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mercredi 4 novembre 2009

Annette


Annette, un pièce présentée au Périscope jusqu'au 7 novembre.

Voulez-vous voir une pièce de théâtre inventive, bien pensée, bien rendue et touchante? Oui? Et bien n'attendez plus, car Annette n'est plus pour longtemps sur les planches du Périscope.

Histoire simple et extraordinaire d'une jeune fille et de sa vie à Limoilou, Annette nous est présentée avec plus d'un brin de folie, une imagination débordante, un texte riche et beaucoup de coeur. Je vous le dis et le répète: ne manquez pas cette pièce! Anne-Marie Olivier est un vrai trésor, il faut retenir son nom.

mardi 17 février 2009

Le boxeur: la fin d'un gros câlisse


Le boxeur: la fin d'un gros câlisse est une pièce extrêmement touchante, intelligente et stimulante, écrite, scénarisée et jouée par Patric Saucier. Celui-ci nous en met plein la vue, dès le tout début de son monologue, il sait faire la transition entre son imposante carcasse, son intellect bien allumé et un coeur qui s'ouvre directement pour nous.

Le Boxeur est l'histoire d'un "gros" (Patric Saucier), qui nous parle des douleurs que cette différence physique lui aura causées. C'est tout au long d'un monologue très riche et poétique que Saucier nous invitera dans l'intimité de son personnage; de sa jeunesse à sa terrible situation de chien de guerre, prisonnier loin de chez lui. On y comprendra sa déchéance, sa colère, sa douceur et la nature de son humour mais aussi ses incapacités et son fatalisme.

Le tout est extrêmement touchant et vaut absolument la peine d'être vu. Pas besoin d'avoir d'intérêt pour la boxe, ce sport n'ayant que bien peu d'importance dans la pièce. De plus, il faut aussi préciser que la pièce n'est pas qu'imaginative dans son texte mais l'est tout autant dans sa présentation visuelle. Bien que très simple, le côté visuel est très bien utilisé, chaque objet servant dans de multiples situations et cela, toujours de manière adéquate. Vraiment, si vous le pouvez, ne manquez pas cette pièce.

dimanche 25 janvier 2009

Hedda Gabler


Analphabète du théâtre que je suis, mon débarquement et initiation, au théâtre la Bordée, était un grand pas en avant pour ma personne. Malheureusement, le résultat ne fut pas à la hauteur de mes espérances. La faute en revient à Hedda Gabler ou peut-être devrais-je plutôt dire, à ceux qui l'ont mis en scène et non pas à Hedda Gabler ou Ibsen en tant que tel.

Non, vraiment je serais mal placé pour critiquer le travaille d'un grand dramaturge comme Ibsen, son style dans Hedda Gabler m'étant, de toute manière, plutôt sympathique (aussi révoltant que soit le sujet de la pièce). Pour vous informer à ce sujet, l'histoire est celle de Hedda, une norvégienne de la haute bourgeoisie, qui est plus que malheureuse au sein du moule restrictif et infantilisant que la société victorienne de son époque lui impose. Sa réaction face à son rôle de poupée humaine ainsi qu'à sa situation de nouvelle mariée, au passé émotif surchargé, entraînera tout son entourage dans un dangereux glissement vers l'irréparable.

Précisons que le problème n'est pas l'histoire, pas plus que le jeu des acteurs qui personnifiaient ces personnages tragiques. Le problème résidait, en fait, plutôt dans la direction et l'interprétation générale de cette pièce. Le noeud du problème venait de fait que l'on a essayé de québéciser cette pièce. Je m'explique: cette pièce fut présentée, bien que visuellement à la victorienne, de manière a pouvoir être comprise par un public québécois; les manières et le langage ne faisant que peu de cas de l'extrême rigidité (pour ne pas dire "frigidité") du double effet de la société victorienne mais aussi norvégienne. De plus, la mise en scène fut faite de telle manière à permettre au rire de trouver sa place, surtout entre des scènes ou le drame pouvait sembler beaucoup trop lourd. Cette manière de faire est typique de la présentation dramatique à la québécoise et est souvent efficace lorsque utilisée dans NOTRE contexte. Cependant, le drame à la scandinave n'est pas le drame à la québécoise; il est plus sombre, beaucoup plus sombre et souvent sans issue, ne cherchant jamais à rendre les choses plus vivables, bien au contraire (la transition humour-pleure à la québécoise y est donc mal adaptée).

D'accord, je comprend bien que vous pouvez vous demander "qui je suis" exactement pour me permettre de généraliser sur le drame à la scandinave. Je répondrai simplement à cela que lorsqu'on voit le travail de grands réalisateurs tels: Bergman, Von Trier, Hallstrom, Vinterberg, Dreyer, Bier, etc. on fini par se faire une idée claire sur leur style en général... Et permettez moi d'encore une fois préciser que ce style n'a pas grand chose avec celui émanant du Québec.

Donc, voilà pourquoi j'ai été déçu par cette pièce; parce qu'en essayant de la québéciser, le contenu même perdait son sens. On ne peut comprendre l'extrême horreur du scandale, en sortant de la mentalité victorienne et on ne peut resentir le drame d'Ibsen, en terminant sur un fou rire étranglé, à la québécoise...

dimanche 16 novembre 2008

Slague: l'histoire d'un mineur


Je vous le précise tout de suite, je ne suis pas un habitué du théâtre, pour moi, des acteurs faisant une prestation à quelques pas de mon siège est plutôt l'exception que la règle. Aller au théâtre est donc, toujours dans mon cas et pour mon regard de néophyte, un événement un peu spécial qui peut tout autant être un délice de satisfaction, qu'une déception pleine d'incompréhension. Si je vous fait part de mes états d'âme face à l'art de la scène c'est que j'y suis récemment allé et que j'ai adoré. J'y ai vu Slague: l'histoire d'un mineur, pièce extrêmement touchante qui est présentée actuellement au théâtre Périscope, à Québec.

Cette pièce, du TNO (Théâtre du Nouvel-Ontario), raconte l'histoire d'un simple mineur, Pierre DeLorimier, qui a perdu l'usage de ses jambes et bien plus... C'est un monologue d'une heure vingt, dans lequel on entre en contact avec la réalité de cet homme, de son monde, de son humour et surtout de ses douleurs. Dans l'ensemble, ça m'a paru être une pièce remarquable, très bien jouée, très simple mais apportant exactement ce que le théâtre doit apporter: un contact vrai entre la scène et le public. Je vous encourage donc tous à y aller tant qu'elle est toujours en salles.
 
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