En ce sens, le livre n’a rien de bien exceptionnel, après tout, des dizaines de millier de livres, essais et articles ont déjà couvert le sujet, Napoléon n’étant pas exactement un phénomène oublié de l’histoire mondiale. Ce qui fait plutôt la spécificité de ce livre, c’est qu’il n’est pas exactement un traité historique (bien qu’il ne s’en éloigne pas complètement) mais se rapproche plutôt, de par sa formule, d’un roman. Voila ce qui intéresse et qui choc en même temps, l’auteur essaye d’utiliser Napoléon comme le héros du roman de sa propre histoire. Le tout résidant donc dans les pensées et les émotions de Bonaparte.

Si l’idée est clairement intéressante, on en vient toute fois à se détacher assez rapidement du livre. Car après tout, l’intérêt principal vient du fait que l’on aimerait bien savoir ce qu’un tyran, despote, géni militaire, seigneur de guerre, grand homme, etc. (utilisez la définition que vous préférez) pensait a un tel moment, était-il légitimement porté vers le bien-être des siens ou ne faisait-il cela que par un goût maladif pour le pouvoir ? Toute la question réside là et c’est justement pour cela que le livre perd rapidement de son intérêt, tout simplement parce que c’est un roman et que bien qu’écrit par un homme connaissant extrêmement bien son sujet, le tout reste de la spéculation. Je dirais même plus, une spéculation que Gallo aimerait voir réalité… Autrement dit, à moins que vous ne soyez un passionné d’histoire napoléonienne, ne vous y risquez pas. Contentez vous des livres d’histoire classique ou des bonnes séries télévisées faites sur le sujet, ca vous permettra d’obtenir l’essentiel, plus rapidement et en passant par moins de points de vues éditoriaux.
 
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