lundi 17 mai 2010

Facal: politique pourrie... Et vous dans tout ça?


Il est toujours plus aisé d'accuser la classe politique d'incompétence (ou de corruption) que d'envisager sa propre incapacité (ou manque de volonté) de faire les bons choix et de prendre les bonnes décision.

Il est tellement facile de se dire désillusionner de la vie politique; simplement afin de ne pas avoir à se poser de question ou de faire de choix difficile sur sa place dans la société et sur notre orientation commune.

Je crois personnellement qu'on a les dirigeants qu'on mérite. Les québécois ont bien de raisons de critiquer l'incompétence et l'apparente corruption du gouvernement Charest mais que font-ils pour que les choses changent? Plus de 40% des québécois ne prennent même pas la peine de voter et la plupart des autres semblent avoir une allergie sévère à toute forme de projet de société. Dans ce cadre individualiste de je-me-moi, qui s'étonne vraiment qu'on ai des politiciens répétant aussi ce même je-me-moi?

Ça, Joseph Facal l'exprime très bien sur son blogue, dans son dernier billet. Je vous invite tous à y jeter un coup d'oeil.

mercredi 27 janvier 2010

Brume: 6,5/10


2007, Type: Horreur. Durée: 2h06. Réalisateur: Frank Darabont.

Brume, une autre histoire de Stephen King réalisée par Frank Darabont (La ligne verte et À l'ombre de Shawshank), est un film d'horreur plutôt original qui réussit à amener quelques analyses sociales peu banales.

L'intrigue du film est simple: un soudain brouillard s'abat sur un petit village du Maine (le pain et le beurre de Stephen King), immobilisant une grande partie des habitants dans le supermarché local. Cependant ceux-ci devront s'armer de courage car la brume n'est qu'une partie de ce à quoi ils devront faire face, quelque chose de terrifiant se cachant dans les volutes blanches, juste à l'extérieur de leur petit îlot de sûreté...

Tadam! D'accord, à première vue ce scénario ne semble pas si différent de bien d'autres amenés dans les habituels films pour ado. Qu'à cela ne tienne! L'histoire de Brume va chercher un tantinet plus loin que cette situation de base. Car non-seulement le film réussira à nous intriguer et même peut-être à nous faire sursauter mais en plus, l'analyse des réactions des personnes prisent dans le supermarché est intéressante. Finalement, la dernière scène est particulièrement prenante; certains apprécieront, alors que d'autres détesteront certainement. À vous de juger. De mon côté, je dois m'avouer plutôt satisfait mais sans pour autant y trouver quoi que se soit d'exceptionnel. Un bon film d'horreur, ce n'est tout de même pas si commun...

lundi 18 janvier 2010

Les trois royaumes: 6,5/10


2008, Type: Guerre. Durée: 2h25. Réalisateur: John Woo.

Les trois royaumes, version française de Chi Bi du réalisateur John Woo, est un film de chinois racontant un conflit militaire opposant les 3 principaux royaumes présents en Chine au 3ème siècle de notre ère.

L'histoire est simple: le puissant est méchant et impérieux, alors que les faibles sont brillants et courageux. Autrement dit, c'est une autre version du bon vieux combat entre le bien et le mal. Deux royaumes mineurs essayent de se défendre mutuellement contre le royaume principal. Leurs forces, bien qu'unies, ne font pas le poids face à l'incroyable armée du seigneur du principal royaume. Comment feront-ils pour s'en sortir? Suspens... Tous se rejoignent donc au fort de la falaise rouge et c'est là que la bonne vielle bataille finale a lieue.

Rien de nouveau sous le soleil mais honnêtement, quoi s'attendre d'autre venant de John Woo? Ce réalisateur se spécialise dans l'action et de l'action, il nous en donne à la pochetée dans ce film. En fait, à part quelques passages pseudo philosopho-romantiques, l'essentiel du film ne touche qu'un seul sujet: la guerre. De ce côté, le film est tout à fait réussit. La présentation visuelle est superbe, l'action bien présentée et les stratégies militaires passionnantes. En ce sens, Les trois royaumes vaut bien un film comme 300; divertissant mais ayant tout de même bien des failles. Par exemple, la tentative de Woo de vouloir absolument personnifier la guerre, en mettant beaucoup l'accent sur les faits héroïques des généraux devient rapidement complètement ridicule. De plus, le jeu d'acteur n'est pas toujours au rendez-vous, les passages romantiques sont vraiment, vraiment faibles et certaines situations sont parfois simplifiées au point de ressembler à des stéréotypes de bandes-dessinnées.

Toute fois, ça reste un bon film de guerre, divertissant et bien fait. Si vous aimez des films tels que Troie, 300, Alexandre ou Coeur Vaillant, vous aimerez sans aucun doute Les trois royaumes.

vendredi 15 janvier 2010

Jean-François Lisée frappe encore juste!


Jean-François Lisée (membre du PQ et ancien conseiller politique de Parizeau et de Bouchard), est un homme aux qualités rares: d'un côté il est doté d'un esprit original et effervescent, de l'autre et c'est tout à son avantage, d'un solide sens de la réalité et du concret. Autrement dit, c’est un original qui a certainement une utilité réelle dans un Québec comme celui qui est le nôtre : une société qui fait face à de multiples défis et qui devra se débattre dans l’avenir proche afin de ne pas se faire ratatiner par les multiples contraintes auxquelles nous aurons à faire face sous-peu.

Lisée est, c’est le moins qu’on puisse dire, un homme passionné par le Québec et les défis qui nous attendent. Comme c’est à son habitude, il nous a récemment fait des propositions. En fait, pour être plus précis, il a décidé de donner des conseils au ministre des finances du Québec, monsieur Raymond Bachand.

Aucune idée si celui-ci sera moindrement intéressé par ce que Lisée veut lui proposer mais je crois que tout Québécois intéressé par notre avenir commun se devrait d’y jeter un coup d’œil.

Voici donc les quatre « lettres » qu’il a envoyées au ministre, bonne lecture :
1. À quel prix l’équilibre?
2. Est-ce l’heure des taxes?
3. Tarifer au cube?
4. Pour un Québec enrichi!

Précisons tout de même que je ne suis pas nécessairement en accord avec chacun des points proposés par Lisée mais ce qui me semble important, c’est qu’il voit juste dans l’ensemble et qu’il comprend le poids du pouvoir. Il ne propose pas un rêve et je suis convaincu qu’avec les réformes qu’il propose, notre Québec s’en tirerait mieux.

jeudi 14 janvier 2010

Google et l'héroïsme corporatif


En déclarant la guerre à la Chine, Google devient-il un citoyen corporatif responsable?

Vous devez sans doute avoir entendu parler de la nouvelle comme moi; Google vient de commencer un bras de fer avec la Chine. On ne parle pas ici d'une légère mésentente ou d'un défis de petite envergure pour le moteur de recherche numéro 1 au monde. Situation sensible qui nous montre que la Chine est un partenaire VRAIMENT récalcitrant mais aussi que Google est très courageux (et possiblement un fin stratège).

Les raisons du conflit
Premièrement: quel est le problème? Le problème, pour Google, est double: une question de liberté d'expression et une autre, toute aussi importante, de refus de se faire maltraiter par l'État totalitaire et répressif qu'est la Chine. Plus précisément, Google se plaint d'avoir été la victime de cyber attaques de la part du gouvernement chinois (des comptes Gmail de dissidents chinois et d'entreprises occidentales faisant affaires en Chine auraient été piratés). Cela est évidemment inacceptable pour la compagnie américaine.

De plus, la Chine met de plus en plus de pression sur Google afin que les moteurs de recherche internet de cette compagnie soient censurés. Cela dans sa version en langue chinoise (google.cn) mais aussi dans sa version standard (google.com). Ce qui est aussi évidemment vraiment problématique pour Google.

En raison de ces deux zones de problème, Google a décidé de faire face à l'Empire du Milieu: ou bien la Chine promettait de ne plus attaquer les activités internet de Google, ainsi que de ne plus essayer de censurer le contenu de ces activités ou bien Google prenait la décision unilatérale de ne plus faire d'affaire en Chine.

Et vlan!

Les enjeux
Ceci n'est évidemment pas une décision facile pour Google, car si cette compagnie s'est toujours attachée à un mantras très positif "Google does no evil", la réalité du marché chinois demandait une adaptabilité un peu plus grande...

Pour Google, faire des affaires semblait être un bon modèle de développement pour l'avenir (comme ça semble être le cas pour toutes les autres entreprises). Cependant, avoir accès au marché obligeait la compagnie américaine à remettre en question son identité: liberté d'expression à tout prix ou encore respect des lois du pays hôte? Google avait alors choisit de respecter les lois chinoises et ainsi de censurer une partie de son moteur de recherche .cn.

C'était donc un douloureux choix pour Google mais qui lui ouvrait, du coup, un gigantesque marché potentiel. Cependant et avec la situation actuelle, Google se met dans une situation où il se coupe d'un grand marché, ce qui pourrait profiter à ses compétiteurs.

D'un autre côté, en faisant cette sortie la compagnie américaine espère certainement y gagner. Par exemple, en devenant le champion de la liberté d'expression Google se donne bonne presse à l'extérieure de la Chine et bénéficie ainsi d'un bon coup de pub.

De plus, on peut aussi imaginer que Google espère que de mettre la Chine dans le rôle du persécuteur, obligera l'Empire du Milieu à être plus conciliant envers le moteur de recherche. Évidemment, c'est un coup de dés, puisque la Chine peut parfois se montrer extrêmement bornée sur ce qu'elle conçoit comme des questions intérieures.

Finalement, Google n'avait pas le choix de réagir comme elle l'a fait, car si elle n'avait rien fait, on peut être certain que la Chine aurait recommencé ses incursions illégales. Ne pas réagir aurait été reçu comme une preuve de faiblesse et Google aurait alors perdu toute crédibilité envers le Parti Communiste Chinois. Google se met donc à parler un langage que la Chine comprend bien: un duel de force et de pression. Bravo à Google d'avoir fait ce que cette importante compagnie se devait de faire. Nous verrons maintenant si Google a les reins assez fort et si il réussira à tenir son bout contre cette super-puissance mondiale.

dimanche 10 janvier 2010

Haut dans les airs: 5/10


2009, Type: Comédie dramatique/romantique. Durée: 1h49. Réalisateur: Jason Reitman

Haut dans les airs, dernier film de Jason Reitman (l'excellent réalisateur du film Juno), est le type de film qui devrait obtenir un assez grand succès au box office: acteur connu (George Clooney), histoire relativement drôle/romantique/dramatique (il y en a pour tous) et un sujet qui est bien à l'heure du jour: la crise économique.

En effet, Haut dans les airs est l'histoire d'un sous-traitant bien particulier. Cet homme, interprété par George Clooney, a pour spécialité de foutre les gens à la porte. Travailleur constamment sur la route, les entreprises l'engage afin de faire le sale boulot: rencontrer l'employé afin de lui expliquer que son temps dans l'entreprise est terminé. Le film nous présente donc ce monde peu connu, un personnage principal ayant une histoire atypique et un regard sur ses transformations personnelles ainsi que professionnelles.

Malheureusement, le film est un échec, pas de la pire espèce mais tout de même bien en dessous des espoirs que j'avais. Le jeu d'Anna kendrick (dans un rôle de soutien) est très mauvais, l'histoire ne mène à nulle part, les dialogues sont insipides (étonnant pour le réalisateur de Juno), le placement de produit tout à fait indécent et l'ensemble de la "morale" du film peut être résumée par une philosophie à deux sous... En gros, c'est un film qui essai de surfer sur un mix de bonnes intentions, de romance, de petites morales et surtout, sur un sujet très à la mode en pleine crise économique. Non, ça n'est pas le pire film de l'année (loin de là) mais il faut vraiment être CON pour croire que c'est le plus grand film de l'année 2009.

vendredi 8 janvier 2010

Blague de circonstance


Sacré Sean Connery, toujours le mot pour rire celui-là! Honnêtement, je n'ai aucune idée si les paroles sont vraiment de lui mais ce qui est sûr, c'est que de raconter cette blague mais avec son accent écossais à couper au couteau, rend la blague au moins deux fois plus drôle. Évidemment et bien que cette blague soit bonne dans toute circonstance, il faut toute fois juger son public, car une mésinterprétation est hautement probable; une bataille comme conséquence de l'insulte gratuite n'étant pas impossible...

lundi 4 janvier 2010

Terminator, rédemption: 3,5/10


2009, Type: Action, science-fiction. Durée: 1h55. Réalisateur: McG

Pour tous ceux de la génération Terminator, l'image du governator robotique comme meurtrier sans émotion ou encore comme protecteur sympathique, est devenu un véritable culte. On pouvait donc facilement s'imaginer l'intérêt que le dernier film de cette série, Terminator: rédemption, aurait auprès de ce publique conquis d'avance (surtout avec Christian Bale comme acteur principal). Malheureusement, ce quatrième Terminator a réussit à faire l'impensable; faire pire que le troisième...

L'histoire se passe en 2018, un monde apocalyptique dans lequel les quelques humains survivants doivent essayer de se défendre contre Skynet et ses hordes de robots (scénario évoqué à multiples reprises lors des précédents films). La découverte d'une arme spéciale permet cependant aux humains d'espérer complètement renverser la vapeur et ainsi porter une attaque dévastatrice contre leur ennemi.

Résultat: très mauvais!

Oui, j'ai été complètement déçu de ce film. On m'avait bien dit que ce n'était pas un bon film mais je ne pensais pas que ce serait si mauvais. Les effets spéciaux étaient très bons et l'action bien montée mais les personnages n'étaient que des coquilles vides (oui, oui, même Christian Bale), le script d'une fadeur incroyable et le scénario, une suite de déjà-vus bourrée d'invraisemblance absolument sans intérêt.

On voulait juste un bon film d'action (avec un monde science-fiction divertissant) mais le réalisateur a complètement échoué dans sa mission. D'ailleurs, qui a eu la très mauvaise idée d'engager "McG" (c'est un nom ça?) à ce poste? Sérieusement, choisir le réalisateur des Charlie's Angels comme réalisateur d'un Terminator? Vraiment un choix débile.

dimanche 3 janvier 2010

Bonne année!


Bonne année à vous tous (euh, oui; vous tous, le peu de lecteurs passant encore de temps à autres sur ce blog)! Vous rendez-vous compte? On est en 2010! 2010 c'est une année pour les films de science fiction (la suite de l'odyssée de l'espace ne se passe-t-elle pas justement en 2010?). C'est quand même fou quand on y pense: quand j'étais jeune, je trouvais que je serais bien vieux en l'an 2000... Et puis là on est rendu en 2010!!!

Hum. Bon je sais que tout le monde ne sera pas aussi impressionné par cette question de chiffre mais moi je trouve ça pas mal excitant... Aussi je passerai prestement à mon sujet principal: vous souhaiter une belle année et que vos buts (quels qu'ils soient) s'accomplissent comme vous le souhaitez.

Dans mon cas (et concernant ce blog), mon but pour 2010 est premièrement de faire mieux qu'en 2009. Comme vous avez pu le remarquer, 2009 n'a pas été une très bonne année pour Du Monde à la Lettre.

Après avoir commencé l'année avec quatre mois acceptables, j'ai malheureusement plutôt dérapé sur le deuxième tiers de l'année. Manque d'inspiration? Pas vraiment, j'avais bien des sujets à traiter mais n'ai simplement pas réussit à me concentrer sur le travail à faire... Pour 2010, j'aimerais réussir à garder une moyenne de 10 publications par mois, ce qui me ferait donc au moins 120 publications par année. Enfin, on verra bien.

mardi 29 décembre 2009

Microcosmos: 6,5/10


Superbe documentaire sur les insectes, Microcosmos: le peuple de l'herbe est en précurseur en plusieurs sens. Cette réalisation de Claude Nuridsany et Marie Pérennou nous fait découvrir un aspect de la nature (le monde des insectes) avec beauté et un talent certain, de quoi nous surprendre à plus d'une reprise à propos de nos petits concitoyens de la planète terre.

On y découvre des êtres attachants, complexes mais surtout possédant un volonté de vivre phénoménale. En fait, ce qui m'a fait le plus réfléchir à propos de ce documentaire, c'est justement ce microsme de vie qui, il me semble, représente très bien l'essence même de ce qu'est la vie (ou du moins, de ce que j'en comprends).

On pourra aussi évidemment dire que ce film ne possède pas la magnificence de la toute dernière série Planet Earth de la BBC. Vrai! Mais il ne faut pas oublier non plus que sans Microcosmos (sortie presque une décennie avant Planet Earth), l'imaginaire collectif n'aurait pas été prêt pour passer à l'étape actuelle. Autrement dit, un bon précurseur.

mercredi 23 décembre 2009

Avatar: 8,5/10


Avatar, le dernier film de l'imbuvable James Cameron, est la toute dernière méga production holywoodienne. C'est un film dont on a beaucoup entendu parlé, qui a coûté quelques 300 millions de dollars et qui utilise un ensemble d'effets spéciaux et de technologies 3D encore jamais vu sur les grands écrans.
Alors, réussite ou échec?
Réussite MONUMENTALE!

D'accord, l'histoire et les personnages d'Avatar sont plutôt faibles. Le texte n'a pas beaucoup d'intérêt et le scénario semble parfois un peu trop artificiel. Si l'on ne considérait que ces points, Avatar serait un navet. Aucun doute.

Mais!

Ce serait oublier les éléments qui font que ce film n'est pas un navet mais bien au contraire, une réussite incroyable: l'environnement et l'action FORMIDABLE de ce film. Sans exagérer, le monde créé et présenté à l'écran est une pure merveille! Les images sont tellement belles, les découvertes si incroyables et l'action si trépidante, que le film de près de trois heure passe comme un charme. Je n'ai jamais rien vu de tel au niveau visuel et je dois avouer avoir été hypnotisé et littéralement ravi par l'ensemble de la production.

Peut-être qu'un jour (d'ici dix ou quinze ans), on trouvera que l'aspect technologique de ce film est dépassé et n'a plus rien d'extraordinaire. Alors Avatar perdra tout intérêt, étant donné la faiblesse de la trame. Cependant, aujourd'hui n'est pas 2020, aujourd'hui on est toujours en 2009 et le meilleur divertissement disponible sur les écrans est, sans contredit, Avatar.

P.S. Surtout, allez voir la version 3D du film, je ne pense pas que de voir celui-ci sous une autre forme aurait le moindre intérêt. Ceci n'est pas un film à regarder sur le petit écran...

dimanche 29 novembre 2009

Le promeneur du champ de Mars: 5,5/10


2005, Type: drame biographique. Durée: 1h56. Réalisateur: Robert Guédiguian.

Un dur film sur la fin de la vie du Président français François Mitterand, Le promeneur du champ de Mars est un film tout en nuance mais et il faut le préciser, en nuance de gris. Car si ce film, de Robert Guédiguian (Le voyage en Arménie), se penche sur la vie d'un homme politique tout sauf banal, le fait est que le tout tourne plus autour du sujet de la vieillesse et de la mort, plutôt que sur les accomplissements réels du Président Mitterand.

C'est ça, entre autre, qui fait de ce film une production peu inspirante. Pas que le sujet ne vaille pas la peine d'être traité mais simplement que lorsqu'on a un serpent comme Mitterand entre les mains, on ne passe pas des heures à se préoccuper de ses états d'âmes. Tout comme un Nixon, Mitterand était un politicien retord et habile. Il aurait été du plus haut intérêt de le voir évoluer dans son environnement politique. De plus, le choix de l'acteur pour le représenter (Michel Bouquet) ne m'a pas semblé être tout à fait approprié. Monsieur Bouquet est certainement un excellent acteur mais sa manière de sourire me rappel beaucoup trop un certain Louis de Funès, ce qui, vous en conviendrez certainement, empêche toute interprétation sérieuse d'un personnage comme Mitterand.

Autrement dit, je suis certainement un peu trop dur dans la cote que j'attribue à ce film mais c'est avant tout une question d'attente. J'espérais quelque chose de différent et ça m'a empêché de pleinement apprécié ce film. Je le conseille toute fois à ceux qui apprécient un cinéma intimiste.

mercredi 25 novembre 2009

Bute vs Andrade: la revanche


La boxe, comme tout autre sport, est une sphère dans laquelle les rivalités prennent une place prépondérante. Évidemment, ce qui fait la beauté première d'un sport c'est et avant tout, les qualités athlétiques misent en valeur par les différents aspects de l'activité; au hockey on retrouve de la rapidité, de la fluidité et un contact rude, au football américain on obtient de la puissance, des contacts dévastateurs, ainsi qu'une grande spécialisation physique, etc. La boxe, en ce sens, est un sport presque comme les autres (bien que j'ai tendance à croire que la nature même de ce sport tend à pousser les qualités athlétiques de ses praticiens à un autre niveau mais je crois que ce débat sera pour un autre article). Par contre, lorsqu'il s'agit de la boxe, les questions de rivalité prennent un tout autre niveau.

En effet, la boxe est un sport qui vit de ses rivalités. C'est évidemment aussi le cas de d'autres sports, les rivalités Red Sox/Yankees ou encore Nordique/Canadien étaient certainement exceptionnelles mais ne peuvent accoter la rivalité qui peut exister entre deux boxeurs. Pourquoi? Parce qu'à la boxe, il n'est pas question d'équipe ou de 82 matchs par année. À la boxe, chaque combat est crucial et que se soit victoire ou défaite, tout ne dépend que d'une et une seule personne, le boxeur. L'athlète, dans ce cas, ne peut jamais remettre la faute sur quelqu'un d'autre (à l'occasion son propre entraîneur ou encore l'arbitre) mais dans l'ensemble, disons que le boxeur ne peut compter que sur lui-même pour l'emporter. S'il gagne, il peut alors prendre toute la gloire mais s'il perd... Pas de coéquipier pour prendre le blâme, pas de 80 et quelques matchs pour reprendre la situation en main. Si un boxeur perd il peut soit accepter pleinement sa défaite, ce qui peut parfois être dangereux pour l'esprit de compétiteur de l'athlète ou encore la nier complètement.

C'est habituellement plutôt difficile de nier une défaite lorsqu'on se fait dominer mais beaucoup moins lorsque l'issue du combat est controversé ou du moins très proche. Il devient alors normal pour le boxeur de mettre la faute sur l'arbitre, les juges ou encore les sales tactiques de son adversaire. C'est justement là qu'un combat revanche entre deux boxeurs devient absolument électrisant. Parce que s'il y a revanche, c'est justement qu'un des deux boxeurs n'acceptent pas le résultat du précédent duel, peu importe qu'il ait raison ou non, ce qui compte ce que combat il y eut mais consensus sur le gagnant (entre les deux boxeurs), il n'y eut pas. Soit les deux boxeurs étaient très égaux, soit un des deux pugilistes fait preuve de négation totale face à la vérité.

Un boxeur ne peut donc pas s'avouer inférieur à qui que se soit, sinon il est fini, la hargne, nécessaire au combat dans l'arène, n'est plus (ou du moins très difficile à retrouver). Voilà ce qu'il y a de si incroyable dans les revanches à la boxe: aucun boxeur ne peut s'avouer faillible et une seule personne est responsable du doute qui fut mis en place (que cela soit de la projection ou non) et c'est l'adversaire qui se trouve de l'autre côté du ring.

Voici pourquoi le duel entre Lucian Bute et Librado Andrade, à Québec et sur HBO, sera absolument incroyable: parce que ni Lucian, ni Librado ne peuvent admettre qu'ils ont respectivement perdus le premier engagement. Ce qui les oblige automatiquement à vouloir tout donner pour le second tome, question de faire oublier tout doute créé par la fin controversée du premier combat.

Les revanches créent ou détruisent les boxeurs et l'on verra ici lequel des deux pugilistes continuera son ascension.

lundi 16 novembre 2009

Pacquiao passe à l'histoire


Samedi, en fin de soirée, Manny Pacquiao domina un combat épique, l'emportant par KO technique (arrêt de l'arbitre) au 12ième assaut. Manny semblait plus petit que Miguel mais il a su nous prouver que la règle du poids ne s'applique pas à tous de la même manière. Il a absorbé les puissants et savants coups lancés par Cotto, sans sourciller, ne fléchissant jamais devant son terrible adversaire. De plus, il a littéralement martyrisé Cotto, obligeant le puissant Porto Ricain à reculer dès le 6ième assaut et le détruisant littéralement au 9ième round (duquel Cotto ne sortit sur ses deux jambes que grâce à son impressionnante volonté). Que dire de plus? Un résultat comme un autre et on passe à autre chose? Non, c'est justement tout le contraire.

Si vous suivez un peu (même pas beaucoup) la boxe, vous saviez que samedi le 14 novembre était LA soirée à ne pas manquer en 2009. Le duel très attendu entre Miguel Cotto et Manny Pacquiao représentait une somme d'attraits très évidents; une confrontation internationale entre Porto Rico et les Philipinnes mais aussi un duel de style; puissance contre vitesse, ainsi qu'une confrontation de personnalité; la calme froideur du caractère de Cotto contre l'exubérance enflammée de Pacquiao. Deux excellent boxeurs: du talent à revendre, des qualités physiques hors-paires, en somme, une bataille pour une place très sélect dans la très longue histoire de ce sport.

Oui, une victoire prenait un sens important (c'est peu dire) pour les deux pugilistes. Pour Cotto, une victoire aurait été un parfait moyen de reléguer au passé tous les effets négatifs de son combat contre Antonio Margarito (trop long à expliquer). De plus une victoire, contre un boxeur aussi accompli que Manny Pacquiao, aurait assuré à Cotto une place au sein du Panthéon de la boxe. Oui, une victoire aurait pu faire tout cela mais victorieux Cotto n'en est pas ressortit.

Car la victoire à toute été pour le Philippin. Oui, pour Pacquiao, battre Cotto avait une importance exceptionnelle et multiple. Premièrement, gagner contre le Porto Ricain lui fait gagner une ceinture de champion du monde dans une 7ième catégorie différente (112, 122, 126, 130, 135, 140, 147lbs)! Du jamais vu dans l'histoire! De plus, pour Pacquiao, cette victoire lui assure un scalp de qualité sur sa fiche (Cotto étant loin d'être un parvenu) et lui permet d'atteindre un statu hors du commun. Avec cette victoire incroyable, Pacquiao devient le boxeur de l'année (pour la troisième fois), garantit sa place comme meilleur boxeur de la décennie (2000-09), ainsi que membre du clan supra-sélect qu'est celui des 25 meilleurs boxeurs de tous les temps! On peut maintenant, sans paraître ridicule, comparer Pacquiao à des grands de l'histoire tel que: Sugar Ray Robinson, Muhammad Ali, Sugar Ray Leonard, Henri Armstrong, Joe Louis, Roberto Duran, Willie Pep...


Évidemment, certains sourcilleront à ces deux dernières affirmations: est-il vraiment le boxeur de la décennie? Peut-on vraiment le comparer aux grands de l'histoire? Ma réponse est oui et encore plus, certainement! Il n'y a plus aucun doute que Pacquiao est le boxeur de la décennie; il a combattu les meilleurs, de façon constante et l'a fait sans controverse. Il a battu plusieurs boxeurs pouvant aspirer au Panthéon et l'a souvent fait dans des conditions qui le désavantageait (par exemple, en se battant dans la catégorie de poids de son adversaire). Son plus proche opposant, Mayweather Jr., a très bien commencé la décennie mais s'est depuis assis sur ses lauriers. Depuis 2003, son opposition a été faible, souvent controversée (comme de forcer Marquez, à 37 ans, de monter de deux catégories de poids afin de l'affronter...). Évidemment, une "retraite" de deux ans n'aide pas le cas de Mayweather.

Pour ce qui est de la place de Pacquiao au sein des "plus grands" de tous les temps, la situation me semble aussi on ne peut plus claire. Pacquiao a gagné des titres dans 7 catégories de poids (première dans l'histoire), été champion linéaire dans 4 catégories (autre première historique), a gagné un nombre incalculable de titres, a vaincu des adversaire aussi redoutables que Ledwaba, Larios, Barrera, Morales, Marquez, DeLaHoya, Hatton et Cotto. Le fait qu'il les ait vaincus ne rend pas toute la réalité: il en a détruit la majorité. Prouvant d'autant plus sa domination! Ne pas parler de lui dans les 25 meilleurs boxeurs de tous les temps me semblerait donc être une grande erreur.


Que lui reste-t-il devant lui? Deux ou trois combats tout au plus. Le premier nom qui nous vient en tête est celui de Floyd Mayweather Jr.. Ce serait un méga événement (certainement le plus profitable de tous les temps) et présenterait un duel de style exceptionnel; deux combattants au sommet de leur art, défensive élusive contre offensive foudroyante, on ne pourrait espérer mieux.

Évidemment, tout le monde sait que la négociation pour ce combat sera extrêmement compliqué et que Mayweather a une certaine "aversion" au défi... L'argent en jeu pourra cependant faire pencher la balance et aider Mayweather à retrouver son goût de la compétition (qu'il semble avoir égaré depuis 2003).

Si jamais un combat Pacquiao-Mayweather s'avérait impossible à organiser, on peut imaginer le PacMan se battre contre le gagnant du duel Mosley-Berto, ce qui représenterait un certain défi. Autrement, on voit difficilement un quelconque opposant valoir la peine pour le petit Philippin. Pacquiao ne continuera pas à boxer des adversaires de bas calibre (comparé au sien) juste pour faire de l'argent. Tenez-vous le donc pour dit, le plus "grand" boxeur au monde se nomme Pacquiao et tous ceux qui manqueront ses futurs combats n'auront plus qu'à se mordre les doigts d'avoir manqué l'occasion de voir l'histoire se dérouler sous leurs yeux.

mercredi 11 novembre 2009

Night of the demon: 4/10


Night of the Demon, version britannique du film américain Curse of the Demon, est un film d'horreur des années 50. À voir l'affiche du film, on peut se demander pourquoi est-ce que j'ai voulu le voir... En effet, je pense avoir passablement perdu mon temps à le regarder car si, à une certaine époque, ce film peut avoir été très innovateur, il faut toute fois s'avouer qu'il n'a pas très subit les affres du temps.

Histoire de runes, culte satanique, magie cabalistique et démon de papier mâché ont toutes fait leurs temps. Ça aurait pu faire un bon épisode de Au-delà du réel mais difficilement plus.
 
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